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đŽLa politique pour les nuls
L'Ă©conomiste et essayiste français @PorcherThomas explique, en deux mots, pourquoi la France n'a pas intĂ©rĂȘt Ă ce que l'Afrique se dĂ©veloppe.
#CIV225 #civ #France #StopCFA
đŽ#CESTNOTREHISTOIRE
COLONISATION : QUAND LâĂCOLE ENSEIGNAIT LE MENSONGE POUR CACHER LâHORREUR
Et si lâun des plus grands mensonges sur la colonisation avait Ă©tĂ© enseignĂ© sur les bancs de lâĂ©cole ?
Pendant des gĂ©nĂ©rations, on a appris aux Ă©lĂšves français et africains Ă voir dans la colonisation une prĂ©tendue « mission civilisatrice ». DerriĂšre ce rĂ©cit soigneusement entretenu se cachait une tout autre rĂ©alitĂ© : conquĂȘtes sanglantes, massacres, pillages, travail forcĂ© et oppression des peuples africains.
Plus grave encore : lorsque des images venaient contredire cette histoire officielle, elles pouvaient ĂȘtre Ă©cartĂ©es de lâenseignement.
Pour preuve, voici la rĂ©ponse que, selon RenĂ© Vautier, la Ligue de lâenseignement lui aurait donnĂ©e en 1950 lorsquâil proposa de diffuser dans les Ă©coles son documentaire Afrique 50 :
"Quoique correctement réalisé et basé sur des documents indiscutables, ce film va à l'encontre de toutes les idées qui servent de base à l'enseignement de la pénétration française en Afrique... Ce qui rend sa diffusion impossible."
Quand la vĂ©ritĂ© dĂ©range le rĂ©cit officiel, ce nâest pas le mensonge quâon retire des manuels : câest la vĂ©ritĂ© quâon empĂȘche dâentrer dans les salles de classe.
Ăcoutons RenĂ© Vautier, cinĂ©aste et documentariste français (1928â2015), raconter lui-mĂȘme cet Ă©pisode rĂ©vĂ©lateur.
Leadernewsci â Informer pour former.
#CestNotreHistoire #Colonisation #Afrique50 #RenéVautier #MémoireAfricaine #HistoireAfricaine
đŽđłđȘđčđ© NIGERâTCHAD : UNE NOUVELLE CRISE DIPLOMATIQUE INUTILE ENTRE DEUX PAYS FRĂRES
Alors que le Sahel fait face Ă dâimmenses dĂ©fis sĂ©curitaires, les tensions entre le Niger et le Tchad viennent rappeler une triste rĂ©alitĂ© : les pays africains peinent encore Ă construire une rĂ©ponse commune aux menaces qui frappent leur rĂ©gion.
Le 26 octobre 2026, le gouvernement nigĂ©rien a accusĂ© le Tchad dâĂȘtre Ă lâorigine dâune frappe de drone survenue le 24 octobre dans la rĂ©gion dâAgadez, faisant, selon Niamey, deux morts et plusieurs blessĂ©s civils. Les autoritĂ©s nigĂ©riennes Ă©voquent Ă©galement une implication prĂ©sumĂ©e de la France.
Le mardi 27 octobre, NâDjamena a fermement rejetĂ© ces accusations, rĂ©clamant des preuves. Les deux gouvernements se disent favorables Ă une enquĂȘte internationale indĂ©pendante.
Au-delà des accusations, dont les responsabilités restent à établir, cette crise interpelle profondément.
Comment deux pays africains voisins, liĂ©s par lâhistoire, la gĂ©ographie et des dĂ©fis sĂ©curitaires communs, peuvent-ils en arriver Ă une telle confrontation diplomatique ?
Le Niger et le Tchad ont pourtant davantage Ă gagner dâune coopĂ©ration renforcĂ©e en matiĂšre de renseignement, de surveillance des frontiĂšres et de lutte contre les groupes armĂ©s.
LâAfrique ne peut durablement construire sa sĂ©curitĂ© si ses Ătats voisins se regardent davantage avec mĂ©fiance quâavec confiance.
La souverainetĂ© de chaque pays doit ĂȘtre respectĂ©e. Mais elle ne devrait pas empĂȘcher le dialogue, la concertation et la recherche de solutions africaines aux crises africaines.
Il faut espĂ©rer que lâenquĂȘte rĂ©clamĂ©e par les deux parties permettra dâĂ©tablir les responsabilitĂ©s et, surtout, dâĂ©viter une escalade entre deux peuples frĂšres.
Car les vĂ©ritables bĂ©nĂ©ficiaires des divisions entre Ătats africains risquent dâĂȘtre ceux qui prospĂšrent sur lâinsĂ©curitĂ© et lâinstabilitĂ© du continent.
LEADERNEWSCI â Informer pour former.
#Niger #Tchad #Sahel #Afrique #Sécurité #Diplomatie #Souveraineté
đŽ đ©đżđłđȘ ALGĂRIEâNIGER : UN DĂPLOIEMENT MILITAIRE QUI INTERROGE
Le Parlement algĂ©rien a approuvĂ©, ce dimanche 25 octobre 2026, lâenvoi dâunitĂ©s de lâarmĂ©e nationale au Niger. Les deux chambres ont donnĂ© leur feu vert Ă cette dĂ©cision du prĂ©sident Abdelmadjid Tebboune, qui marque un tournant dans la politique militaire algĂ©rienne, traditionnellement attachĂ©e Ă la non-intervention Ă lâĂ©tranger.
Ce dĂ©ploiement, qui n'est pas encore effectif, viserait notamment Ă sĂ©curiser les intĂ©rĂȘts Ă©nergĂ©tiques algĂ©riens dans le nord du Niger, dans le cadre dâun accord de coopĂ©ration militaire entre Alger et Niamey.
Mais cette dĂ©cision dĂ©passe le simple cadre bilatĂ©ral et soulĂšve une question stratĂ©gique pour la ConfĂ©dĂ©ration des Ătats du Sahel (AES).
En avril 2025, la destruction dâun drone militaire malien par lâarmĂ©e algĂ©rienne avait provoquĂ© une grave crise diplomatique. Le Niger et le Burkina Faso avaient alors exprimĂ© leur solidaritĂ© avec Bamako. Depuis, les relations se sont partiellement normalisĂ©es, sans effacer toutes les divergences.
Certes, le Niger demeure souverain dans le choix de ses partenaires militaires. Mais son appartenance à une Confédération fondée sur la solidarité et la défense collective implique également une coordination stratégique.
DĂšs lors, plusieurs questions se posent : le Mali et le Burkina Faso ont-ils Ă©tĂ© consultĂ©s ? Quelle sera la mission exacte des soldats algĂ©riens ? Quelles garanties permettront de prĂ©server les intĂ©rĂȘts sĂ©curitaires de lâensemble de lâAES ?
Ă ce stade, rien ne permet dâaffirmer que cet accord viole les engagements confĂ©dĂ©raux. Il pourrait mĂȘme contribuer Ă un rapprochement entre Alger et les Ătats du Sahel.
Cependant, cette situation met en lumiĂšre un enjeu fondamental : comment construire une vĂ©ritable souverainetĂ© collective si les partenariats militaires extĂ©rieurs des Ătats membres ne sâinscrivent pas dans une stratĂ©gie commune clairement dĂ©finie ?
Au-delĂ du Niger et de lâAlgĂ©rie, câest donc la cohĂ©rence politique et militaire de lâAES qui est interrogĂ©e.
LEADERNEWSCI â Informer pour former.
#AES #Niger #Algérie #Mali #BurkinaFaso #Souveraineté
đŽđ§đ« #BURKINA SOUVERAINETĂ ALIMENTAIRE | 50 000 HECTARES DE TERRES Ă AMĂNAGER POUR L'IRRIGATION
Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté alimentaire.
Le 20 octobre 2026, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a lancé une vaste opération d'aménagement de 50 000 hectares de périmÚtres irrigués, avec un investissement global estimé à 254,79 milliards FCFA.
L'objectif est de porter les superficies irriguées du pays de moins de 30 000 à environ 80 000 hectares d'ici octobre 2027.
Cette initiative vise à réduire la dépendance aux précipitations, permettre jusqu'à trois cycles de production agricole par an et renforcer durablement les capacités alimentaires nationales.
Le programme mobilisera notamment le génie militaire, les entreprises publiques d'aménagement et des milliers de volontaires agricoles.
Au-delĂ de l'augmentation des superficies cultivables, c'est la maĂźtrise de l'eau, de la terre et des moyens de production qui est au cĆur de cette stratĂ©gie.
Reste désormais le défi de la réalisation effective des aménagements, de leur entretien et de leur mise en exploitation.
La souveraineté alimentaire ne se décrÚte pas : elle se construit aussi par la maßtrise des moyens de production.
#BurkinaFaso #AES #SouverainetéAlimentaire #Agriculture #Leadernewsci
đŽ#Panafricain
ELLES ONT RĂSISTĂ â ĂPISODE 6:
LES FEMMES D'ABA, OU LE CAUCHEMAR DU COLON BRITANIQUE
Nigeria, 1929.
Un agent de l'administration coloniale exige qu'une femme compte ses biens.
Une demande en apparence banale. Mais dans un pays soumis Ă la domination britannique, ce geste va mettre le feu aux poudres.
La colÚre gagne les villages. Les femmes se rassemblent. Le mouvement prend une ampleur que les autorités coloniales n'avaient pas imaginée.
Elles n'ont pas d'armée. Pourtant, elles vont faire trembler l'ordre colonial.
Comment une simple confrontation a-t-elle pu déclencher l'une des plus grandes mobilisations féminines de l'histoire coloniale africaine ?
Et jusqu'oĂč les Britanniques iront-ils pour tenter de l'Ă©touffer ?
DĂ©couvrez la rĂ©volte des femmes dâAba dans lâĂ©pisode 6 de notre sĂ©rie « Elles ont rĂ©sistĂ© »: youtu.be/XfM8KiLNsXQ?is=Ju_gâŠ
Une héroïne. Une histoire. Une mémoire à transmettre.
Leadernewsci â Informer pour former.
#EllesOntRésisté #FemmesDAba #Nigeria1929 #WomensWar #HistoireAfricaine #Résistance #Leadernewsci
đŽ #cotedivoire
SOUVERAINETĂ ALIMENTAIRE DEPUIS L'ĂTRANGER?
Le 14 octobre 2026 Ă Abidjan, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des Productions vivriĂšres, Bernard Kini-KomoĂ©, a prĂ©sentĂ© Ă des entreprises italiennes 30 projets dâinvestissement dans le secteur vivrier, dont 13 consacrĂ©s au riz.
Objectif : mobiliser financements, technologies et Ă©quipements pour moderniser lâagriculture et renforcer la souverainetĂ© alimentaire de la CĂŽte dâIvoire.
Les projets concernent notamment la mĂ©canisation, lâirrigation, le stockage, la transformation et les amĂ©nagements hydroagricoles.
Mais un paradoxe apparaĂźt : peut-on vĂ©ritablement parler de souverainetĂ© alimentaire lorsque les moyens permettant de produire dĂ©pendent dâacteurs Ă©trangers ?
Produire du riz en CĂŽte dâIvoire ne suffit pas nĂ©cessairement Ă garantir la souverainetĂ©. Encore faut-il maĂźtriser les Ă©quipements, les technologies, lâirrigation, le stockage, la transformation et les autres maillons stratĂ©giques de la chaĂźne de production.
Le capital Ă©tranger nâest pas en lui-mĂȘme contradictoire avec la souverainetĂ©, si...
Le paradoxe peut nĂ©anmoins ĂȘtre nuancĂ©.
Faire appel Ă des investisseurs Ă©trangers peut permettre dâacquĂ©rir plus rapidement les capitaux, Ă©quipements et technologies nĂ©cessaires.
Mais Ă une condition essentielle : que ces investissements conduisent progressivement Ă la maĂźtrise nationale des moyens de production.
Cela suppose notamment transfert de technologies et de compĂ©tences, formation des techniciens ivoiriens, dĂ©veloppement dâentreprises nationales, capacitĂ© locale de maintenance et maĂźtrise des infrastructures stratĂ©giques.
En effet, le risque serait de remplacer une dĂ©pendance par une autre. C'est Ă dire, importer moins de riz, mais rester dĂ©pendant de lâextĂ©rieur pour produire ce riz.
Et une autre interrogation mĂ©rite dâĂȘtre posĂ©e. La souverainetĂ© alimentaire gagne aujourdâhui en importance dans les politiques agricoles africaines, notamment dans les pays de lâAES, qui travaillent ouvertement Ă la mutualisation de leurs capacitĂ©s productives.
Il faut donc souhaiter que, pour la CĂŽte dâIvoire, la souverainetĂ© alimentaire ne soit pas seulement un concept dans lâair du temps sur lequel on surfe, mais quâelle corresponde Ă une vĂ©ritable stratĂ©gie de long terme visant Ă donner au pays la maĂźtrise croissante de sa production et de ses moyens de production.
Câest finalement Ă cette aune que devront ĂȘtre Ă©valuĂ©s les 30 projets prĂ©sentĂ©s aux investisseurs italiens : non seulement par les milliards mobilisĂ©s ou les tonnes supplĂ©mentaires produites, mais par la part de maĂźtrise qui restera ou reviendra aux acteurs ivoiriens.
Car in fine, la CÎte d'Ivoire doit se demander si elle désire construire une véritable souveraineté alimentaire ou si elle ne veut que déplacer sa dépendance ?
#CÎtedIvoire #SouverainetéAlimentaire #Agriculture #Riz #Investissement #AES #ProductionLocale #Leadernewsci
#Panafricain
ELLES ONT RĂSISTĂ â ĂPISODE 5:
ALINE SITOĂ DIATTA : PIONNIĂRE DU COMBAT POUR LA SOUVERAINETĂ ALIMENTAIRE
Casamance, années 1940.
Un ordre colonial. Une terre menacée. Et une femme qui refuse de plier.
La puissance française veut imposer ses exigences, contrÎler les récoltes et bouleverser les traditions. Mais face à elle, Aline Sitoé Diatta se lÚve.
Elle nâa ni armĂ©e ni arsenal. Pourtant, son nom va bientĂŽt inquiĂ©ter lâadministration coloniale et rassembler tout un peuple autour dâun mĂȘme combat : rester maĂźtre de sa terre, de ses ressources et de son avenir.
Pourquoi cette jeune femme est-elle devenue une menace pour lâordre colonial ?
Quel prix devra-t-elle payer pour défendre la souveraineté de son peuple ?
DĂ©couvrez son histoire dans lâĂ©pisode 5 de notre sĂ©rie « Elles ont rĂ©sistĂ© » youtu.be/rVAI3OlzND0?si=rjyWâŠ
Une héroïne. Une histoire. Une mémoire à transmettre.
Leadernewsci â Informer pour former.
#EllesOntRésisté #AlineSitoéDiatta #Casamance #Sénégal #SouverainetéAlimentaire #HistoireAfricaine #Leadernewsci
đŽ #Panafricain
RFIâJEUNE AFRIQUE : RETOUR SUR LE DĂCRYPTAGE ARBITRAIRE DE « IB-LE PEN : MĂME COMBAT »
Le 4 octobre 2026, RFI a invitĂ© François Soudan, directeur de la rĂ©daction de Jeune Afrique, Ă revenir sur son Ă©ditorial « IB-Le Pen : mĂȘme combat », sans contradicteur. Lâauteur a donc dĂ©veloppĂ© Ă lâantenne une thĂšse dĂ©jĂ publiĂ©e. Le dispositif ressemble davantage Ă une amplification de lâĂ©dito quâĂ un vĂ©ritable dĂ©bat contradictoire.
Voici donc notre rĂ©ponse Ă ce qui Ă tout Ă fait l'air de n'ĂȘtre un Ă©niĂšme propagande pour salir le noble combat de Ibrahim TraorĂ©. Et c'est un "Parti pris" assumĂ©.
MĂȘme mot, pas le mĂȘme souverainisme
Oui, Ibrahim Traoré et Marine Le Pen parlent tous deux de souveraineté.
Chez Marine Le Pen, elle sâarticule autour de la nation française, des frontiĂšres, de lâimmigration et de la prioritĂ© nationale.
Chez Ibrahim TraorĂ©, elle renvoie Ă la maĂźtrise des ressources, Ă la transformation locale, Ă la rĂ©duction des dĂ©pendances extĂ©rieures, Ă lâintĂ©gration africaine et Ă lâAES.
Le vocabulaire peut se rejoindre. Les projets ne sont pas identiques.
Le panafricanisme dâIB ne se rĂ©duit pas Ă un nationalisme
François Soudan conteste le caractĂšre panafricaniste dâIbrahim TraorĂ©. Pourtant, les actes posĂ©s par Ouagadougou dĂ©passent le cadre national.
Le Burkina a instaurĂ© la gratuitĂ© du visa pour les ressortissants africains, officiellement au nom de la vision panafricaniste du chef de lâĂtat. Ibrahim TraorĂ© participe aussi Ă la construction dâun espace politique commun avec le Mali et le Niger.
La diffĂ©rence est donc frappante : Marine Le Pen veut renforcer le contrĂŽle des frontiĂšres françaises ; Ibrahim TraorĂ© facilite, Ă lâĂ©chelle africaine, lâaccĂšs des Africains au Burkina et participe Ă une intĂ©gration rĂ©gionale.
Une certaine convergence : les relations FranceâAfrique
Lorsque Ouagadougou a exigĂ© le dĂ©part des forces françaises, Marine Le Pen a demandĂ© Ă Emmanuel Macron de respecter cette dĂ©cision souveraine. Elle dĂ©fend aussi lâidĂ©e de relations plus Ă©quilibrĂ©es avec lâAfrique.
Cette convergence mĂ©rite dâĂȘtre reconnue, mais avec prudence : une position exprimĂ©e dans lâopposition nâest pas encore une politique Ă©prouvĂ©e au pouvoir.
Respecter la souverainetĂ© nâest pas partager la mĂȘme idĂ©ologie
Pourquoi le fait que Marine Le Pen ait soutenu le droit du Burkina Ă dĂ©cider du dĂ©part des soldats français ferait-il dâelle la porteuse du mĂȘme projet politique quâIbrahim TraorĂ© ?
Respecter la souverainetĂ© dâun Ătat nâest pas adhĂ©rer Ă son idĂ©ologie.
Le âchacun chez soiâ rĂ©siste mal aux faits
Burkina Faso, Mali et Niger mettent progressivement en commun des instruments de défense, diplomatie, identité, mobilité, télécommunications et économie.
Ă contrario Marine Le Pen veut rĂ©cupĂ©rer certaines compĂ©tences transfĂ©rĂ©es Ă des structures supranationales europĂ©ennes, tandis quâIbrahim TraorĂ© participe Ă la crĂ©ation dâune structure supranationale africaine : lâAES.
Des convergences, mais pas âun mĂȘme combatâ
Oui, les deux discours peuvent se rejoindre sur certains points : souverainetĂ© des Ătats, critique des ingĂ©rences, relations FranceâAfrique plus Ă©quilibrĂ©es.
Mais cela ne suffit pas à établir une identité politique.
Marine Le Pen dĂ©fend dâabord la souverainetĂ© française.
Ibrahim TraorĂ© inscrit la souverainetĂ© burkinabĂš dans un projet plus large de souverainetĂ© africaine et dâintĂ©gration rĂ©gionale.
Les deux discours peuvent se croiser, mais cela ne suffit pas Ă conclure à « IB-Le Pen : mĂȘme combat ».
Le débat que @RFI aurait pu organiser
La vraie question aurait pu ĂȘtre :
Le mot âsouverainetĂ©â suffit-il Ă faire de deux responsables politiques les porteurs dâun mĂȘme combat ?
Câest prĂ©cisĂ©ment la contradiction qui manquait Ă la sĂ©quence RFI du 4 octobre.
@LeaderNewsCI - Informer pour former
#IbrahimTraoré #MarineLePen #JeuneAfrique #RFI #BurkinaFaso #AES #Panafricanisme #Souveraineté
đŽ #UMOA
BANQUES SANCTIONNĂES DANS LâUMOA : POURQUOI CACHE-T-ON LEURS NOMS AUX CLIENTS ?
Ces derniers jours, des informations font Ă©tat de sanctions contre plusieurs Ă©tablissements bancaires opĂ©rant en CĂŽte dâIvoire, prononcĂ©es par la Commission bancaire de lâUnion monĂ©taire ouest-africaine (UMOA).
Ces sanctions concernent notamment des manquements aux normes prudentielles, des défaillances dans la gouvernance et la gestion des risques, ainsi que des insuffisances dans les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
En juillet 2026, par exemple, une banque ivoirienne a Ă©copĂ© dâun blĂąme et dâune amende de 300 millions FCFA pour ces manquements. Mais son nom nâa pas Ă©tĂ© rendu public.
Une transparence à la discrétion du régulateur
La circulaire n° 001-2018/CB/C du 20 juin 2018 permet à la Commission bancaire de déterminer si une sanction sera publiée de maniÚre nominative ou anonyme.
Câest prĂ©cisĂ©ment lĂ que se pose la question : pourquoi un client devrait-il ignorer que sa propre banque a Ă©tĂ© sanctionnĂ©e pour non-respect de la rĂ©glementation ?
Aux Ătats-Unis, les dĂ©cisions formelles dĂ©finitives de sanction des autoritĂ©s bancaires sont publiĂ©es avec lâidentitĂ© des Ă©tablissements concernĂ©s. Les dĂ©posants peuvent ainsi connaĂźtre les manquements constatĂ©s et les mesures imposĂ©es.
Pourquoi les clients des banques de lâUMOA ne bĂ©nĂ©ficieraient-ils pas dâune transparence comparable ?
Protéger les banques ou informer leurs clients ?
Bien entendu, une sanction rĂ©glementaire ne signifie pas quâune banque est menacĂ©e de faillite, et une dĂ©faillance dans les procĂ©dures antiblanchiment ne signifie pas que la banque a elle-mĂȘme blanchi de lâargent.
On peut Ă©galement comprendre que le rĂ©gulateur cherche Ă prĂ©server la confiance dans le systĂšme bancaire et Ă Ă©viter quâune publication mal comprise ne provoque des retraits massifs de dĂ©pĂŽts.
Mais cela ne devrait pas conduire automatiquement Ă lâanonymat.
Les clients confient parfois lâĂ©pargne de toute une vie Ă ces Ă©tablissements. Ils devraient pouvoir dĂ©cider en connaissance de cause sâils souhaitent continuer Ă leur faire confiance.
Le secret bancaire doit protĂ©ger les informations confidentielles des clients. Il ne devrait pas servir Ă maintenir secrĂšte lâidentitĂ© dâune banque sanctionnĂ©e.
La transparence doit ĂȘtre la rĂšgle, lâanonymat lâexception
Les sanctions dĂ©finitives devraient, par principe, ĂȘtre publiĂ©es avec le nom des Ă©tablissements concernĂ©s, la nature des infractions et les mesures correctives imposĂ©es.
Toute exception devrait reposer sur des critĂšres prĂ©cis, publics et vĂ©rifiables, plutĂŽt que sur une simple facultĂ© laissĂ©e Ă lâapprĂ©ciation de la Commission bancaire.
Car Ă quoi sert dâinformer les populations quâune banque ne respecte pas la rĂ©glementation si on leur refuse le droit de savoir de quelle banque il sâagit ?
#CotedIvoire #UMOA #BCEAO #Banques #Transparence #RegulationBancaire #Epargne #Finance #Leadernewsci
đŽ #Mali
164 JOURS APRĂS, LES TERRORISTES DU FLA FUIENT KIDAL
AprĂšs plusieurs jours dâopĂ©rations aĂ©roterrestres menĂ©es par les FAMa avec lâappui de lâAfrica Corps, le Front de libĂ©ration de lâAzawad (FLA), organisation terroriste, a annoncĂ© le 6 octobre son retrait de Kidal. Le mouvement parle dâun « repli stratĂ©gique et maĂźtrisĂ© » destinĂ© Ă prĂ©server ses hommes et ses moyens.
Dans les heures qui ont suivi, les forces maliennes sont revenues dans la ville sans affrontement terrestre majeur signalĂ©. Bamako prĂ©sente dĂ©sormais cette reprise comme une Ă©tape vers le rĂ©tablissement de lâadministration et des services publics.
Le FLA affirme que son retrait est temporaire et quâil poursuivra le combat. Mais sur le terrain, le constat immĂ©diat est clair : Kidal a de nouveau changĂ© de mains et les FAMa y ont repris position.
La prochaine bataille sera celle de la durĂ©e : tenir Kidal, sĂ©curiser les axes et rĂ©installer effectivement lâĂtat.
#Mali #Kidal #FAMa #FLA #AES #Sahel #Dougoukoloko
đŽ ILS ONT DIT | Burkina đ§đ«
PrĂ©sent Ă Ouagadougou Ă lâoccasion de la Nuit de la RĂ©volution progressiste populaire, lâartiste ivoirien Meiway a tenu Ă apporter son soutien au peuple burkinabĂš.
#CIV225 #Mali #Burkina #Niger #Senegal #Guinee #Togo #Benin #Tchad #AES
#Meiway #BurkinaFaso #Ouagadougou #LeaderNewsCI
đŽ #cotedivoire
Politique: "Portez plainte", exhorte Mamadou Koulibaly
"Quand on voit comment certaines personnes en CĂŽte dâIvoire ( actuellement en profusion au sommet de l'Ătat ) profitent du pouvoir dâĂtat qu'elles exercent pour, gratuitement, nuire et abuser d'autrui, on se demande si les mĂ©priser n'est pas une solution trop facile face Ă leur lĂąchetĂ©.
L'abus de pouvoir ou l'abus d'autoritĂ© est condamnable, car le pouvoir d'Ătat est confĂ©rĂ© pour servir le bien commun et protĂ©ger les citoyens conformĂ©ment Ă la loi, et non pour leur nuire.
Mépriser ces potentats locaux est une attitude passive et leur fait croire qu'elles vous intimident et vous font peur.
Ces gens tirent leur légitimité du peuple ou des institutions, et quand elles utilisent cette force publique à des fins d'oppression personnelle ou systémique elles ne révÚlent pas seulement leur déchéance morale et leur lùcheté, mais aussi une déchéance légale et pénale, pour la trahison de leur mission, de leur mandat et de leurs compétences.
Les mépriser reste insuffisant ou inefficace face à la gravité des faits.
Il faut leur donner des rĂ©ponses structurelles et juridiques, en les poursuivant devant les tribunaux pour les obliger Ă rendre des comptes et les faire tomber sous le coup de la loi, sans mĂȘme attendre les sanctions politiques.
Quand vous ĂȘtes victimes d'abus de pouvoir portez plainte, faites Appel, aller en Cassation ou au Conseil d'Ătat.
N'attendez pas les prochaines élections pour voter contre ceux qui abusent de leur pouvoir.
Portez plaintes, il en restera toujours quelque chose.
C'est votre exigence de justice, de transparence et de rĂ©formes qui sera le ferment pour empĂȘcher que de tels abus ne se reproduisent ailleurs sur d'autres personnes ou dans l'avenir." @M_Koulibaly
#CIV225 #Mali #Burkina #Niger #Senegal #Guinee #Togo #Benin #Tchad #AES
đŽ #Panafricain
L'épisode 4 de notre série est aussi disponible sur youtube"
youtube.com/playlist?list=PLâŠ
đŽ#Panafricain
ELLES ONT RĂSISTĂ:
Ăpisode 4 | Nzinga Mbandi, la reine qui dĂ©fia le Portugal
Face à elle, le représentant portugais est assis.
Pour Nzinga, aucun siĂšge.
Le message est clair : la princesse africaine doit s'asseoir Ă terre, dans une position dâinfĂ©rioritĂ©, face Ă un interlocuteur installĂ© dans un fauteuil.
Nzinga ne proteste pas.
Elle ne sâagenouille pas non plus.
Ce quâelle va faire va surprendre ses interlocuteurs⊠et entrer dans lâHistoire.
Mais cette scĂšne nâest que le dĂ©but dâune confrontation qui va durer des dĂ©cennies.
Qui était vraiment Nzinga Mbandi ?
Comment cette femme est-elle devenue lâune des plus redoutables adversaires de la prĂ©sence portugaise en Afrique centrale ?
DĂ©couvrez lâĂ©pisode 4 de notre sĂ©rie « Elles ont rĂ©sistĂ© ».
NZINGA MBANDI â La reine qui dĂ©fia le Portugal.
Une héroïne. Une histoire. Une mémoire à transmettre.
Leadernewsci â Informer pour former.
#EllesOntRésisté #NzingaMbandi #Angola #Ndongo #Matamba #HistoireAfricaine #Résistance #Leadernewsci
đŽđžđł #SĂNĂGAL
@GuyMariusSagna réagit aux propos de Diomaye Faye
AprĂšs la dĂ©claration du prĂ©sident Bassirou Diomaye Faye sur la jeunesse sĂ©nĂ©galaise, Guy Marius Sagna lui rĂ©pond directement. Le dĂ©putĂ© dĂ©nonce ce quâil qualifie de « recettes nĂ©ocoloniales du FMI, de Macron et de leurs valets africains ».
Une sortie qui marque publiquement son dĂ©saccord avec lâorientation quâil attribue au pouvoir actuel.
#Sénégal #GuyMariusSagna #DiomayeFaye #Jeunesse #FMI #Afrique #LeaderNewsCI
đŽ#Panafricain
ELLES ONT RĂSISTĂ â ĂPISODE 3
Ils voulaient son peuple soumis.
Ils rĂ©clamĂšrent jusquâau Tabouret dâOr, symbole sacrĂ© de la nation ashanti.
Face Ă lâarrogance britannique, une femme se leva.
Son nom : Yaa Asantewaa.
En 1900, elle entre dans lâHistoire en devenant lâun des visages majeurs dâune rĂ©sistance que Londres nâavait pas prĂ©vue.
JusquâoĂč ira-t-elle pour dĂ©fendre son peuple et sa dignitĂ© ?
DĂ©couvrez Yaa Asantewaa dans lâĂ©pisode 3 de « Elles ont rĂ©sistĂ© ».
Une héroïne. Une histoire. Une mémoire à transmettre.
Leadernewsci â Informer pour former.
#EllesOntRésisté #YaaAsantewaa #Ghana #Ashanti #HistoireAfricaine #Résistance #Leadernews
đŽ #Senegal
Bassirou Diomaye Faye appuie Macky Sall dans sa candidature au poste de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâONU.
#Sénégal #BassirouDiomayeFaye #MackySall #ONU #Diplomatie #Afrique #UnionAfricaine #PolitiqueSénégalaise #LeadershipAfricain #Leadernewsci
Leader Newsđšđź retweeted
đŽ #cotedivoiređšđź
PAIEMENT DES FACTURES DES PME : LA BANQUE MONDIALE Ă LâĂCOLE DE LâĂTAT IVOIRIEN ?
En CĂŽte dâIvoire, les retards de paiement des prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de lâĂtat constituent depuis longtemps une prĂ©occupation rĂ©currente des entreprises, particuliĂšrement des PME. Aujourdâhui, le sujet rebondit du cĂŽtĂ© des projets financĂ©s par la Banque mondiale.
Ă lâoccasion des Open Days de lâinstitution Ă Abidjan, des entreprises du BTP ont soulevĂ© la question des retards de dĂ©caissement sur des projets dâinfrastructures routiĂšres. La Banque mondiale a elle-mĂȘme reconnu lâexistence de lenteurs dans lâexĂ©cution et le dĂ©caissement de certains projets.
Et derriÚre une « facture en attente », il y a une entreprise qui continue de vivre.
Elle doit payer ses ouvriers, ses fournisseurs et ses sous-traitants. Elle doit acheter du carburant, entretenir ses engins, honorer ses échéances bancaires et disposer de suffisamment de liquidités pour poursuivre son activité.
Lorsqu'une prestation exĂ©cutĂ©e tarde Ă ĂȘtre rĂ©glĂ©e, c'est donc la trĂ©sorerie et la santĂ© financiĂšre de l'entreprise qui sont directement mises sous pression. Pour une PME disposant de peu de rĂ©serves, des dĂ©lais prolongĂ©s peuvent conduire Ă l'endettement, au ralentissement des activitĂ©s, aux difficultĂ©s de paiement et, dans les situations les plus graves, mettre en pĂ©ril sa survie.
Le problĂšme mĂ©rite d'autant plus d'attention qu'il fait Ă©cho Ă une difficultĂ© rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ©e en CĂŽte d'Ivoire : le parcours parfois trĂšs long des entreprises pour obtenir le rĂšglement de prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de l'Ătat.
La question n'est donc pas seulement de construire des routes ou d'annoncer des milliards de financements. Il faut Ă©galement que les entreprises qui exĂ©cutent les travaux puissent ĂȘtre payĂ©es dans des dĂ©lais compatibles avec leur propre survie Ă©conomique.
à ce jour, le montant consolidé des factures effectivement échues et restant dues aux entreprises concernées par les projets de la Banque mondiale n'a pas été rendu public dans les informations disponibles.
Alors, combien de PME attendent aujourd'hui d'ĂȘtre payĂ©es ? Pour quels montants ? Et depuis combien de temps ?
Parce qu'une politique de soutien aux PME commence aussi par une rÚgle élémentaire : payer dans les délais les entreprises qui ont effectivement réalisé les prestations commandées.
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PAIEMENT DES FACTURES DES PME : LA BANQUE MONDIALE Ă LâĂCOLE DE LâĂTAT IVOIRIEN ?
En CĂŽte dâIvoire, les retards de paiement des prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de lâĂtat constituent depuis longtemps une prĂ©occupation rĂ©currente des entreprises, particuliĂšrement des PME. Aujourdâhui, le sujet rebondit du cĂŽtĂ© des projets financĂ©s par la Banque mondiale.
Ă lâoccasion des Open Days de lâinstitution Ă Abidjan, des entreprises du BTP ont soulevĂ© la question des retards de dĂ©caissement sur des projets dâinfrastructures routiĂšres. La Banque mondiale a elle-mĂȘme reconnu lâexistence de lenteurs dans lâexĂ©cution et le dĂ©caissement de certains projets.
Et derriÚre une « facture en attente », il y a une entreprise qui continue de vivre.
Elle doit payer ses ouvriers, ses fournisseurs et ses sous-traitants. Elle doit acheter du carburant, entretenir ses engins, honorer ses échéances bancaires et disposer de suffisamment de liquidités pour poursuivre son activité.
Lorsqu'une prestation exĂ©cutĂ©e tarde Ă ĂȘtre rĂ©glĂ©e, c'est donc la trĂ©sorerie et la santĂ© financiĂšre de l'entreprise qui sont directement mises sous pression. Pour une PME disposant de peu de rĂ©serves, des dĂ©lais prolongĂ©s peuvent conduire Ă l'endettement, au ralentissement des activitĂ©s, aux difficultĂ©s de paiement et, dans les situations les plus graves, mettre en pĂ©ril sa survie.
Le problĂšme mĂ©rite d'autant plus d'attention qu'il fait Ă©cho Ă une difficultĂ© rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ©e en CĂŽte d'Ivoire : le parcours parfois trĂšs long des entreprises pour obtenir le rĂšglement de prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de l'Ătat.
La question n'est donc pas seulement de construire des routes ou d'annoncer des milliards de financements. Il faut Ă©galement que les entreprises qui exĂ©cutent les travaux puissent ĂȘtre payĂ©es dans des dĂ©lais compatibles avec leur propre survie Ă©conomique.
à ce jour, le montant consolidé des factures effectivement échues et restant dues aux entreprises concernées par les projets de la Banque mondiale n'a pas été rendu public dans les informations disponibles.
Alors, combien de PME attendent aujourd'hui d'ĂȘtre payĂ©es ? Pour quels montants ? Et depuis combien de temps ?
Parce qu'une politique de soutien aux PME commence aussi par une rÚgle élémentaire : payer dans les délais les entreprises qui ont effectivement réalisé les prestations commandées.
#CotedIvoire #PME #BTP #BanqueMondiale #DetteInterieure #Economie #Entreprises #MarchesPublics













