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Magnifique ancienne photo
At the end of a long week, this is just how I'm feeling - in need of recharging my batteries! I've cleaned-up this wonderful Autochrome glass-plate portrait, photographed in colour 106 years ago by Jules Gervais-Courtellemont. It's an incredibly modern-looking portrait, which speaks of the human condition, connecting us across the centuries. It was photographed using an early colour glass-plate process - it isn't colourised.
Intéressant :
Communiqué de presse du vendredi 9 octobre 2026
Pour « restaurer l'unité de la Nation », Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône, se lance dans la campagne des présidentielles
Devant 1000 soutiens enthousiastes, Gilles Platret a lancé hier soir une démarche qui doit le conduire à être candidat à l'élection présidentielle du printemps 2027.
Tirant un constat très alarmé de la situation française, de l'éclatement de l'unité nationale et de la violence qui en résulte chaque jour, de la montée de l'islamisme, de l'effondrement de l'école et de l'hôpital de la République, de l'insécurité qui touche prioritairement les plus fragiles de nos concitoyens, de la valeur Travail totalement dévalorisée depuis la loi fatale sur les 35 heures, de la menace d'une crise financière d'une ampleur inédite depuis 1945 faute d'avoir su juguler une dette totalement emballée, Gilles Platret a condamné avec fermeté les politiques démagogiques qui sont conduites dans ce pays depuis 50 ans.
Il insiste sur la responsabilité d'une classe politique qui a singulièrement manqué de courage en ne disant pas la vérité aux Français et en les entraînant dans l'effondrement de la société, tel qu'il se joue sous nos yeux.
Constatant que ces thèmes de préoccupation majeurs ne sont pas abordés sérieusement par les candidats déjà déclarés, tant ils sont tous ligotés par des logiques de partis qui ont déjà fait tant de mal au pays, Gilles Platret a décidé de se lancer dans la course à l'élection présidentielle.
Ses chevaux de batailles seront :
. interdiction en France des Frères Musulmans, des mouvements islamistes et de leurs soutiens d'ultra-gauche
. Une grande loi d'assimilation portant notamment interdiction du voile dans l'espace public
. rétablissement des frontières pour juguler l'immigration irrégulière et politique de réduction drastique de la délivrance des titres de séjour
. pour réhabiliter la valeur Travail et sauver les retraites, abolition de la loi des 35 heures et retour aux 39 heures hebdomadaires de travail, ce qui permettra de limiter le recul de l'âge légal de départ en retraite
. rétablissement des comptes publics avec une réduction de la dette en-dessous de 100% du PIB
. accroissement du soutien à l'agriculture française pour sauver notre souveraineté alimentaire
. fin du pédagogique à l'école, retour de la discipline en classe, fin de l'autonomie des Universités pour éradiquer le wokisme
. retour du Conseil constitutionnel à son domaine de compétence d'avant son coup d'Etat juridictionnel de 1971 portant extension du bloc de constitutionnalité
. réhabilitation des missions régaliennes de sécurité et de justice par des moyens largement supérieurs à ceux d'aujourd'hui
. accélération du réarmement militaire français face aux menaces extérieures
. lutte contre la bureaucratie ministérielle
. mesures de soutien au pouvoir d'achat des Français les plus modestes
. instauration du mode de scrutin uninominal à un tour aux législatives (modèle anglo-saxon) pour mettre un terme à l'émiettement du paysage politique et dégager une majorité stable à l'Assemblée nationale
. nouvelle diplomatie soutenant en particulier Israël, rompant les relations diplomatiques avec la République islamique d'Iran et menant ouvertement un bras de fer contre le régime dictatorial algérien.
Gilles Platret a annoncé entrer dans cette campagne avec méthode, en lançant en particulier un tour de France pour frotter aux autres régions de l'Hexagone les idées qu'il s'est forgées par 12 ans d'expérience à la tête de la mairie de Chalon-sur-Saône et par les combats qu'il y a menés, notamment contre l'islamisme, souvent avec une résonance nationale.
Un livre sortira du reste le mois prochain sur ce sujet pour montrer à quel point la guerre civile a déjà commencé face à un ennemi intérieur qui agit dans l'ombre pour notre perte.
C'est donc résolument une candidature de combat qu'a annoncée Gilles Platret.
Vince de Spéra retweeted
Lebanon is today considered an Arab country, but its Christian Maronite population (Eastern Catholics in full communion with Rome) is genetically closer to Christian Cypriot and Armenian populations, according to a major genome-wide study, while Lebanese Muslims show greater genetic affinity with Syrians, Palestinians and Jordanians.
Another major international study of 926 Lebanese men published in the American Journal of Human Genetics found that Lebanese Muslims show stronger Arabian Peninsula ancestry while Lebanese Christians show some genetic links to Western Europe.
Before 1920, Christians made up 80% of Mount Lebanon’s population. After Greater Lebanon was established in 1920, predominantly Muslim areas were added, immediately reducing the Christian share to 57% of the new country.
Fast forward to today: Lebanon was flooded with as many as 2 million Syrian refugees on top of 230,000 Palestinians.
At the same time, generations of Maronites have emigrated from Lebanon due to wars and cultural and religious differences, stemming from all these demographic changes.
Today, Christian Maronites constitute roughly a mere 9% of everyone living on Lebanese territory.
Lebanon’s case is a warning to Europe and the West: when mass migration and demographic change cause one population to grow substantially relative to another, the native population can become an increasingly small minority in its own historic homeland.
Lebanon might seem like a country where almost half the population today consists of foreigners. However, Syrians and Palestinians share substantial genetic affinity with Lebanese Muslims, meaning the demographic shift has made the population more genetically similar overall, while the distinct Maronite population, which constituted a large majority in pre-1920 Mount Lebanon, has dwindled to a small minority of those living on Lebanese territory.
The global population of Lebanese Christian Maronites and their descendants is estimated at roughly 10 million, with approximately 4 million in Brazil, 1.5 million in Argentina, 1.2 million in the United States, 2 million across other Latin American countries, 400k in Europe, and 700k in Lebanon.
A méditer :
À l’origine de ce qui produit l’effondrement éducatif actuel : la critique de la méritocratie qui a tout infecté.
Selon elle, toute réussite est illégitime, comme tout échec est immérité. Pauvreté et richesse ne sont que le fruit d’un système ou la volonté des hommes n’est qu’une illusion. Pire : comme il s’agirait d’un jeu à somme nulle, toute réussite serait volée à ceux qui ont échoué.
Dès lors, dans un effort désespéré et absurde d’égalisation, on n’a plus voulu transmettre le savoir et la culture, qui ne seraient que des pièges bourgeois. On se refuse à distinguer le brillant et le médiocre, de peur que cette distinction reproduise la hiérarchie sociale. On a obtenu l’égalité dans le vide pour éviter les inégalités que créent inévitablement le travail et l’effort. On a voulu qu’il n’y ait plus de différence entre le sachant et l’ignorant, entre le capable et l’incapable. Le diplôme est donné à tous. Le droit-liberté (le droit de) est devenu un droit-créance (droit à).
Cela crée embolie, frustration, sentiment d’injustice et opacité des critères de réussite. Exactement comme le contrôle des prix crée pénurie et marché noir. Il faut en fait remettre la vérité des prix dans l’enseignement, c’est aussi simple (et dur à admettre) que ça.
Très intéressant :
Pour la première fois, le Parlement européen vote une résolution contre l’entrisme islamiste. Grâce au travail déterminé de @CelineImart, nos institutions rompent enfin avec la naïveté et la complaisance qui ont rendu l’Europe si vulnérable face au frérisme et à l’islam politique.
Ce texte est clair, concret, précis. Il affirme que « l’Europe ne peut plus financer, consulter ou légitimer des réseaux qui utilisent son langage, ses procédures et son financement pour affaiblir ses valeurs de l’intérieur. » Il impose :
- de développer des techniques communes « pour identifier les signes d’entrisme islamiste, y compris le double discours institutionnel, l’opacité financière, la proximité avec des réseaux déjà identifiés. »
- d’exclure de tout événement ou réunion les structures liées au frérisme, comme le FEMYSO, pour leur retirer la légitimation qu’elles y trouvaient.
- d’inscrire les entités, les relais, les personnes liées aux Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.
- de refuser tout visa ou titre de séjour en Europe à des individus, orateurs ou responsables d’organisations liés à des réseaux islamistes.
- de garantir la transparence totale des financements européens, et de renforcer l’évaluation des risques en intégrant les stratégies d’entrisme pour éviter tout détournement de l’argent public.
- de renforcer le contrôle des financements étrangers, des opérations d’influence, des partenariats transnationaux, en particulier lorsqu’ils impliquent des acteurs liés au Qatar ou à la Turquie.
Il rappelle la mémoire de toutes les victimes du terrorisme islamiste, de la haine antisémite ou hostile à la foi chrétienne. Il évoque les nombreuses personnes aujourd’hui menacées en Europe parce qu’elles résistent à cette idéologie, y compris parmi nos concitoyens musulmans, et appelle à soutenir sans faiblesse toutes les voix qui défendent la liberté de conscience.
Ce texte historique prolonge et renforce la position commune que j’avais fait adopter par le PPE à Vienne en juin dernier. Il marque l’aboutissement du travail accompli depuis des années par tant de lanceurs d’alerte, journalistes, universitaires, chercheurs, élus… Je pense à eux aujourd’hui. En déclassifiant le rapport des services français sur les Frères musulmans, @BrunoRetailleau aura lui aussi largement contribué à cette prise de conscience en Europe.
Je ne suis même plus surpris, mais toujours aussi révolté de constater que des groupes politiques ont préféré trahir ce combat, qui devrait unir tous les défenseurs de nos démocraties : les socialistes, les verts et LFI ont voté CONTRE ce texte. L’alliance de la gauche avec l’islamisme est un pari qui, malheureusement, a déjà été tenté dans d’autres pays dans le monde : il ne l’a jamais conduite, après le reniement moral, qu’à l’effondrement politique.
Ce vote n’est pas une fin en soi, bien sûr ; il est le début d’une action enfin ferme, déterminée, cohérente dans toute l’Europe. Nous ne lâcherons rien ; l’avenir de nos libertés en dépend !
Excellente analyse :
Je vais compléter ce post qui a omis une dimension essentielle : la sélection et le rôle de l'enseignement supérieur.
Dans sa petite manipulation du mouvement lycéen actuel, le mouvement de Mélenchon se focalise sur Parcoursup pour une raison très simple : il sait que l'une des principales angoisses des jeunes est de trouver un débouché professionnel qui corresponde à leurs attentes. C'est le principe même de la démagogie : jouer sur les inquiétudes pour avancer ses pions.
La racine du problème est dans l'idéologie socialiste. Nous pouvons remercier Jean-Pierre Chevènement d'avoir eu cette merveilleuse idée, en 1985, qu'il fallait "amener 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac". Certes, il ne disait pas que 80 % devaient obtenir le bac, mais c'est bien ainsi que l'objectif a fini par être compris et, surtout, réalisé.
On connaît le résultat : abaissement progressif des exigences, égalitarisme forcené, place croissante du contrôle continu, dont les études de la DEPP ont montré qu'il produit généralement des notes supérieures à celles des épreuves terminales. Et l'idéologie socialiste a atteint son objectif : en 2025, 80,1 % d'une génération obtenait le bac. On est passé d'environ 30 % à 80 % en quarante ans.
Résultat : de plus en plus de gamins pensent que, parce qu'ils ont le bac, ils ont vocation à entrer dans l'enseignement supérieur et surtout à y réussir. Mais le niveau du bac ayant été abaissé, l'épreuve du réel est brutale : nombre de professeurs d'université alertent sur le niveau de leurs étudiants, dans toutes les matières, et plus de la moitié des jeunes qui ont entamé une licence n'obtiennent pas leur diplôme en trois ou quatre ans. Un gaspillage humain et financier monumental ! Sans compter ceux qui terminent des cursus offrant très peu de débouchés professionnels, alors que l'une des fonctions essentielles de l'enseignement supérieur doit être de former les professionnels dont la société a besoin.
La catastrophe est donc multidimensionnelle : on dépense de l'argent public pour engager des jeunes dans des études qu'une partie importante d'entre eux abandonnera, on les installe dans un cycle d'échec et de frustration, on ne forme pas suffisamment aux métiers dont la France a besoin, et tout cela pour maintenir une illusion : celle selon laquelle tout le monde pourrait suivre n'importe quelles études pour peu qu'on lui en ouvre administrativement la porte.
Et voilà maintenant la gauche qui veut amplifier le problème. LFI propose par exemple de créer massivement des places dans les universités, comme si le problème était simplement qu'il n'y avait pas assez de chaises dans les amphithéâtres. On pourra ainsi faire croire un peu plus longtemps aux lycéens qu'ils peuvent continuer à vivre dans le déni.
La haine de Parcoursup cache en réalité le véritable iceberg : la sélection. La gauche s'est spécialisée depuis des décennies dans la « lutte contre la sélection ». Cela ne date pas d'hier : j'entendais déjà "non à la sélection" quand j'étais lycéen dans les années 70 (oui, cela ne me rajeunit pas). Elle entretient l'illusion que chacun doit pouvoir devenir médecin, ingénieur ou haut fonctionnaire s'il le souhaite, indépendamment de ses capacités et de la quantité de travail fourni. Et ce faisant, elle creuse elle-même le fossé entre les attentes des jeunes et la réalité de ce qui est possible.
La dévaluation du baccalauréat est à la fois la conséquence, le symptôme et l'une des causes de la catastrophe actuelle. Comme me le faisait remarquer quelqu'un, le bac était autrefois le sésame permettant d'entrer à la fac : je ne parle même pas des grandes écoles, où le concours régle la question. Maintenant que le bac a été progressivement vidé de sa fonction sélective, la sélection n'a évidemment pas disparu. Elle s'est déplacée.
Et c'est précisément pour cela que Parcoursup cristallise autant de frustrations. Les gens pensent que, puisqu'ils ont obtenu le diplôme qui leur ouvre théoriquement les portes du supérieur, il devrait suffire de cliquer pour être accepté dans la formation qu'ils veulent. Mais non, ça ne marche pas comme ça, parce que ça ne peut pas marcher comme ça. La sélection qui ne s'effectue plus réellement par le diplôme s'effectue désormais par les établissements qui recrutent, exactement comme elle s'effectue, sous des formes diverses, dans beaucoup d'autres pays.
On peut supprimer le mot « sélection » de tous les discours politiques, elle continuera d'exister, tout simplement parce que le réel sélectionne. Les formations ont un nombre limité de places, les métiers qui exigent certaines aptitudes, certaines études nécessitent un certain niveau.
L'enjeu est donc de réapprendre à accepter la sélection. Elle est le fondement même de la méritocratie lorsqu'elle repose sur des critères transparents, le travail et les capacités. Et il n'y a finalement qu'une chose à dire aux jeunes : vous voulez atteindre un but ? Travaillez et soyez bons. Travaillez beaucoup et devenez excellents dans ce que vous faites. Bref, soyez exigeants avec vous-mêmes.
C'est moins agréable à entendre que « vous avez droit à tout ». Mais c'est infiniment plus utile.
Très juste :
Tant qu’il existera des tickets-restaurant en France, c’est que les Français n’auront pas compris que la source de leurs problèmes est toujours bien présente.
Le ticket-restaurant est un formidable résumé du mal français. On commence par taxer et charger lourdement le salaire, puis, comme le salarié couine un peu trop parce qu'il aimerait tout de même conserver un peu de pouvoir d’achat, on invente un revenu parallèle, partiellement exonéré, mais qu’il ne peut évidemment pas utiliser comme il le voudrait. Ce serait trop simple ! Il faut donc créer un "titre spécial de paiement", définir qui peut l’émettre, qui peut l’accepter, combien l’employeur doit financer, quels produits on peut acheter, quels jours on peut l’utiliser, dans quelles limites et selon quelles procédures. Et naturellement, une fois l’usine à gaz construite, qui rémunère généreusement les intermédiaires, il faut régulièrement la réformer.
Nous y sommes encore aujourd’hui. Des députés veulent ajouter de nouvelles contraintes à un mécanisme déjà compliqué : dématérialisation, contraintes sur les produits qu'on peut acheter, commissions, transparence des émetteurs, dons, plafonds, conditions d’utilisation. Cela dit beaucoup du décalage entre une partie de la classe politique et le réel. Au lieu de se demander pourquoi un tel dispositif existe encore, on cherche comment le rendre plus sophistiqué.
La question de fond est pourtant assez simple : pourquoi ne pas laisser cet argent directement sur la feuille de salaire, et non fiscalisé ? Parce que tout notre système fonctionne ainsi. On prélève beaucoup, puis on restitue un peu sous forme d’avantages soumis à des conditions. Et chaque avantage crée sa réglementation, ses bureaucrates, ses intermédiaires, ses logiciels, ses contrôles et ses exceptions. On fait croire au salarié qu’on lui « donne » quelque chose, alors qu’on lui rend simplement, sous une forme administrée, une partie de ce qu’on lui a pris ailleurs, en lui expliquant au passage comment il doit la dépenser. Parce que c'est bien connu, les Français ne sont pas aptes à décider eux-mêmes de comment dépenser leur argent.
Le ticket-restaurant n’est donc pas une bizarrerie, c’est un symbole. Il résume parfaitement une société où l’État veut mettre sa grosse main maladroite et graisseuse sur tout ce qui passe, puis organise minutieusement la manière dont une fraction de l’argent peut revenir à ceux qui l’ont gagné. Et lorsqu’un système produit des effets pervers, le premier réflexe des élus et des fonctionnaires n’est jamais de le supprimer, mais d’ajouter une nouvelle couche de règles pour corriger les précédentes.
C’est exactement ainsi que se construit l’hyper-bureaucratisation : non par une décision spectaculaire, mais par l’empilement de milliers de petites réglementations qui paraissent chacune défendables isolément. Le vrai problème français n’est donc pas seulement le niveau des prélèvements. C’est cette volonté permanente de tout encadrer, de tout orienter, de tout conditionner, jusqu’à transformer un simple complément de rémunération en dispositif administratif à part entière.
Le jour où quelqu’un proposera simplement de supprimer les tickets-restaurant et de transformer leur avantage social en rémunération nette équivalente, sans perte pour le salarié ni surcoût pour l’entreprise, on pourra commencer à croire qu’un changement de logiciel est possible. Les intermédiaires inutiles y perdront, mais la société y gagnera. En attendant, on continuera à débattre gravement de ce que l’on peut acheter avec une carte spéciale, et à appeler cela une "politique sociale".
Vince de Spéra retweeted
Mort de la magnifique et si solaire Eva Marie Saint à 102 ans. Exodus, Sur les quais et, bien sûr, La mort aux trousses
Vince de Spéra retweeted
These days remain a time of remembrance of the horrific tragedy of Babyn Yar for many people around the world. Today, government delegations from Israel and Germany came to Kyiv to honor the memory of nearly 100,000 Jews, Ukrainians, Roma, and people of different nationalities, professions, and faiths whom the Nazis murdered simply because they were different. Together with Israeli Minister Zeev Elkin, German Federal Minister Karin Prien, Chairman of the Directorate of the Yad Vashem World Holocaust Remembrance Center Dani Dayan, government officials, rabbis, and ambassadors, we lit memorial candles beside the menorah at Babyn Yar. It is important that, despite Russia’s brutal war, our partners are able to come to Kyiv on the 85th anniversary of this tragedy to pay tribute to all the innocent victims of this terrible crime. And it is our shared duty to stand united against evil so that such tragedies never happen again.
Vince de Spéra retweeted
#PLF|📣Le @HCFP_fr publie son avis sur les PLF et PLFSS 2027, dans un contexte d’incertitude lié au conflit au Moyen-Orient, à la hausse des taux et relativement à l’adoption même du budget.
Pour l’avis ➡ hcfp.fr/liste-avis/avis-ndeg…
Pour un résumé ⬇
1/4🧶
#HCFP #FinancesPubliques
Terrible attentat :
Le vendredi 3 octobre 1980, une bombe explose devant la synagogue Copernic. C’est le premier attentat criminel antisémite enregistré depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Le vendredi 3 octobre 1980, soir du shabbat et jour de la fête juive de Sim'hat Torah, une bombe explose devant la synagogue Copernic - de l'Union Libérale Israélite de France - dans la rue du même nom. La verrière de la synagogue s'effondre sur les fidèles, une des portes est soufflée. Des voitures dans la rue sont projetées sur la chaussée, les devantures de magasin sont soufflées sur 150 mètres.
Le bilan est lourd : 4 morts et 46 blessés. Philippe Bouissou (22 ans) qui passait en moto est tué sur le coup. Aliza Shagrir (42 ans), présentatrice de télévision israélienne en vacances en France, est également tuée sur le coup alors qu'elle marchait sur le trottoir, tout comme Jean Michel Barbé, chauffeur d'une famille qui fréquente la synagogue. Hilario Lopez-Fernandez, le concierge espagnol de l'hôtel Victor Hugo, situé presque en face de la synagogue, est grièvement blessé et décède deux jours plus tard.
L’enquête des juges d’instruction, l’une des plus anciennes encore en cours à Paris, a attribué l’attentat, non revendiqué, au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), un groupe né d’une scission du FPLP.
Très intéressant :
La propagande du Qatar sur les mobilisations lycéennes
AJ+ est la chaîne numérique d’Al Jazeera, financée par le Qatar. Sur les blocages de lycées, elle ne raconte pas une revendication de moyens. Elle en fait un récit de jeunesse opprimée face à un État violent, et elle le pousse sur les téléphones. C’est de la propagande.
En France, le relais est les Étudiants musulmans de France (EMF), structure frériste selon le rapport gouvernemental de mai 2025. Le 1er octobre, EMF a relayé un guide pour les familles de lycéens interpellés. Le même jour, l’Union étudiante, alliée d’EMF aux élections étudiantes, appelait à étendre les blocages.
On voit donc le schéma. Le Qatar, via AJ+, et les Frères musulmans, via EMF, manipulent la jeunesse française, lycéenne et étudiante. Ce n’est pas une information. C’est une ingérence étrangère.
Constat intéressant :
En quelques jours, ce qui éclate à la figure de ceux qui n’avaient pas encore compris :
- L’effondrement du niveau d’expression et plus généralement du niveau culturel d’un très (très) grand nombre de jeunes
- L’absence évidente d’avenir de la plupart de ce ces jeunes dans le monde de l’IA qui naît
- L’ultra-violence banalisée (attisée par cette absence d’avenir)
- La guerre civile en gestation (tant nous abritons désormais des hordes qui n’ont aucune envie de « vivre ensemble »)
- La perte de contrôle de ces éruptions de violences par les mouvements politiques, y compris ceux qui comptaient cyniquement dessus pour surfer sur le chaos
- L’inutilité de l’argent déversé (ça ne sera jamais assez, puisque la haine du système semble grandir en même temps que la redistribution)
- Enfin le mur de la dette que l’on vient de toucher, qui sonne la fin de l’Etat-providence dans sa forme actuelle.
Ça fait beaucoup.
Vince de Spéra retweeted
La Présidentielle est déjà un échec avant même d’avoir commencé.
Elle ne fait qu’accentuer le sentiment d’absurde et de sidération d’un peuple qui voit son pays aller droit dans le mur sans que ceux qui concourent à l’élection ne suscitent vraiment l’espoir.
Pourquoi?
D’abord parce qu’on nous présente comme « raisonnable » et « rationnel » le fait de réélire potentiellement ceux qui ont construit cet échec et sont incapables de se détacher d’une vision du monde périmée et démentie par le réel. Qu’on les appelle Attal ou Philippe, c’est la même promesse d’absence de courage, de colonne vertébrale et de changement. Leur seule promesse? « Encore 5 mn Monsieur le bourreau ». Mais il est aujourd’hui à craindre qu’ils ne gagnent même plus le temps de fumer leur dernière cigarette. Ces ventres mous n’annoncent que l’immobilisme et le déclin inéluctable.
Ensuite parce qu’à gauche, la dérive totalitaire est consommée et Glucksmann ne pourra pas sauver l’honneur. La primaire a dit crûment ce que tout le monde savait. Outre la médiocrité des personnalités, cette gauche illustre le fait que sa prétention à incarner le bien ne produit dans les faits que la violence la plus abjecte. Alors que Melenchon sombre dans l’hystérie factieuse, l’antisémitisme et la brutalité, tous les autres partis se sont déjà soumis et préparent le ralliement. Ces gens n’ont plus ni limite ni ligne rouge et ils sont aujourd’hui ce que l’on fait de pire en politique. Et leurs électeurs sont des lâches ou des salauds car il est difficile de passer à côté de la dérive fascisante de ce côté de l’échiquier et de leur utilisation de la haine comme levier.
Enfin côté RN, si les électeurs peuvent espérer qu’au moins l’invasion migratoire de peuplement cesse, le programme économique est délirant et insoutenable. Pour le coup il est parfaitement populiste et déconnecté du réel. C’est une différence notable avec les positions en matière de sécurité et d’immigration qui, elles, s’appuient sur des constats factuels et ouvrent des perspectives de reprise en main de son destin. Mais au moins y a-t-il un domaine dans lequel on peut le créditer d’une crédibilité d’action.
LR aurait pu avoir un candidat intéressant en Retailleau mais la ligne du parti est illisible et les haines recuites ont pris le dessus sur le sens des responsabilités, ce qui traduit aussi l’état de déliquescence d’un club d’élus sans véritable vision de l’avenir.
La présidentielle n’a pas commencé que l’on s’ennuie déjà car elle ne promet rien de bien exaltant.
Sauf l’arrivée de David Lisnard.
Elle contrarie une organisation bien rôdée, où sous couvert de demander au peuple d’exercer sa souveraineté, les partis la lui retirent en sélectionnant ce qui avantage les coteries en place ou leurs clientèles minoritaires. Voilà pourquoi il essuie un véritable tir de barrage car lui peut changer la donne.
D’abord parce que c’est un caractère et non le produit d’une caste. Il habite sa parole parce qu’il a une vraie vision du monde et un chemin à proposer. Il détonne car il apporte un souffle que l’on croyait éteint. Ensuite parce qu’avec lui la volonté politique n’est pas le prémisse de la violence mais le choix de l’action. Son programme est réaliste, ambitieux et intéressant. Enfin parce qu’il ne déroule pas des éléments de langage mais porte des convictions, cela recrée ce lien de confiance qui fait de la Présidentielle la rencontre entre un homme, un peuple et un projet.
Alors que des Dupont-Aignan sont testés, lui subit un tir de barrage. Le camp de la raison autoproclamé ne veut pas sauver le pays, il veut imposer les représentants d’une caste alors même que les citoyens n’en veulent pas, même en position de repli. Et pourtant, dans l’ennui et le gris sans fin de cette rentrée, il est ce qui est arrivé de plus intéressant en politique depuis bien longtemps. Il serait dommage que nous nous laissions priver du seul espoir de relever et la tête et notre pays!
Il devient totalement anormal et scandaleux de ne pas tester David #Lisnard.
1/candidat déclaré (pas comme d’autres testés)
2/disposant des 500 signatures (pas comme d’autres testés )
3/d’un parti de 30000 membres ( pas comme d’autres testés)
Vince de Spéra retweeted
PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : AUSTEN
Jane Austen naît le 16 décembre 1775 à Steventon, dans le Hampshire, au sein d’une famille de la petite gentry cléricale. Son père, George Austen, recteur anglican, fait du presbytère un foyer intellectuel animé, où lectures, jeux d’écriture et théâtre domestique rythment la vie quotidienne. Cette sociabilité restreinte, partagée entre le cercle familial, les presbytères voisins, les domaines ruraux et, plus tard, les villes de Bath et de Southampton, fournit à #Austen la matière privilégiée de son observation. Après une brève scolarité, son éducation se poursuit surtout à la maison, nourrie par la bibliothèque paternelle. Elle y saisit très tôt les structures matérielles de son monde : l’incapacité juridique des femmes mariées, la dépendance économique des célibataires, le poids des héritages masculins et la nécessité sociale du mariage dans les classes propriétaires.
Ses premiers écrits d’adolescence, réunis dans les cahiers de jeunesse, sont des parodies féroces des romans sentimentaux, des manuels d’éducation et des récits historiques de son temps. Ils révèlent déjà son refus de l’emphase, sa méfiance envers le pathos et son goût pour le démontage des illusions. Entre 1795 et 1799, elle rédige les premières versions de plusieurs grands textes : « Elinor and Marianne », « First Impressions » et « Susan », qui deviendront respectivement « Raison et Sentiments », « Orgueil et Préjugés » et « L’Abbaye de Northanger ». Mais les déplacements familiaux et l’instabilité matérielle retardent leur publication.
En 1801, la retraite de son père contraint la famille à quitter Steventon pour s’installer à Bath. Austen écrit moins et ne publie pas ; elle commence alors « Les Watson », un roman inachevé dont le réalisme social annonce déjà certains assombrissements de ses œuvres ultérieures. Après la mort de George Austen en 1805, sa veuve et ses deux filles connaissent plusieurs années de dépendance financière et de logements provisoires, avant de trouver en 1809 une stabilité décisive à Chawton, dans une maison mise à leur disposition par Edward Austen Knight, frère de Jane et propriétaire du domaine.
À Chawton, #JaneAusten retrouve les conditions matérielles de son travail. Elle reprend ses manuscrits, les révise et entre enfin dans la publication, mais sans donner son nom. « Raison et Sentiments » paraît en 1811 sous la simple mention « By a Lady » ; les romans suivants restent anonymes tout en renvoyant aux œuvres précédentes, comme si Austen construisait une autorité littéraire sans se livrer publiquement. « Orgueil et Préjugés », publié en 1813, donne sa forme la plus vive à cette intelligence ironique : le roman y dissèque les erreurs de jugement, les hiérarchies de fortune et les obstacles de classe à travers l’affrontement verbal d’Elizabeth Bennet et de Fitzwilliam Darcy. Selon le témoignage de la famille, Austen travaillait dans le salon de Chawton sur de petites feuilles qu’elle pouvait dissimuler rapidement ; le grincement d’une porte battante lui aurait servi d’avertissement lorsqu’un visiteur approchait.
Avec « Mansfield Park », publié en 1814, son examen social s’assombrit. Le roman cartographie la dépendance morale d’une parente pauvre, Fanny Price, au sein d’une grande maison où l’ordre apparent repose sur des rapports de domination. L’arrière-plan colonial y demeure discret, mais essentiel : la fortune de Sir Thomas Bertram est liée à ses intérêts à Antigua, dans une économie antillaise alors indissociable de l’esclavage. Austen ne transforme pas ce matériau en traité politique ; elle le laisse agir comme une zone de silence, de gêne et de compromission morale.
Elle revient ensuite à la comédie de mœurs avec « Emma », publié à la fin de 1815, étude rigoureuse de l’aveuglement d’une riche héritière célibataire dont la manie d’organiser la vie d’autrui se heurte à la résistance des faits. Sous l’élégance de la satire, le roman expose une intelligence du pouvoir social : Emma Woodhouse n’est pas seulement une jeune femme imaginative, elle est une propriétaire qui confond privilège, clairvoyance et bienveillance.
La santé d’Austen décline à partir de 1816, sans que le diagnostic puisse aujourd’hui être établi avec certitude. Maladie d’Addison, lymphome de Hodgkin ou autre affection : les hypothèses rétrospectives demeurent fragiles. Elle continue pourtant d’écrire. En 1817, elle commence « Sanditon », roman inachevé qui déplace son regard vers des mutations plus modernes : spéculation immobilière, développement des stations balnéaires, médecine mondaine, transformation de la sociabilité par l’économie du loisir. L’épuisement l’oblige à interrompre le manuscrit en mars.
Le 24 mai 1817, Jane Austen quitte Chawton pour Winchester afin d’être plus proche du docteur Lyford. Elle y meurt le 18 juillet, à quarante et un ans, et est enterrée dans la cathédrale de Winchester. En décembre de la même année, « L’Abbaye de Northanger » et « Persuasion » paraissent ensemble, précédés d’une notice biographique rédigée par son frère Henry, qui révèle au public le nom de l’autrice. « Persuasion », œuvre de la maturité, est dominé par le regret, la fidélité blessée et la possibilité tardive d’un second choix ; « L’Abbaye de Northanger », plus ancien dans sa conception, demeure une satire précise des emballements gothiques et de l’imagination mal éduquée.
Jane Austen laisse une œuvre de moraliste d’une qualité exceptionnelle. Sous le vernis de la comédie domestique, elle démonte avec une précision impitoyable les rouages de l’intérêt financier, de l’orgueil de classe et de l’aliénation féminine, sans jamais hausser le ton. Sa férocité n’en est que plus redoutable : elle avance masquée, et c’est au cœur des scènes les plus anodines (conversation de salon, visite de voisinage, demande en mariage) qu’elle révèle, d’un trait d’ironie, tout l’édifice d’un monde archaïque.
Un immense écrivain :
PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : STEINBECK
John Steinbeck voit le jour le 27 février 1902 à Salinas, en Californie. Cette vallée fertile, bordée par la rudesse du Pacifique, devient la matrice géographique et humaine d'une création romanesque centrée sur la glèbe, le travail de la terre et la condition des opprimés. Issu d'une famille de condition moyenne, il partage très tôt le quotidien des ouvriers agricoles et des saisonniers mexicains, développant une conscience aiguë des rapports de force économiques.
Ses passages intermittents à l’université de Stanford et son intérêt pour les sciences naturelles affinent chez lui un regard quasi scientifique sur les comportements humains. Après plusieurs échecs, il connaît son premier grand succès avec « Tortilla Flat » (1935), un récit picaresque qui dépeint avec une ironie bienveillante les marginaux de Monterey. L’écrivain s’engage ensuite dans ce que la critique appellera la « trilogie du travail » : « En un combat douteux » (1936), roman social sans concession sur les grèves de ramasseurs de fruits ; « Des souris et des hommes » (1937), tragédie de la solitude et de l’idéal impossible incarnée par le duo fraternel George et Lennie ; puis « Les Raisins de la colère » (1939), fresque monumentale consacrée à l’exode des fermiers de l’Oklahoma, chassés par la sécheresse et les puissances financières. Ce dernier ouvrage lui vaut le prix Pulitzer en 1940.
C’est alors que la Seconde Guerre mondiale fait irruption dans son univers d’écrivain, bouleversant ses repères et imposant à son regard une gravité qu’aucune fiction sociale n’avait encore exigée. De cette période de tension naît « Lune noire » (1942), une œuvre majeure consacrée à la résistance à l’occupation nazie dans un village minier. Engagé comme correspondant de guerre pour le « New York Herald Tribune » en 1943, Steinbeck ne se contente pas d’observer : il accompagne des unités de la Marine américaine lors d’opérations en Méditerranée, frôle la mort à plusieurs reprises et revient profondément marqué par les bombardements.
De retour en Californie, il retrouve les rivages de Monterey et leur imaginaire littéraire avec « Rue de la sardine » (1945), chronique nostalgique d’un quartier d’ouvriers des conserveries. Il enchaîne ensuite avec « La Perle » (1947), fable sociale implacable sur la corruption que fait naître l’argent.
Mais derrière l’image publique du défenseur des humbles, l’homme privé laisse apparaître des zones d’ombre que les témoignages de ses proches ont depuis longtemps mises au jour. Ses relations conjugales, notamment avec sa première femme, Carol Henning, puis avec sa seconde épouse, Gwyndolyn Conger, furent marquées par des tensions extrêmes. Conger décrira plus tard un compagnon capable d’une dureté psychologique déstabilisante, marqué par des accès de colère et des violences verbales répétées qui instauraient autour de lui un climat d’hostilité et d’emprise.
Cette dualité profonde entre l'aspiration à la justice et la fureur des passions humaines nourrit sa fresque la plus ambitieuse : « À l’est d’Éden » (1952). Conçu comme une réécriture moderne du mythe de Caïn et Abel, ce roman met en scène la fatalité du mal et le choix moral de l'individu. L'ascèse nécessaire à sa rédaction se lit dans « Les Lettres d’À l’est d’Éden : Journal d’un roman », témoignage brut de son corps-à-corps avec la matière narrative.
Steinbeck ferme son cycle romanesque par une critique implacable du matérialisme et de la perte des repères moraux de l'Amérique contemporaine dans « L’Hiver de notre mécontentement » (1961). L'année suivante, il entreprend de confronter ses souvenirs à la réalité d'un pays en mutation dans « Voyage avec Charley » (1962), récit où il parcourt les routes américaines avec son chien.
L'année 1962 marque également l'attribution du prix Nobel de littérature, une consécration qui vire au calvaire intime. Une partie de la critique new-yorkaise, jugeant son œuvre surannée et sentimentale, accueille la nouvelle par des articles d'une violence inouïe. Le New York Times demande ouvertement si le comité Nobel n'a pas commis une erreur historique. Blessé par cette réception, Steinbeck ne publiera plus de grande fiction romanesque de sa vie.
Loin d'être un vide, la période de 1962 à 1968 est celle d'un ultime sursaut politique et militaire hautement controversé. Devenu un ami proche du président Lyndon B. Johnson, Steinbeck défend ardemment l'engagement américain au Viêt Nam. Fin 1966, à 64 ans, il repart sur le front comme envoyé spécial pour le Newsday. Il passe des semaines en zone de combat, dort dans la jungle, vole à bord d'hélicoptères d'assaut et va jusqu'à tirer lui-même à l'arme automatique lors d'accrochages nocturnes. Ses chroniques, passionnées et sans nuance, rompent définitivement son pacte historique avec la gauche intellectuelle américaine qui l'accuse d'être devenu le propagandiste d'une guerre impérialiste.
John Steinbeck meurt le 20 décembre 1968 à New York, après une vie marquée par les excès, les conflits intimes et les secousses de l’histoire. Sa prose d'une densité minérale laisse le portrait d'un moraliste qui, déchiré par ses propres contradictions et loin de l'abstraction théorique, aura cherché la vérité de l'homme dans le sang, la sueur et la fureur du siècle.
Du bon usage de l'I.A :
Le boycott de l’IA signé par 150 personnalités culturelles, dont #AnnieErnaux et #EnkiBilal, n’est pas un geste héroïque, c’est un réflexe de caste, un combat d’arrière-garde, la panique de vieux intellectuels qui sentent que le monde leur échappe. Ils prétendent sauver l’humain en refusant l’outil le plus puissant jamais offert à sa pensée. C’est vertigineux de contradiction. On crie au péril pour l’esprit, mais on commence par lui interdire une machine capable de l’augmenter.
Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, mes abonnés me connaissent, les dangers sont réels, et même considérables, chaque dimanche, je les mets en garde. L’IA peut lisser les textes jusqu’à l’ennui, raboter les aspérités, gommer les écarts d’où jaillissent les idées, effacer les longues phrases proustiennes, les accidents de syntaxe, les ruptures de ton, les bizarreries magnifiques qui font qu’un écrivain est un écrivain et non un générateur de prose tiède. Elle conjugue principalement au présent et ressasse inlassablement les mêmes « mots-fétiches » : « déplacement, souverain, là où, tisser, âme, au cœur de, résonance, horizon, singularité » ; tout ce vocabulaire sans profondeur. Je les reconnais tous les jours, par centaines ces mots, sur X, glissés dans des textes signés de la main d’auteurs célèbres qui rougiraient si on les citait. Car l’IA, utilisée ainsi, fabrique une langue qui ne saigne pas, ne trébuche pas, ne désobéit pas, une langue déjà morte. Oui, ce risque existe, celui d’une création pasteurisée, d’une intelligence moyenne produisant des textes moyens pour des lecteurs moyens. L’ignorer serait absurde.
Mais boycotter ? Sérieusement ? Autant interdire l’imprimerie pour sauver la calligraphie monastique, casser l’appareil photo pour défendre le portrait à l’huile, brûler les ordinateurs pour protéger la machine à écrire. Ce n’est pas une pensée, c’est une aberration. L’IA n’est pas le problème, c’est l’usage que nous en faisons. Elle ne doit jamais écrire à notre place. Elle doit être l’atelier, pas l’auteur. Car là où elle devient prodigieuse, c’est dans ce que l’humain seul ne peut pas faire à cette vitesse, rechercher, croiser, comparer, traduire, vérifier, identifier, cartographier des sources, faire surgir des liens inattendus, visualiser une idée abstraite, générer une image qui éclaire en une seconde ce qu’un paragraphe mettrait une page à expliquer. Elle peut simuler un débat, produire des objections féroces, tester une hypothèse, débusquer les angles morts, faire parler les adversaires dans notre propre tête. Utilisée comme domestique, elle abêtit. Utilisée comme adversaire, elle aiguise.
Alors oui, gardons nos aspérités. Gardons nos longues phrases tarabiscotées, nos excès, nos colères, nos ruptures, nos maladresses, nos incendies intérieurs. Mais donnons-leur plus de savoir, plus d’images, plus de portée, plus de muscles. L’IA n’est pas l’ennemie de la pensée, elle est son accélérateur, à condition que nous restions les deux mains sur le volant et pas endormis sur le siège arrière.
Le vrai scandale, c’est d’appeler au boycott pour abandonner l’outil aux médiocres. Ils laissent l’IA aux communicants pressés, aux étudiants paresseux, aux fabricants de contenu, aux machines à produire du plat. Au lieu d’entrer dans l’arène pour imposer des usages exigeants, ils désertent ! (Illustration réalisée par ChatGPT représentant Enki-Bilal et Annie-Ernaux.) lefigaro.fr/livres/150-perso…
Les bienfaits de la lecture :
La lecture n’est pas qu’une distraction ; elle est aussi une source d’inspiration pour l’esprit. Elle façonne une intelligence capable de suivre la complexité du réel, là où le manque de lecture expose davantage à la simplification, aux jugements hâtifs et aux idées toutes faites. #Lire, c’est se donner les moyens d’une liberté intérieure, celle de juger par soi‑même, de résister aux slogans, de reconnaître la vérité dans le tumulte.
Mais un phénomène nouveau se développe, un entre‑deux qui ressemble à la lecture sans en porter l’exigence. On survole des résumés, des citations, des fragments qui donnent l’impression de comprendre alors que nous ne faisons, à travers eux, qu’effleurer les idées. Ce geste rapide flatte l’esprit tout en l’appauvrissant, car il substitue une illusion de savoir à la rigueur de l'apprentissage.
La #lecture véritable exige du temps, de la solitude, de la lenteur. Elle réclame une attention que notre époque détourne sans cesse, mais c’est précisément cette discipline qui élève la pensée. L'individu qui néglige ce travail s’appauvrit, car ses idées perdent en profondeur et ses échanges en clarté. À l'inverse, celui qui lit avec constance ne se borne pas à accumuler des connaissances : il développe une indépendance d'esprit qu’aucun influenceur ni bonimenteur ne peut dominer.






























