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Retrouvez l'actualité politique, économique, sociale, technologique et culturelle de la CÎte d'Ivoire, de l'Afrique et du monde.

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🔮La politique pour les nuls L'Ă©conomiste et essayiste français @PorcherThomas explique, en deux mots, pourquoi la France n'a pas intĂ©rĂȘt Ă  ce que l'Afrique se dĂ©veloppe. #CIV225 #civ #France #StopCFA
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🔮#CESTNOTREHISTOIRE COLONISATION : QUAND L’ÉCOLE ENSEIGNAIT LE MENSONGE POUR CACHER L’HORREUR Et si l’un des plus grands mensonges sur la colonisation avait Ă©tĂ© enseignĂ© sur les bancs de l’école ? Pendant des gĂ©nĂ©rations, on a appris aux Ă©lĂšves français et africains Ă  voir dans la colonisation une prĂ©tendue « mission civilisatrice ». DerriĂšre ce rĂ©cit soigneusement entretenu se cachait une tout autre rĂ©alitĂ© : conquĂȘtes sanglantes, massacres, pillages, travail forcĂ© et oppression des peuples africains. Plus grave encore : lorsque des images venaient contredire cette histoire officielle, elles pouvaient ĂȘtre Ă©cartĂ©es de l’enseignement. Pour preuve, voici la rĂ©ponse que, selon RenĂ© Vautier, la Ligue de l’enseignement lui aurait donnĂ©e en 1950 lorsqu’il proposa de diffuser dans les Ă©coles son documentaire Afrique 50 : "Quoique correctement rĂ©alisĂ© et basĂ© sur des documents indiscutables, ce film va Ă  l'encontre de toutes les idĂ©es qui servent de base Ă  l'enseignement de la pĂ©nĂ©tration française en Afrique... Ce qui rend sa diffusion impossible." Quand la vĂ©ritĂ© dĂ©range le rĂ©cit officiel, ce n’est pas le mensonge qu’on retire des manuels : c’est la vĂ©ritĂ© qu’on empĂȘche d’entrer dans les salles de classe. Écoutons RenĂ© Vautier, cinĂ©aste et documentariste français (1928–2015), raconter lui-mĂȘme cet Ă©pisode rĂ©vĂ©lateur. Leadernewsci – Informer pour former. #CestNotreHistoire #Colonisation #Afrique50 #RenĂ©Vautier #MĂ©moireAfricaine #HistoireAfricaine
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🔮🇳đŸ‡ȘđŸ‡čđŸ‡© NIGER–TCHAD : UNE NOUVELLE CRISE DIPLOMATIQUE INUTILE ENTRE DEUX PAYS FRÈRES Alors que le Sahel fait face Ă  d’immenses dĂ©fis sĂ©curitaires, les tensions entre le Niger et le Tchad viennent rappeler une triste rĂ©alitĂ© : les pays africains peinent encore Ă  construire une rĂ©ponse commune aux menaces qui frappent leur rĂ©gion. Le 26 octobre 2026, le gouvernement nigĂ©rien a accusĂ© le Tchad d’ĂȘtre Ă  l’origine d’une frappe de drone survenue le 24 octobre dans la rĂ©gion d’Agadez, faisant, selon Niamey, deux morts et plusieurs blessĂ©s civils. Les autoritĂ©s nigĂ©riennes Ă©voquent Ă©galement une implication prĂ©sumĂ©e de la France. Le mardi 27 octobre, N’Djamena a fermement rejetĂ© ces accusations, rĂ©clamant des preuves. Les deux gouvernements se disent favorables Ă  une enquĂȘte internationale indĂ©pendante. Au-delĂ  des accusations, dont les responsabilitĂ©s restent Ă  Ă©tablir, cette crise interpelle profondĂ©ment. Comment deux pays africains voisins, liĂ©s par l’histoire, la gĂ©ographie et des dĂ©fis sĂ©curitaires communs, peuvent-ils en arriver Ă  une telle confrontation diplomatique ? Le Niger et le Tchad ont pourtant davantage Ă  gagner d’une coopĂ©ration renforcĂ©e en matiĂšre de renseignement, de surveillance des frontiĂšres et de lutte contre les groupes armĂ©s. L’Afrique ne peut durablement construire sa sĂ©curitĂ© si ses États voisins se regardent davantage avec mĂ©fiance qu’avec confiance. La souverainetĂ© de chaque pays doit ĂȘtre respectĂ©e. Mais elle ne devrait pas empĂȘcher le dialogue, la concertation et la recherche de solutions africaines aux crises africaines. Il faut espĂ©rer que l’enquĂȘte rĂ©clamĂ©e par les deux parties permettra d’établir les responsabilitĂ©s et, surtout, d’éviter une escalade entre deux peuples frĂšres. Car les vĂ©ritables bĂ©nĂ©ficiaires des divisions entre États africains risquent d’ĂȘtre ceux qui prospĂšrent sur l’insĂ©curitĂ© et l’instabilitĂ© du continent. LEADERNEWSCI — Informer pour former. #Niger #Tchad #Sahel #Afrique #SĂ©curitĂ© #Diplomatie #SouverainetĂ©
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🔮 đŸ‡©đŸ‡żđŸ‡łđŸ‡Ș ALGÉRIE–NIGER : UN DÉPLOIEMENT MILITAIRE QUI INTERROGE Le Parlement algĂ©rien a approuvĂ©, ce dimanche 25 octobre 2026, l’envoi d’unitĂ©s de l’armĂ©e nationale au Niger. Les deux chambres ont donnĂ© leur feu vert Ă  cette dĂ©cision du prĂ©sident Abdelmadjid Tebboune, qui marque un tournant dans la politique militaire algĂ©rienne, traditionnellement attachĂ©e Ă  la non-intervention Ă  l’étranger. Ce dĂ©ploiement, qui n'est pas encore effectif, viserait notamment Ă  sĂ©curiser les intĂ©rĂȘts Ă©nergĂ©tiques algĂ©riens dans le nord du Niger, dans le cadre d’un accord de coopĂ©ration militaire entre Alger et Niamey. Mais cette dĂ©cision dĂ©passe le simple cadre bilatĂ©ral et soulĂšve une question stratĂ©gique pour la ConfĂ©dĂ©ration des États du Sahel (AES). En avril 2025, la destruction d’un drone militaire malien par l’armĂ©e algĂ©rienne avait provoquĂ© une grave crise diplomatique. Le Niger et le Burkina Faso avaient alors exprimĂ© leur solidaritĂ© avec Bamako. Depuis, les relations se sont partiellement normalisĂ©es, sans effacer toutes les divergences. Certes, le Niger demeure souverain dans le choix de ses partenaires militaires. Mais son appartenance Ă  une ConfĂ©dĂ©ration fondĂ©e sur la solidaritĂ© et la dĂ©fense collective implique Ă©galement une coordination stratĂ©gique. DĂšs lors, plusieurs questions se posent : le Mali et le Burkina Faso ont-ils Ă©tĂ© consultĂ©s ? Quelle sera la mission exacte des soldats algĂ©riens ? Quelles garanties permettront de prĂ©server les intĂ©rĂȘts sĂ©curitaires de l’ensemble de l’AES ? À ce stade, rien ne permet d’affirmer que cet accord viole les engagements confĂ©dĂ©raux. Il pourrait mĂȘme contribuer Ă  un rapprochement entre Alger et les États du Sahel. Cependant, cette situation met en lumiĂšre un enjeu fondamental : comment construire une vĂ©ritable souverainetĂ© collective si les partenariats militaires extĂ©rieurs des États membres ne s’inscrivent pas dans une stratĂ©gie commune clairement dĂ©finie ? Au-delĂ  du Niger et de l’AlgĂ©rie, c’est donc la cohĂ©rence politique et militaire de l’AES qui est interrogĂ©e. LEADERNEWSCI — Informer pour former. #AES #Niger #AlgĂ©rie #Mali #BurkinaFaso #SouverainetĂ©
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đŸ”ŽđŸ‡§đŸ‡« #BURKINA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE | 50 000 HECTARES DE TERRES À AMÉNAGER POUR L'IRRIGATION Le Burkina Faso franchit une nouvelle Ă©tape dans sa stratĂ©gie de souverainetĂ© alimentaire. Le 20 octobre 2026, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel OuĂ©draogo a lancĂ© une vaste opĂ©ration d'amĂ©nagement de 50 000 hectares de pĂ©rimĂštres irriguĂ©s, avec un investissement global estimĂ© Ă  254,79 milliards FCFA. L'objectif est de porter les superficies irriguĂ©es du pays de moins de 30 000 Ă  environ 80 000 hectares d'ici octobre 2027. Cette initiative vise Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance aux prĂ©cipitations, permettre jusqu'Ă  trois cycles de production agricole par an et renforcer durablement les capacitĂ©s alimentaires nationales. Le programme mobilisera notamment le gĂ©nie militaire, les entreprises publiques d'amĂ©nagement et des milliers de volontaires agricoles. Au-delĂ  de l'augmentation des superficies cultivables, c'est la maĂźtrise de l'eau, de la terre et des moyens de production qui est au cƓur de cette stratĂ©gie. Reste dĂ©sormais le dĂ©fi de la rĂ©alisation effective des amĂ©nagements, de leur entretien et de leur mise en exploitation. La souverainetĂ© alimentaire ne se dĂ©crĂšte pas : elle se construit aussi par la maĂźtrise des moyens de production. #BurkinaFaso #AES #SouverainetĂ©Alimentaire #Agriculture #Leadernewsci
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🔮#Panafricain ELLES ONT RÉSISTÉ — ÉPISODE 6: LES FEMMES D'ABA, OU LE CAUCHEMAR DU COLON BRITANIQUE Nigeria, 1929. Un agent de l'administration coloniale exige qu'une femme compte ses biens. Une demande en apparence banale. Mais dans un pays soumis Ă  la domination britannique, ce geste va mettre le feu aux poudres. La colĂšre gagne les villages. Les femmes se rassemblent. Le mouvement prend une ampleur que les autoritĂ©s coloniales n'avaient pas imaginĂ©e. Elles n'ont pas d'armĂ©e. Pourtant, elles vont faire trembler l'ordre colonial. Comment une simple confrontation a-t-elle pu dĂ©clencher l'une des plus grandes mobilisations fĂ©minines de l'histoire coloniale africaine ? Et jusqu'oĂč les Britanniques iront-ils pour tenter de l'Ă©touffer ? DĂ©couvrez la rĂ©volte des femmes d’Aba dans l’épisode 6 de notre sĂ©rie « Elles ont rĂ©sistĂ© »: youtu.be/XfM8KiLNsXQ?is=Ju_g
 Une hĂ©roĂŻne. Une histoire. Une mĂ©moire Ă  transmettre. Leadernewsci — Informer pour former. #EllesOntRĂ©sistĂ© #FemmesDAba #Nigeria1929 #WomensWar #HistoireAfricaine #RĂ©sistance #Leadernewsci
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🔮 #cotedivoire SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE DEPUIS L'ÉTRANGER? Le 14 octobre 2026 Ă  Abidjan, le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des Productions vivriĂšres, Bernard Kini-KomoĂ©, a prĂ©sentĂ© Ă  des entreprises italiennes 30 projets d’investissement dans le secteur vivrier, dont 13 consacrĂ©s au riz. Objectif : mobiliser financements, technologies et Ă©quipements pour moderniser l’agriculture et renforcer la souverainetĂ© alimentaire de la CĂŽte d’Ivoire. Les projets concernent notamment la mĂ©canisation, l’irrigation, le stockage, la transformation et les amĂ©nagements hydroagricoles. Mais un paradoxe apparaĂźt : peut-on vĂ©ritablement parler de souverainetĂ© alimentaire lorsque les moyens permettant de produire dĂ©pendent d’acteurs Ă©trangers ? Produire du riz en CĂŽte d’Ivoire ne suffit pas nĂ©cessairement Ă  garantir la souverainetĂ©. Encore faut-il maĂźtriser les Ă©quipements, les technologies, l’irrigation, le stockage, la transformation et les autres maillons stratĂ©giques de la chaĂźne de production. Le capital Ă©tranger n’est pas en lui-mĂȘme contradictoire avec la souverainetĂ©, si... Le paradoxe peut nĂ©anmoins ĂȘtre nuancĂ©. Faire appel Ă  des investisseurs Ă©trangers peut permettre d’acquĂ©rir plus rapidement les capitaux, Ă©quipements et technologies nĂ©cessaires. Mais Ă  une condition essentielle : que ces investissements conduisent progressivement Ă  la maĂźtrise nationale des moyens de production. Cela suppose notamment transfert de technologies et de compĂ©tences, formation des techniciens ivoiriens, dĂ©veloppement d’entreprises nationales, capacitĂ© locale de maintenance et maĂźtrise des infrastructures stratĂ©giques. En effet, le risque serait de remplacer une dĂ©pendance par une autre. C'est Ă  dire, importer moins de riz, mais rester dĂ©pendant de l’extĂ©rieur pour produire ce riz. Et une autre interrogation mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e. La souverainetĂ© alimentaire gagne aujourd’hui en importance dans les politiques agricoles africaines, notamment dans les pays de l’AES, qui travaillent ouvertement Ă  la mutualisation de leurs capacitĂ©s productives. Il faut donc souhaiter que, pour la CĂŽte d’Ivoire, la souverainetĂ© alimentaire ne soit pas seulement un concept dans l’air du temps sur lequel on surfe, mais qu’elle corresponde Ă  une vĂ©ritable stratĂ©gie de long terme visant Ă  donner au pays la maĂźtrise croissante de sa production et de ses moyens de production. C’est finalement Ă  cette aune que devront ĂȘtre Ă©valuĂ©s les 30 projets prĂ©sentĂ©s aux investisseurs italiens : non seulement par les milliards mobilisĂ©s ou les tonnes supplĂ©mentaires produites, mais par la part de maĂźtrise qui restera ou reviendra aux acteurs ivoiriens. Car in fine, la CĂŽte d'Ivoire doit se demander si elle dĂ©sire construire une vĂ©ritable souverainetĂ© alimentaire ou si elle ne veut que dĂ©placer sa dĂ©pendance ? #CĂŽtedIvoire #SouverainetĂ©Alimentaire #Agriculture #Riz #Investissement #AES #ProductionLocale #Leadernewsci
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#Panafricain ELLES ONT RÉSISTÉ — ÉPISODE 5: ALINE SITOÉ DIATTA : PIONNIÈRE DU COMBAT POUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE Casamance, annĂ©es 1940. Un ordre colonial. Une terre menacĂ©e. Et une femme qui refuse de plier. La puissance française veut imposer ses exigences, contrĂŽler les rĂ©coltes et bouleverser les traditions. Mais face Ă  elle, Aline SitoĂ© Diatta se lĂšve. Elle n’a ni armĂ©e ni arsenal. Pourtant, son nom va bientĂŽt inquiĂ©ter l’administration coloniale et rassembler tout un peuple autour d’un mĂȘme combat : rester maĂźtre de sa terre, de ses ressources et de son avenir. Pourquoi cette jeune femme est-elle devenue une menace pour l’ordre colonial ? Quel prix devra-t-elle payer pour dĂ©fendre la souverainetĂ© de son peuple ? DĂ©couvrez son histoire dans l’épisode 5 de notre sĂ©rie « Elles ont rĂ©sistĂ© » youtu.be/rVAI3OlzND0?si=rjyW
 Une hĂ©roĂŻne. Une histoire. Une mĂ©moire Ă  transmettre. Leadernewsci — Informer pour former. #EllesOntRĂ©sistĂ© #AlineSitoĂ©Diatta #Casamance #SĂ©nĂ©gal #SouverainetĂ©Alimentaire #HistoireAfricaine #Leadernewsci
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🔮 #Panafricain RFI–JEUNE AFRIQUE : RETOUR SUR LE DÉCRYPTAGE ARBITRAIRE DE « IB-LE PEN : MÊME COMBAT » Le 4 octobre 2026, RFI a invitĂ© François Soudan, directeur de la rĂ©daction de Jeune Afrique, Ă  revenir sur son Ă©ditorial « IB-Le Pen : mĂȘme combat », sans contradicteur. L’auteur a donc dĂ©veloppĂ© Ă  l’antenne une thĂšse dĂ©jĂ  publiĂ©e. Le dispositif ressemble davantage Ă  une amplification de l’édito qu’à un vĂ©ritable dĂ©bat contradictoire. Voici donc notre rĂ©ponse Ă  ce qui Ă  tout Ă  fait l'air de n'ĂȘtre un Ă©niĂšme propagande pour salir le noble combat de Ibrahim TraorĂ©. Et c'est un "Parti pris" assumĂ©. MĂȘme mot, pas le mĂȘme souverainisme Oui, Ibrahim TraorĂ© et Marine Le Pen parlent tous deux de souverainetĂ©. Chez Marine Le Pen, elle s’articule autour de la nation française, des frontiĂšres, de l’immigration et de la prioritĂ© nationale. Chez Ibrahim TraorĂ©, elle renvoie Ă  la maĂźtrise des ressources, Ă  la transformation locale, Ă  la rĂ©duction des dĂ©pendances extĂ©rieures, Ă  l’intĂ©gration africaine et Ă  l’AES. Le vocabulaire peut se rejoindre. Les projets ne sont pas identiques. Le panafricanisme d’IB ne se rĂ©duit pas Ă  un nationalisme François Soudan conteste le caractĂšre panafricaniste d’Ibrahim TraorĂ©. Pourtant, les actes posĂ©s par Ouagadougou dĂ©passent le cadre national. Le Burkina a instaurĂ© la gratuitĂ© du visa pour les ressortissants africains, officiellement au nom de la vision panafricaniste du chef de l’État. Ibrahim TraorĂ© participe aussi Ă  la construction d’un espace politique commun avec le Mali et le Niger. La diffĂ©rence est donc frappante : Marine Le Pen veut renforcer le contrĂŽle des frontiĂšres françaises ; Ibrahim TraorĂ© facilite, Ă  l’échelle africaine, l’accĂšs des Africains au Burkina et participe Ă  une intĂ©gration rĂ©gionale. Une certaine convergence : les relations France–Afrique Lorsque Ouagadougou a exigĂ© le dĂ©part des forces françaises, Marine Le Pen a demandĂ© Ă  Emmanuel Macron de respecter cette dĂ©cision souveraine. Elle dĂ©fend aussi l’idĂ©e de relations plus Ă©quilibrĂ©es avec l’Afrique. Cette convergence mĂ©rite d’ĂȘtre reconnue, mais avec prudence : une position exprimĂ©e dans l’opposition n’est pas encore une politique Ă©prouvĂ©e au pouvoir. Respecter la souverainetĂ© n’est pas partager la mĂȘme idĂ©ologie Pourquoi le fait que Marine Le Pen ait soutenu le droit du Burkina Ă  dĂ©cider du dĂ©part des soldats français ferait-il d’elle la porteuse du mĂȘme projet politique qu’Ibrahim TraorĂ© ? Respecter la souverainetĂ© d’un État n’est pas adhĂ©rer Ă  son idĂ©ologie. Le “chacun chez soi” rĂ©siste mal aux faits Burkina Faso, Mali et Niger mettent progressivement en commun des instruments de dĂ©fense, diplomatie, identitĂ©, mobilitĂ©, tĂ©lĂ©communications et Ă©conomie. À contrario Marine Le Pen veut rĂ©cupĂ©rer certaines compĂ©tences transfĂ©rĂ©es Ă  des structures supranationales europĂ©ennes, tandis qu’Ibrahim TraorĂ© participe Ă  la crĂ©ation d’une structure supranationale africaine : l’AES. Des convergences, mais pas “un mĂȘme combat” Oui, les deux discours peuvent se rejoindre sur certains points : souverainetĂ© des États, critique des ingĂ©rences, relations France–Afrique plus Ă©quilibrĂ©es. Mais cela ne suffit pas Ă  Ă©tablir une identitĂ© politique. Marine Le Pen dĂ©fend d’abord la souverainetĂ© française. Ibrahim TraorĂ© inscrit la souverainetĂ© burkinabĂš dans un projet plus large de souverainetĂ© africaine et d’intĂ©gration rĂ©gionale. Les deux discours peuvent se croiser, mais cela ne suffit pas Ă  conclure Ă  « IB-Le Pen : mĂȘme combat ». Le dĂ©bat que @RFI aurait pu organiser La vraie question aurait pu ĂȘtre : Le mot “souverainetĂ©â€ suffit-il Ă  faire de deux responsables politiques les porteurs d’un mĂȘme combat ? C’est prĂ©cisĂ©ment la contradiction qui manquait Ă  la sĂ©quence RFI du 4 octobre. @LeaderNewsCI - Informer pour former #IbrahimTraorĂ© #MarineLePen #JeuneAfrique #RFI #BurkinaFaso #AES #Panafricanisme #SouverainetĂ©
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🔮 #UMOA BANQUES SANCTIONNÉES DANS L’UMOA : POURQUOI CACHE-T-ON LEURS NOMS AUX CLIENTS ? Ces derniers jours, des informations font Ă©tat de sanctions contre plusieurs Ă©tablissements bancaires opĂ©rant en CĂŽte d’Ivoire, prononcĂ©es par la Commission bancaire de l’Union monĂ©taire ouest-africaine (UMOA). Ces sanctions concernent notamment des manquements aux normes prudentielles, des dĂ©faillances dans la gouvernance et la gestion des risques, ainsi que des insuffisances dans les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifĂ©ration des armes de destruction massive. En juillet 2026, par exemple, une banque ivoirienne a Ă©copĂ© d’un blĂąme et d’une amende de 300 millions FCFA pour ces manquements. Mais son nom n’a pas Ă©tĂ© rendu public. Une transparence Ă  la discrĂ©tion du rĂ©gulateur La circulaire n° 001-2018/CB/C du 20 juin 2018 permet Ă  la Commission bancaire de dĂ©terminer si une sanction sera publiĂ©e de maniĂšre nominative ou anonyme. C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que se pose la question : pourquoi un client devrait-il ignorer que sa propre banque a Ă©tĂ© sanctionnĂ©e pour non-respect de la rĂ©glementation ? Aux États-Unis, les dĂ©cisions formelles dĂ©finitives de sanction des autoritĂ©s bancaires sont publiĂ©es avec l’identitĂ© des Ă©tablissements concernĂ©s. Les dĂ©posants peuvent ainsi connaĂźtre les manquements constatĂ©s et les mesures imposĂ©es. Pourquoi les clients des banques de l’UMOA ne bĂ©nĂ©ficieraient-ils pas d’une transparence comparable ? ProtĂ©ger les banques ou informer leurs clients ? Bien entendu, une sanction rĂ©glementaire ne signifie pas qu’une banque est menacĂ©e de faillite, et une dĂ©faillance dans les procĂ©dures antiblanchiment ne signifie pas que la banque a elle-mĂȘme blanchi de l’argent. On peut Ă©galement comprendre que le rĂ©gulateur cherche Ă  prĂ©server la confiance dans le systĂšme bancaire et Ă  Ă©viter qu’une publication mal comprise ne provoque des retraits massifs de dĂ©pĂŽts. Mais cela ne devrait pas conduire automatiquement Ă  l’anonymat. Les clients confient parfois l’épargne de toute une vie Ă  ces Ă©tablissements. Ils devraient pouvoir dĂ©cider en connaissance de cause s’ils souhaitent continuer Ă  leur faire confiance. Le secret bancaire doit protĂ©ger les informations confidentielles des clients. Il ne devrait pas servir Ă  maintenir secrĂšte l’identitĂ© d’une banque sanctionnĂ©e. La transparence doit ĂȘtre la rĂšgle, l’anonymat l’exception Les sanctions dĂ©finitives devraient, par principe, ĂȘtre publiĂ©es avec le nom des Ă©tablissements concernĂ©s, la nature des infractions et les mesures correctives imposĂ©es. Toute exception devrait reposer sur des critĂšres prĂ©cis, publics et vĂ©rifiables, plutĂŽt que sur une simple facultĂ© laissĂ©e Ă  l’apprĂ©ciation de la Commission bancaire. Car Ă  quoi sert d’informer les populations qu’une banque ne respecte pas la rĂ©glementation si on leur refuse le droit de savoir de quelle banque il s’agit ? #CotedIvoire #UMOA #BCEAO #Banques #Transparence #RegulationBancaire #Epargne #Finance #Leadernewsci
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🔮 #Mali 164 JOURS APRÈS, LES TERRORISTES DU FLA FUIENT KIDAL AprĂšs plusieurs jours d’opĂ©rations aĂ©roterrestres menĂ©es par les FAMa avec l’appui de l’Africa Corps, le Front de libĂ©ration de l’Azawad (FLA), organisation terroriste, a annoncĂ© le 6 octobre son retrait de Kidal. Le mouvement parle d’un « repli stratĂ©gique et maĂźtrisĂ© » destinĂ© Ă  prĂ©server ses hommes et ses moyens. Dans les heures qui ont suivi, les forces maliennes sont revenues dans la ville sans affrontement terrestre majeur signalĂ©. Bamako prĂ©sente dĂ©sormais cette reprise comme une Ă©tape vers le rĂ©tablissement de l’administration et des services publics. Le FLA affirme que son retrait est temporaire et qu’il poursuivra le combat. Mais sur le terrain, le constat immĂ©diat est clair : Kidal a de nouveau changĂ© de mains et les FAMa y ont repris position. La prochaine bataille sera celle de la durĂ©e : tenir Kidal, sĂ©curiser les axes et rĂ©installer effectivement l’État. #Mali #Kidal #FAMa #FLA #AES #Sahel #Dougoukoloko
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🔮 ILS ONT DIT | Burkina đŸ‡§đŸ‡« PrĂ©sent Ă  Ouagadougou Ă  l’occasion de la Nuit de la RĂ©volution progressiste populaire, l’artiste ivoirien Meiway a tenu Ă  apporter son soutien au peuple burkinabĂš. #CIV225 #Mali #Burkina #Niger #Senegal #Guinee #Togo #Benin #Tchad #AES #Meiway #BurkinaFaso #Ouagadougou #LeaderNewsCI
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🔮 #cotedivoire Politique: "Portez plainte", exhorte Mamadou Koulibaly "Quand on voit comment certaines personnes en CĂŽte d’Ivoire ( actuellement en profusion au sommet de l'État ) profitent du pouvoir d’État qu'elles exercent pour, gratuitement, nuire et abuser d'autrui, on se demande si les mĂ©priser n'est pas une solution trop facile face Ă  leur lĂąchetĂ©. L'abus de pouvoir ou l'abus d'autoritĂ© est condamnable, car le pouvoir d'État est confĂ©rĂ© pour servir le bien commun et protĂ©ger les citoyens conformĂ©ment Ă  la loi, et non pour leur nuire. MĂ©priser ces potentats locaux est une attitude passive et leur fait croire qu'elles vous intimident et vous font peur. Ces gens tirent leur lĂ©gitimitĂ© du peuple ou des institutions, et quand elles utilisent cette force publique Ă  des fins d'oppression personnelle ou systĂ©mique elles ne rĂ©vĂšlent pas seulement leur dĂ©chĂ©ance morale et leur lĂąchetĂ©, mais aussi une dĂ©chĂ©ance lĂ©gale et pĂ©nale, pour la trahison de leur mission, de leur mandat et de leurs compĂ©tences. Les mĂ©priser reste insuffisant ou inefficace face Ă  la gravitĂ© des faits. Il faut leur donner des rĂ©ponses structurelles et juridiques, en les poursuivant devant les tribunaux pour les obliger Ă  rendre des comptes et les faire tomber sous le coup de la loi, sans mĂȘme attendre les sanctions politiques. Quand vous ĂȘtes victimes d'abus de pouvoir portez plainte, faites Appel, aller en Cassation ou au Conseil d'État. N'attendez pas les prochaines Ă©lections pour voter contre ceux qui abusent de leur pouvoir. Portez plaintes, il en restera toujours quelque chose. C'est votre exigence de justice, de transparence et de rĂ©formes qui sera le ferment pour empĂȘcher que de tels abus ne se reproduisent ailleurs sur d'autres personnes ou dans l'avenir." @M_Koulibaly #CIV225 #Mali #Burkina #Niger #Senegal #Guinee #Togo #Benin #Tchad #AES
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🔮#Panafricain ELLES ONT RÉSISTÉ: Épisode 4 | Nzinga Mbandi, la reine qui dĂ©fia le Portugal Face Ă  elle, le reprĂ©sentant portugais est assis. Pour Nzinga, aucun siĂšge. Le message est clair : la princesse africaine doit s'asseoir Ă  terre, dans une position d’infĂ©rioritĂ©, face Ă  un interlocuteur installĂ© dans un fauteuil. Nzinga ne proteste pas. Elle ne s’agenouille pas non plus. Ce qu’elle va faire va surprendre ses interlocuteurs
 et entrer dans l’Histoire. Mais cette scĂšne n’est que le dĂ©but d’une confrontation qui va durer des dĂ©cennies. Qui Ă©tait vraiment Nzinga Mbandi ? Comment cette femme est-elle devenue l’une des plus redoutables adversaires de la prĂ©sence portugaise en Afrique centrale ? DĂ©couvrez l’épisode 4 de notre sĂ©rie « Elles ont rĂ©sistĂ© ». NZINGA MBANDI — La reine qui dĂ©fia le Portugal. Une hĂ©roĂŻne. Une histoire. Une mĂ©moire Ă  transmettre. Leadernewsci — Informer pour former. #EllesOntRĂ©sistĂ© #NzingaMbandi #Angola #Ndongo #Matamba #HistoireAfricaine #RĂ©sistance #Leadernewsci
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🔮🇾🇳 #SÉNÉGAL @GuyMariusSagna rĂ©agit aux propos de Diomaye Faye AprĂšs la dĂ©claration du prĂ©sident Bassirou Diomaye Faye sur la jeunesse sĂ©nĂ©galaise, Guy Marius Sagna lui rĂ©pond directement. Le dĂ©putĂ© dĂ©nonce ce qu’il qualifie de « recettes nĂ©ocoloniales du FMI, de Macron et de leurs valets africains ». Une sortie qui marque publiquement son dĂ©saccord avec l’orientation qu’il attribue au pouvoir actuel. #SĂ©nĂ©gal #GuyMariusSagna #DiomayeFaye #Jeunesse #FMI #Afrique #LeaderNewsCI
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🔮#Panafricain ELLES ONT RÉSISTÉ — ÉPISODE 3 Ils voulaient son peuple soumis. Ils rĂ©clamĂšrent jusqu’au Tabouret d’Or, symbole sacrĂ© de la nation ashanti. Face Ă  l’arrogance britannique, une femme se leva. Son nom : Yaa Asantewaa. En 1900, elle entre dans l’Histoire en devenant l’un des visages majeurs d’une rĂ©sistance que Londres n’avait pas prĂ©vue. Jusqu’oĂč ira-t-elle pour dĂ©fendre son peuple et sa dignitĂ© ? DĂ©couvrez Yaa Asantewaa dans l’épisode 3 de « Elles ont rĂ©sistĂ© ». Une hĂ©roĂŻne. Une histoire. Une mĂ©moire Ă  transmettre. Leadernewsci — Informer pour former. #EllesOntRĂ©sistĂ© #YaaAsantewaa #Ghana #Ashanti #HistoireAfricaine #RĂ©sistance #Leadernews
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🔮 #Senegal Bassirou Diomaye Faye appuie Macky Sall dans sa candidature au poste de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU. #SĂ©nĂ©gal #BassirouDiomayeFaye #MackySall #ONU #Diplomatie #Afrique #UnionAfricaine #PolitiqueSĂ©nĂ©galaise #LeadershipAfricain #Leadernewsci
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🔮 #cotedivoire🇹🇼 PAIEMENT DES FACTURES DES PME : LA BANQUE MONDIALE À L’ÉCOLE DE L’ÉTAT IVOIRIEN ? En CĂŽte d’Ivoire, les retards de paiement des prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de l’État constituent depuis longtemps une prĂ©occupation rĂ©currente des entreprises, particuliĂšrement des PME. Aujourd’hui, le sujet rebondit du cĂŽtĂ© des projets financĂ©s par la Banque mondiale. À l’occasion des Open Days de l’institution Ă  Abidjan, des entreprises du BTP ont soulevĂ© la question des retards de dĂ©caissement sur des projets d’infrastructures routiĂšres. La Banque mondiale a elle-mĂȘme reconnu l’existence de lenteurs dans l’exĂ©cution et le dĂ©caissement de certains projets. Et derriĂšre une « facture en attente », il y a une entreprise qui continue de vivre. Elle doit payer ses ouvriers, ses fournisseurs et ses sous-traitants. Elle doit acheter du carburant, entretenir ses engins, honorer ses Ă©chĂ©ances bancaires et disposer de suffisamment de liquiditĂ©s pour poursuivre son activitĂ©. Lorsqu'une prestation exĂ©cutĂ©e tarde Ă  ĂȘtre rĂ©glĂ©e, c'est donc la trĂ©sorerie et la santĂ© financiĂšre de l'entreprise qui sont directement mises sous pression. Pour une PME disposant de peu de rĂ©serves, des dĂ©lais prolongĂ©s peuvent conduire Ă  l'endettement, au ralentissement des activitĂ©s, aux difficultĂ©s de paiement et, dans les situations les plus graves, mettre en pĂ©ril sa survie. Le problĂšme mĂ©rite d'autant plus d'attention qu'il fait Ă©cho Ă  une difficultĂ© rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ©e en CĂŽte d'Ivoire : le parcours parfois trĂšs long des entreprises pour obtenir le rĂšglement de prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de l'État. La question n'est donc pas seulement de construire des routes ou d'annoncer des milliards de financements. Il faut Ă©galement que les entreprises qui exĂ©cutent les travaux puissent ĂȘtre payĂ©es dans des dĂ©lais compatibles avec leur propre survie Ă©conomique. À ce jour, le montant consolidĂ© des factures effectivement Ă©chues et restant dues aux entreprises concernĂ©es par les projets de la Banque mondiale n'a pas Ă©tĂ© rendu public dans les informations disponibles. Alors, combien de PME attendent aujourd'hui d'ĂȘtre payĂ©es ? Pour quels montants ? Et depuis combien de temps ? Parce qu'une politique de soutien aux PME commence aussi par une rĂšgle Ă©lĂ©mentaire : payer dans les dĂ©lais les entreprises qui ont effectivement rĂ©alisĂ© les prestations commandĂ©es. #CotedIvoire #PME #BTP #BanqueMondiale #DetteInterieure #Economie #Entreprises #MarchesPublics
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🔮 #cotedivoire🇹🇼 PAIEMENT DES FACTURES DES PME : LA BANQUE MONDIALE À L’ÉCOLE DE L’ÉTAT IVOIRIEN ? En CĂŽte d’Ivoire, les retards de paiement des prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de l’État constituent depuis longtemps une prĂ©occupation rĂ©currente des entreprises, particuliĂšrement des PME. Aujourd’hui, le sujet rebondit du cĂŽtĂ© des projets financĂ©s par la Banque mondiale. À l’occasion des Open Days de l’institution Ă  Abidjan, des entreprises du BTP ont soulevĂ© la question des retards de dĂ©caissement sur des projets d’infrastructures routiĂšres. La Banque mondiale a elle-mĂȘme reconnu l’existence de lenteurs dans l’exĂ©cution et le dĂ©caissement de certains projets. Et derriĂšre une « facture en attente », il y a une entreprise qui continue de vivre. Elle doit payer ses ouvriers, ses fournisseurs et ses sous-traitants. Elle doit acheter du carburant, entretenir ses engins, honorer ses Ă©chĂ©ances bancaires et disposer de suffisamment de liquiditĂ©s pour poursuivre son activitĂ©. Lorsqu'une prestation exĂ©cutĂ©e tarde Ă  ĂȘtre rĂ©glĂ©e, c'est donc la trĂ©sorerie et la santĂ© financiĂšre de l'entreprise qui sont directement mises sous pression. Pour une PME disposant de peu de rĂ©serves, des dĂ©lais prolongĂ©s peuvent conduire Ă  l'endettement, au ralentissement des activitĂ©s, aux difficultĂ©s de paiement et, dans les situations les plus graves, mettre en pĂ©ril sa survie. Le problĂšme mĂ©rite d'autant plus d'attention qu'il fait Ă©cho Ă  une difficultĂ© rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ©e en CĂŽte d'Ivoire : le parcours parfois trĂšs long des entreprises pour obtenir le rĂšglement de prestations rĂ©alisĂ©es pour le compte de l'État. La question n'est donc pas seulement de construire des routes ou d'annoncer des milliards de financements. Il faut Ă©galement que les entreprises qui exĂ©cutent les travaux puissent ĂȘtre payĂ©es dans des dĂ©lais compatibles avec leur propre survie Ă©conomique. À ce jour, le montant consolidĂ© des factures effectivement Ă©chues et restant dues aux entreprises concernĂ©es par les projets de la Banque mondiale n'a pas Ă©tĂ© rendu public dans les informations disponibles. Alors, combien de PME attendent aujourd'hui d'ĂȘtre payĂ©es ? Pour quels montants ? Et depuis combien de temps ? Parce qu'une politique de soutien aux PME commence aussi par une rĂšgle Ă©lĂ©mentaire : payer dans les dĂ©lais les entreprises qui ont effectivement rĂ©alisĂ© les prestations commandĂ©es. #CotedIvoire #PME #BTP #BanqueMondiale #DetteInterieure #Economie #Entreprises #MarchesPublics
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