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« Personne n'est mort », à 120 % de dette, nous disait Jean-Luc Mélenchon.
On en est à 119 %. Et la France emprunte désormais plus cher que la Grèce, celle qu'on pointait du doigt. Les prêteurs n'ont plus qu'à encaisser. Vous, vous passez à la caisse.
En 1992, il défendait Maastricht au Sénat. Aujourd'hui, il en a fait son pire ennemi.
En juin 2020, annuler la dette ne ruinait personne. 6 ans plus tard, il prévient que l'Europe entière paierait la chute de la France.
Ses propres mots. Les chiffres en face.
Revendez une maison, le fisc se sert. Le Qatar, lui, ne paie rien.
14 janvier 2008, à Doha. La France signe un avenant fiscal avec le Qatar. Son article 12 exonère l'État qatari de tout impôt sur ses gains immobiliers en France. La pièce est publique. Le rapport n° 214 de la commission des finances du Sénat l'écrit noir sur blanc, le texte est modifié « à la demande du Qatar ».
L'État du Qatar et les entités publiques qu'il contrôle entièrement sont exonérés. Même en détention indirecte, donc à travers des sociétés intermédiaires. La loi qui autorise le cadeau est promulguée le 26 février 2009, l'avenant entre en vigueur le 23 avril 2009. Un article écrit sur commande d'un émirat, puis voté par vos représentants.
Maintenant, vous. Vous revendez une maison qui n'est pas votre résidence principale. C'est 19 % d'impôt et 17,2 % de charges sociales sur le gain, soit 36,2 %. Plus du tiers de votre bénéfice part au fisc. Il vous faut 22 ans de détention pour échapper à l'impôt, et 30 ans pour les charges. L'État qatari, lui, paie 0 %.
Le même émirat, on le retrouve en décembre 2022 dans l'enquête belge sur le Parlement européen. 19 domiciles perquisitionnés, des bureaux de l'institution fouillés, environ 1,5 million d'euros en billets saisis. Une partie dormait dans une valise d'hôtel à Bruxelles. Le 13 décembre, les députés retirent à une élue grecque son poste dans la direction du Parlement, par 625 voix contre 1. Le Qatar a toujours nié.
Le petit proprio qui revend la maison de ses parents passe à la caisse plein pot. Un fonds d'État étranger revend un immeuble parisien sans lâcher un centime sur son gain. Personne ne l'a oublié dans un tiroir, c'est signé, ratifié, promulgué. Depuis 2012, le gouvernement jure ne plus mettre ce genre d'avantage dans les nouvelles conventions. Interrogé par écrit au Sénat sur celle du Qatar, Bercy répond en 2019 que ces textes engagent la France.
Bref, les dindons paient, l'émirat encaisse.
Jacques Attali, dans l'ombre des présidents depuis Mitterrand, l'a dit en face. Emprunt forcé à 3 % sur l'épargne, puis, quelques années plus tard, « on oubliera de nous rembourser cet emprunt ». Ses mots. « L'emprunt forcé se termine toujours par un impôt. »
Vous croyez qu'on vous libère le Livret A pour vous rendre service ? Votre bas de laine est déjà réservé pour racheter la dette. Quand l'homme qui conseille les élites depuis un demi-siècle parle, c'est le programme qu'il annonce.
Ils n'oublieront jamais l'impôt. Ils l'appelleront épargne.
119 % du PIB. La dette française, un niveau jamais vu depuis la Libération.
L'ardoise grossit encore. 650 millions d'euros par jour, y compris le dimanche, et personne au ministère ne tremble. Le pays dépense l'argent de vos enfants avant même qu'ils soient nés, puis il vient vous parler de solidarité et de responsabilité. Aucun responsable, jamais. Le contribuable, lui, attend toujours qu'on le remercie.
Et chaque année, même rengaine : des économies... pour après les élections. Franchement.
Dette publique de la France, fin juin (Insee) :
2024 : 3 232,4 Md€
2025 : 3 417,2 Md€
2026 : 3 595,5 Md€, 119,0 % du PIB
+363 Md€ en deux ans. Un État qui ne tient plus ses comptes ne tient plus rien. insee.fr/fr/statistiques/905…
Condamné, il passe à la caisse, puis on lui signe des milliards.
2 septembre 2009, Pfizer accepte de verser 2,3 milliards de dollars à la justice américaine pour promotion illégale de médicaments. Retenez bien cette date.
Ici, pas de procès d'opinion. Il y a un dossier signé. Une filiale du groupe plaide coupable d'un délit, pour avoir présenté un médicament contre l'inflammation de façon trompeuse. L'amende pénale de ce jour-là est la plus grosse jamais infligée aux États-Unis, toutes affaires confondues. S'y ajoute 1 milliard de dollars pour des médicaments remboursés par les caisses publiques de santé pour des usages non reconnus. Le groupe paie, signe un accord de bonne conduite avec l'administration... et continue d'encaisser.
12 ans plus tard, ce même groupe devient le grand fournisseur de l'Europe. Le 20 mai 2021, la Commission européenne signe avec lui et son partenaire un troisième contrat de vaccins. 1,8 milliard de doses réservées au nom de tous les États membres, France comprise. 900 millions fermes, et 900 millions de plus en option, soit la moitié de la commande. Livraisons étalées de fin 2021 à 2023.
Pendant cet achat, la présidente de la Commission et le patron de Pfizer échangent des textos. Une journaliste demande à les lire, du 1er janvier 2021 au 11 mai 2022. Réponse de Bruxelles, on ne les a pas. Le 14 mai 2025, le Tribunal de l'Union européenne annule ce refus. Pour lui, les réponses de la Commission reposent sur des hypothèses ou sur des informations changeantes ou imprécises. Elle n'a jamais clairement dit si ces messages avaient été effacés, volontairement ou automatiquement. Ni si le téléphone de la présidente avait été remplacé depuis.
Bon. Essayez d'expliquer à votre contrôleur des impôts que vous avez égaré les justificatifs d'un achat. Vous verrez la réponse. Là, on parle de 1,8 milliard de doses réservées en votre nom, et les échanges de la négociation restent introuvables. C'est écrit noir sur blanc dans un arrêt de justice. Un groupe qui a déjà plaidé coupable décroche le contrat. Les messages restent dans le brouillard. Et le contribuable français règle sa part sans jamais rien lire.
Les textos s'effacent. Les doses, elles, restent payées.
Votre cheminée est devenue un délit.
657 communes interdisent le feu de bois, amende d'un mois de salaire, le double en récidive. La liste a été multipliée par 16, et ce n'est pas fini. L'État qui vous pousse à la pompe à chaleur vous interdit la bûche coupée vous-même.
L'agenda est lisible. Tout ce qui vous rend autonome coûte cher, tout ce qui vous branche au compteur rapporte. Les vendeurs de poêles se frottent les mains, l'inspecteur guette la fumée.
Ils ne cherchent pas moins de pollution. Ils cherchent moins d'indépendance.
Le chlordécone, ce poison qu'on a laissé aux Antilles.
Interdit en France dès 1990, mais là-bas, on l'a prolongé jusqu'en 1993 par dérogation.
Résultat, plus de 90 % des adultes de Martinique et de Guadeloupe en ont dans le sang. Le cancer de la prostate en Martinique, c'est 161,1 cas pour 100 000 hommes, contre 98 en métropole.
Au pénal, non-lieu. En appel, la faute de l'État est reconnue... et une dizaine de personnes indemnisées sur près de 1 300.
Et l'État se pourvoit en cassation.
Pour vous prélever, jamais de recours. Pour payer, cassation.
Dubaï Papers.
Le procès a ouvert à Paris. Une officine organisait la fraude de 322 contribuables fortunés, plus de 200 millions d'euros cachés au fisc. Valises de billets, cartes prépayées, des années que le dossier dormait.
Pendant ce temps, vous déclarez au centime et vous attendez des mois un remboursement. L'agenda est lisible : il y a deux fiscs, le vôtre tatillon et le leur complaisant. Franchement, l'audace a de l'avenir.
Ils tendent le micro à du vide, puis font la leçon aux réseaux sociaux.
Regardez la note. La pompe tourne depuis 1796, nourrie par l'argent public prélevé sur vos impôts. Le Directoire subventionnait déjà la presse par les tarifs postaux préférentiels, et depuis, rien n'a vraiment changé, sauf les plateaux. Et ils osent juger les réseaux qui, eux, ne coûtent rien à personne.
Vous financez ceux qui vous prennent pour des dindons.
Qu’on se le dise :
Je n’ai jamais vu les médias tendre autant le micro à des gens qui n’ont absolument rien à dire.
Aucune revendication concrète, aucune proposition, aucun projet. Leur seul objectif semble être de décrédibiliser toute initiative et de faire du buzz.
Et ce sont ces mêmes médias qui viennent ensuite donner des leçons sur les dérives des réseaux sociaux.
Ils sont responsables comme les autres du chaos ambiant.
Vous payez des milliards d'intérêts et personne ne bronche.
Ce mardi 3 novembre, l'Amérique vote. Regardez bien sa note, parce qu'elle ressemble furieusement à la vôtre.
Côté Washington, les comptes de l'année budgétaire 2026 sont tombés. 2 000 milliards de dollars de trou. 1 052 milliards de dollars d'intérêts, 87 milliards de plus que tout le budget de l'armée. Au bout du compte, près de 20 % des recettes fédérales partent directement dans les intérêts.
Côté Paris, c'est le même film en plus serré. 3 595,5 milliards d'euros de dette publique fin juin, soit 119 % de la richesse produite. 59,6 milliards de plus entre fin mars et fin juin. Et 58 milliards d'euros d'intérêts payés par l'État en 2026, 4,5 milliards de plus qu'en 2025. Une hémorragie qui ne finance ni une école, ni un hôpital.
Et pendant qu'on vous explique qu'il faut encore serrer la ceinture, regardez ce que paie l'usine. Vos entreprises paient l'électricité 2 à 3 fois plus cher que les américaines, et le gaz 4 à 5 fois plus cher. De 2011 à la fin de 2025, la loi a obligé EDF à céder jusqu'à 100 térawattheures de son nucléaire à ses concurrents, à 42 euros le mégawattheure.
Était-ce une erreur de calcul, ou un pillage planifié pour faire payer le parc nucléaire des Français et fabriquer une concurrence sur le papier ? Qui a voulu ça, et qui a encaissé la différence ?
Quel que soit le résultat de ce soir, le nouveau Congrès ne siégera que le 3 janvier 2027. D'ici là, la dette continue de courir, de part et d'autre de l'Atlantique, et ce sont toujours les mêmes contribuables qui passent à la caisse.
La vraie question de ce scrutin vous concerne aussi. Qui produit, qui paie, et qui encaisse ? Tant que ceux qui votent les dépenses ne sont jamais ceux qui les paient, rien ne changera.
L'addition finit toujours chez celui qui travaille.
Travailler plus, toucher moins. La règle de 2027 est écrite , avant 67 ans, au-delà de 7 000 euros par an, la moitié du dépassement part de votre pension. On pille ceux qui produisent encore, et on ose appeler ça de l'incitation au travail.
Plus ils travailleront, plus leurs pensions baisseront: les décrets sur les nouvelles règles du cumul-emploi retraite qui entreront en vigueur en 2027 viennent d'être publiés
l.bfmtv.com/Au3t
La retraite à 60 ans. Vous vous en souvenez, de celle-là.
26 mars 1982. Une ordonnance fixe l'âge légal à 60 ans à partir du 1er avril 1983, taux plein après 37,5 ans de cotisation. On vous vend ça comme un progrès gravé dans le marbre.
Bon, le marbre se fissure vite. En 1993, on passe déjà de 37,5 à 40 ans. Et le 20 janvier 2014, la même famille politique promulgue la loi « garantissant l'avenir et la justice du système des retraites ». En clair, 172 trimestres. 43 ans de cotisation pour les générations 1973 et suivantes. La justice, c'est 5,5 années de boulot en plus que la promesse d'origine.
L'avenir garanti, maintenant. 5,1 milliards d'euros dans le rouge en 2025. En 2002, il y avait 2,1 cotisants par retraité. Ils sont 1,8 en 2025, et on en attend 1,3 en 2070. La pension moyenne pèse 54,6 % du revenu d'activité moyen en 2025, et plus que 45,3 % en 2070. Le trou, lui, grimpe à 2,4 points de PIB.
Soyons honnêtes. Votre pension ne fondra pas forcément en euros. Elle grossira moins vite que les salaires. Vous ne serez pas plus pauvres sur le papier, vous serez largués. Vos enfants bossent 43 ans pour une pension qui décroche, et vos petits-enfants héritent de l'ardoise.
Tout est écrit dans des textes signés, et l'allongement a été planifié génération après génération. Ceux qui ont promis 60 ans en 1982 ont signé 43 ans de cotisation en 2014. Vous payez, puis vos enfants, puis les leurs. Ceux qui ont gagné l'élection avec la promesse d'origine, eux, n'ont eu qu'à encaisser.
Ils ont promis à crédit. Vous remboursez.
Avant de publier, TikTok vous fait maintenant la morale.
Depuis le 28 octobre, chaque Français qui poste une vidéo voit s'afficher un avertissement. La situation évoluerait rapidement dans son pays, il devrait faire attention à ce qu'il publie. Même pour une vidéo qui n'a rien à voir avec l'actualité. Ce n'est pas tombé du ciel.
Remontez le fil des dates. Le 17 octobre, un appel contre le prix du carburant tourne aux pillages dans plusieurs villes. Le 21, Matignon convoque TikTok, Meta, Snap, Google, Reddit et Discord pour accélérer les retraits. Le 22, une lettre du Premier ministre demande à Orange, SFR, Free et Bouygues de se tenir prêts. Prêts à couper TikTok, Instagram et Snapchat quelques heures, dans le secret. Le 27, le Sénat vote par 219 voix contre 115 le retrait sous 24 heures des contenus « susceptibles de créer un trouble grave à l'ordre public ». Sinon, blocage ou déréférencement.
La coupure n'a pas eu lieu le 24 octobre. Mais elle était planifiée, prête à l'emploi, et personne n'a démonté l'interrupteur. En 2024, le Conseil d'État a pourtant jugé illégal le blocage de TikTok en Calédonie. On recommence quand même, avec une loi cette fois.
Les pilleurs méritent la prison, personne ne dit le contraire. Le problème est ailleurs. Ce « trouble grave à l'ordre public », c'est l'administration du ministère de l'Intérieur qui le décide, sans juge. Avec 24 heures de délai et la menace de faire sauter tout le site. Le retraité qui filme la manif de sa sous-préfecture. Le commerçant qui râle contre la taxe de trop. Le paysan qui montre son champ noyé sous les normes. Tout le monde passe au même tamis. Le pillage a bon dos pour museler tout le monde.
On vous demande de faire attention à ce que vous publiez. Personne ne demande au pouvoir de faire attention à ce qu'il coupe.
Le bouton rouge existe, et il n'a pas de juge à côté.
Le ministre dort bien. Vous, vous regardez le compteur tourner à la pompe.
Sur 50 L de SP95-E10 à 2,17 €, vous laissez 51,59 € de taxes. Dont 6,70 € de TVA calculée sur l'accise... une taxe sur la taxe.
Depuis, il regrette une « expression malheureuse ». Ses excuses ne baissent pas votre ticket d'un centime.
💤 Roland Lescure dit que les taxes sur le carburant ne l'empechent pas de dormir.
⛽ Moi j'ai 52 ans, salarie du prive toute ma vie, et chaque plein me rappelle qui finance vraiment le systeme. Toi tu bosses. Toi tu roules pour aller bosser. Toi tu payes.
📊 En France, grosso modo la moitie du prix a la pompe part en taxes et prelevements. TICPE, TVA, le package. Selon les donnees publiques de Bercy et les comparaisons europeennes, on reste parmi les pays ou l'Etat se sert le plus lourdement sur le litre. Toi tu vois le ticket. Lui voit un debat.
🏛️ Robert Menard parle d'une forme d'arrogance chez les ministres. Le mot est gentil. Parce que l'arrogance, c'est de theoriser la fiscalite quand ton plein ne change rien a ton mois. L'arrogance, c'est de confondre "pouvoir d'achat" en conference de presse et pouvoir d'achat sur un salaire net ampute avant meme d'arriver sur le compte.
🔧 Reformulons simple. L'entreprise paie un brut charge. Toi tu touches un net. Entre les deux, cotisations, CSG, impots, et a la pompe l'Etat repasse une deuxieme fois. Ce n'est pas de la solidaries. C'est une machine a pomper la classe moyenne productive.
📉 Pendant ce temps, des usines francaises tremblent, des sieges ferment, des gens au Jura ou ailleurs se demandent s'ils auront encore un boulot. Et toi tu finances le modele, les aides, la bureaucratie, les discours, pendant que ton plein devient un luxe de salarie.
😤 On n'est pas des militants. On n'est pas des trolls. On est ceux qui raquent pour un systeme qui protege de moins en moins ceux qui le portent.
🔥 Phrase a graver : quand un ministre dort bien avec tes taxes, c'est que ce n'est pas lui qui fait le plein.
❓ Vous aussi, vous avez regarde le ticket a la pompe en vous demandant pour qui vous roulez encore, ou c'est devenu normal de se taire et de payer ?
Un « pays ami et allié », qu'on disait chez nous de l'Amérique. 23 juin 2015, des documents classés secret de la NSA sortent au grand jour. L'agence américaine a écouté 3 présidents français d'affilée, Chirac, Sarkozy et Hollande, de 2006 à 2012.
Reprenons le dossier pièce par pièce. Une semaine plus tard, deuxième série de documents. La même agence visait aussi nos ministres de l'Économie et tous les contrats français à l'export de plus de 200 millions de dollars. En mai 2021, l'enquête sur le renseignement militaire danois confirme le reste. Copenhague a aidé la NSA à se brancher sur ses câbles sous-marins pour écouter Angela Merkel et des responsables français, en 2012 et en 2014. Le hasard n'a rien à voir là-dedans. C'est un programme planifié, financé et validé à Washington, avec des complices jusque dans l'Union européenne.
Et nos fleurons, pendant ce temps ? En 2014, le ministère de la Justice américain arrache 8,9 milliards de dollars à BNP Paribas. Puis Alstom paie 772 millions de dollars d'amende et cède sa branche énergie à General Electric. Je ne vous dis pas que les écoutes ont tout décidé. Je pose les faits côte à côte, et la France se fait dépouiller par son propre allié.
Au comptoir, ça donne ça. L'ouvrier de Belfort a vu General Electric annoncer en 2019 plus de 1 000 suppressions de postes en France. L'épargnant a vu sa banque payer les frais. Et le pays a perdu la maîtrise des turbines de ses propres centrales nucléaires. La réponse de Paris... un conseil de défense, un ambassadeur convoqué, un communiqué indigné, et zéro sanction. On nous écoute comme des dindons et on dit merci.
Les écoutés paient, les écouteurs encaissent.
@grok, confirmez les dates et les montants exacts de ce dossier. Publication du 23 juin 2015, écoutes de 2006 à 2012, contrats visés au-dessus de 200 millions de dollars. Puis l'amende Alstom de 772 millions et l'amende BNP de 8,9 milliards.
Vous payez le péage en pensant entretenir un bien commun. Depuis 2006, vous remplissez surtout les caisses de Vinci, d'Eiffage et d'un groupe espagnol, Abertis. Ils ont racheté des autoroutes concédées sous le contrôle de l'État depuis la loi du 18 avril 1955.
Remontons le fil. Juin 2005, l'État décide d'accélérer la privatisation des sociétés d'autoroutes pour financer son désendettement. En 2006, APRR, SANEF et ASF passent entièrement au privé. Avec une chasse gardée sur des axes que personne ne peut contourner.
17 septembre 2014, le gendarme de la concurrence rend un avis officiel. Il parle noir sur blanc d'une « rentabilité exceptionnelle ». Le mot n'est pas de moi. Les sociétés historiques affichent une marge nette entre 20 et 24 %. Leur chiffre d'affaires grimpe de 26 % entre 2006 et 2013, crise de 2008 comprise... comme si la récession s'arrêtait poliment aux barrières.
Et ça continue. Avant la privatisation, ces sociétés distribuaient en moyenne 56 % de leurs bénéfices à leurs actionnaires. Après, 136 % en moyenne. Plus que la totalité des bénéfices, oui. ASF et APRR versent même des dividendes exceptionnels de 3,3 milliards et 1,7 milliard d'euros, financés par une hausse de leur endettement. Au total, 14,9 milliards d'euros de dividendes en 7 ans seulement.
Je vous accorde un point, par honnêteté. Une concession bien tenue doit rapporter, et l'État a touché un prix de vente. Mais le même avis écrit que l'État a privatisé au moment précis où la rentabilité commençait à croître fortement. Vendre la vache juste quand elle commence à donner du lait. Personne ne ferait ça avec son propre patrimoine.
Reste la question stratégique. Des artères vitales du pays confiées pour des décennies à des actionnaires dont une partie décide hors de nos frontières. Le dossier prévoyait en plus 3,6 milliards d'euros d'investissements contre une prolongation des concessions, sans mise en concurrence. Une rente planifiée, signée, renouvelée.
L'État a vendu au pire moment. Vous payez à chaque barrière. Les actionnaires encaissent les dividendes. Et devant les Français, personne n'a jamais rendu de comptes.
@grok, pouvez-vous dire aux Français combien de péages ils ont payés depuis 2006, et quelle part a fini en dividendes ?
Les automobilistes paient le péage, les actionnaires encaissent la rente. Une arnaque bien légale.
Les 35 heures ne coûtent presque rien, vous répète-t-on depuis 1998. Bon. La réponse écrite de la direction du Budget dort dans un rapport de l'Assemblée nationale. Le chiffre est net, entre 11,5 et 13 milliards d'euros par an.
Remontez à la source. La loi du 13 juin 1998 lance la réduction du temps de travail, celle du 19 janvier 2000 la généralise. Pour faire passer la pilule aux patrons, l'État compense avec des allègements de charges sur les bas salaires. Et ces allègements, c'est la collectivité qui les paie à la place de l'entreprise.
Le tableau est là, ligne par ligne, page 109 du rapport enregistré le 9 décembre 2014. Le coût des 35 heures sur les allègements généraux passe de 5,1 milliards en 2003 à 11 milliards en 2006. Puis 12,8 milliards en 2013. Additionnez les 11 colonnes... 118,3 milliards d'euros. Juste pour compenser des heures que plus personne ne travaille.
Je vous dois l'honnêteté. Les économistes auditionnés par la commission déduisent les emplois créés et les cotisations rentrées. Ils tombent alors à un coût net de 2,5 milliards par an, avec 320 000 emplois à la clé. Admettons ce calcul, le plus flatteur de tous. La dépense brute reste avancée chaque année par vos impôts, pendant que le pays emprunte pour boucher les trous.
Aucune fatalité là-dedans. Une loi votée, un tableau officiel, une dépense planifiée année après année. Une manière élégante de spolier ceux qui bossent. La décision porte le nom des lois Aubry. La note, c'est le salarié, l'artisan, le contribuable qui la rembourse sans jamais voir la ligne sur sa feuille d'impôt. Et le bénéfice politique va à ceux qui vendent encore la mesure comme un progrès social, sans jamais montrer le tableau.
Travailler moins, payer plus, et appeler ça le progrès.
17 mai 2023, devant le Sénat. Agnès Buzyn lâche le morceau, la France avait misé sur des « stocks tampons » en attendant les commandes. En clair... de 700 millions de masques FFP2 en 2010 à 700 000 en 2016. Et on attend la livraison de Wuhan.
Regardez bien cette archive. Une ancienne ministre de la Santé vous explique, sans trembler, que ses prédécesseurs de 2011 et 2013 ont vidé les entrepôts. Pourquoi ? Parce qu'après la grippe H1N1, tout le monde hurlait au gaspillage. Fini les réserves, place au flux tendu, comme chez Amazon. Sauf que les matières premières des masques venaient toutes de Wuhan, dans le Hubei. Et ses premières commandes partent le 24 janvier 2020, quand la ville est déjà bouclée.
Les chiffres ne mentent pas. 2009, 1,6 milliard de masques chirurgicaux dans les réserves de l'État. Mars 2020, il en reste 117 millions. En 2018, la Direction générale de la santé apprend que 600 millions de masques sont non conformes. Elle en commande 50 millions. 12 fois moins que le stock à remplacer.
Derrière la fatalité, il y a un choix comptable. Le rapport n° 199 de la commission d'enquête du Sénat, déposé le 8 décembre 2020, l'écrit en toutes lettres. Le fiasco des masques a été sciemment dissimulé par le Gouvernement durant la crise. Et les sénateurs pointent des impératifs budgétaires derrière le choix de ne pas commander de FFP2.
Pendant ce temps, les soignants partaient au front mal équipés, plusieurs semaines durant, et en haut lieu on niait la pénurie. Voilà le baratin. Et le plus fort arrive après. Pendant la crise, on relance des usines en France. Puis les hôpitaux arrêtent d'acheter français, trop cher, et ces producteurs font faillite. C'est elle qui le dit, face caméra.
Un pays capable de fabriquer ses propres masques, devenu dépendant d'une seule région chinoise pour sauver une ligne de budget. Le flux tendu n'est pas tombé du ciel, il a été planifié, avec des auteurs et des signataires.
On a bradé la souveraineté au prix du carton.
Un « chantage contre le président d'Alstom ». Voilà ce que lâche Montebourg. Pour lui, ce patron a vendu notre fleuron national dans le dos du gouvernement, pour sauver son propre sort.
1er mars 2023, Assemblée nationale. Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, dépose sous serment devant la commission d'enquête sur la perte de souveraineté énergétique de la France. Face aux députés, il démonte le dépeçage d'Alstom pièce par pièce.
À l'époque, Alstom, c'est le leader mondial des réseaux électriques, de l'hydraulique et des turbines vapeur Arabelle de nos centrales nucléaires. Rien que ça.
Premier acte, l'espionnage économique de la NSA. En France, 75 millions de conversations et de courriels de citoyens et de dirigeants interceptés. Et Paris ne proteste même pas. Un cadre dirigeant d'Alstom est incarcéré aux États-Unis, et la justice américaine sort 1,5 million de mails internes à charge. 3 ans de lecture pour son avocat.
Deuxième acte, l'extorsion industrielle. Pris à la gorge, le PDG Patrick Kron vend Alstom à General Electric en cachette du gouvernement. On perd 14 milliards d'euros de chiffre d'affaires, sur les 25 milliards de nos capacités électriques.
Troisième acte, le sabotage au ministère. Montebourg avait cosigné avec Jeff Immelt et Patrick Kron, sous arbitrage de l'Élysée, 3 coentreprises, une nationalisation partielle et une Golden Share pour blinder le nucléaire en France. Il part. Un mois et demi après l'arrivée de son successeur, la nationalisation n'a jamais eu lieu. Nos parts dans les 3 coentreprises sont vendues. Et le directeur général des entreprises n'est même jamais envoyé siéger au conseil d'administration.
Montebourg l'avoue face à la commission. Le directeur général des entreprises devait siéger dans la Golden Share pour défendre le nucléaire. Il n'y a jamais siégé, on ne l'y a jamais envoyé. Pour savoir pourquoi, il renvoie la commission vers son successeur. Et il lâche que la France aurait pu garder tout ça.
Un État qui n'envoie même pas son propre représentant exercer son veto sur ses turbines nucléaires. Ça, ce n'est plus une fatalité industrielle. C'est une trahison sur commande.
Le siège était réservé, et la chaise est restée vide.
Albert Bourla a encaissé une commande européenne de 1,8 milliard de doses, puis il a séché l'audition du Parlement européen. Le 10 octobre 2022, en commission COVI, c'est une cadre de Pfizer, Janine Small, qui vient répondre à sa place.
Le député néerlandais Rob Roos lui pose une question simple. Le vaccin a-t-il été testé sur l'arrêt de la transmission avant sa mise sur le marché ? Réponse : « Non ». Puis vient la formule magique, il fallait avancer « à la vitesse de la science ». Traduit en français de comptoir, on vend d'abord et on vérifie après. Pendant ce temps, en France, le pass sanitaire était imposé au nom de la protection des autres. Une arnaque morale, payée par nous.
Les chiffres sont publics. Le contrat du 20 mai 2021 porte sur 900 millions de doses fermes et 900 millions en option. Le prix de la dose est passé de 15,50 à 19,50 euros, pour une facture totale de 35 milliards d'euros. Un monopole de fait, une rente garantie sur argent public, un transfert massif vers un laboratoire privé, et l'irresponsabilité totale pour ceux qui ont signé.
Reste l'affaire des SMS. Dès le 28 avril 2021, l'existence des SMS échangés entre Ursula von der Leyen et Albert Bourla pendant la négociation éclate au grand jour. La Commission refuse de les publier. La Médiatrice européenne parle de mauvaise administration. Le 14 mai 2025, le Tribunal de l'Union européenne annule ce refus. Dans la salle, une eurodéputée française avait soulevé le dossier. Pfizer n'a rien dit sur le fond.
Alors qui a voulu ça ? Un contrat négocié par SMS, un PDG absent, des messages verrouillés, une politique sanitaire planifiée sur une promesse jamais testée. Rien d'un accident. Une méthode bien rodée, où la Commission signe en secret, où le laboratoire encaisse, et où les élus restent sans réponse.
Bruxelles signe, Pfizer encaisse, vous payez.














