@ManaProd

IADE 🩺 / Ex Host/Twitch/Youtube 👾

Suisse
Joined March 2016
Obligé de partager mon bonheur! #GenshinImpactㅤ
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Une seconde de mieux avec Qiqi! 🤩
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20 MILLIONS D'EUROS !!! MERCI A TOUS !!! Il reste un peu plus de 4h pour pousser plus loin encore !
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On vient de dépasser le million de Pixels posés sur le Z/Place ! N'oubliez pas, lorsque vous faites des dons, vous remporter des pixels à déposer où vous voulez sur la toile : place.zevent.fr/
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Tous les rats de Twitter qui farment du rage bait sur le dos du #ZEVENT : vous ne dénoncez rien, vous ne défendez rien. Vous exploitez juste la générosité des autres pour gratter des clics. Vous êtes la lie de l’humanité.
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Ça pourrait être marrant si c’était un sketch: un ministre de la Santé, ex-polytoxicomane au cerveau bouffé par un ver, déblatère pendant qu’un violeur roupille après avoir détruit la diplomatie de son pays, menacé la démocratie et monétisé le délit d’initié! Une allégorie! 👌🏻
That is so much going on here. Trump sleeping while RFK JR. shakes uncontrollably…
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9 champions qui ont marqué l'histoire du tournoi. Une superbe aventure écrite à vos côtés depuis déjà 9 ans. Place au 10e affrontement pour atteindre le sommet de cette aventure ! Qui sera le prochain invocateur à reprendre le flambeau ? 🏆 #summonerswar #swc youtube.com/watch?v=z0iUHGDc…
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J’ai like un tweet de Kilian Mbappé alors que j’ai jamais vu un match de foot! 🤔
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22/0 en deux game! Le monstre, le Diable! #LEC
LE MEILLEUR JUNGLER D'EUROPE ! 👑
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Les mots ne suffisent pas Il FAUT que tu regardes Anime : L’Atelier des Sorciers
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C’est une révolution pour les SWC, des ban qui se cumulent, ça va bouleverser la compétition, hâte de voir ça! 🤩
Le SWC fête cette année sa 10e édition ! Pour célébrer ça, nous avons préparé plusieurs changements afin de vous proposer une compétition encore plus riche cette année. Que pensez-vous de ces changements ? 👉Retrouvez la notice complète ici : withhive.com/notice/313/9111…
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Et ben ça alors quelle surprise! Finalement les abrutis antivax étaient bien des demeurés et non les génies incompris qu’ils pensaient être, incroyable…🙄
En 2021, les opposants à la vaccination craignaient "une hécatombe" dans les années à venir. Nous sommes 5 ans plus tard et une immense étude sur les données de 29 millions de Français (23 millions vaccinés, 6 millions non-vaccinés) prouve le contraire 👉 l.sciencesetavenir.fr/n43
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L’Art de la Défaite : Comment Trump a offert le Moyen-Orient à l’Iran (et s'en vante) Il y a un concept fascinant en psychiatrie clinique appelé l’anosognosie. C’est la condition d’un patient qui est neurologiquement incapable de percevoir sa propre maladie ou son propre échec. En observant le Bureau Ovale ces derniers jours, on est en droit de se demander si cette pathologie n'est pas devenue la doctrine officielle de la politique étrangère américaine. Donald Trump parade. Il plastronne. Il exige les confettis, la fanfare et probablement une nouvelle statue en or massif pour célébrer ce qu'il vend comme la plus grande victoire militaire et diplomatique du siècle. Pourtant, si l'on prend la peine d'éteindre Fox News et de regarder froidement les faits, la réalité est d’une ironie tellement cruelle qu’elle en devient hilarante. Ce que Trump vient de signer n'est pas une victoire. Ce n'est même pas un match nul laborieux. C'est la capitulation stratégique la plus spectaculaire, la plus coûteuse et la plus absurde de l'histoire moderne. Le « Maître des Affaires » vient de se faire plumer par Téhéran, et le plus tragique dans cette vaste blague, c’est qu’il applaudit des deux mains devant le miroir. Prenez un café, asseyez-vous confortablement. Nous allons disséquer cette victoire en trompe-l'œil avec la précision d'un médecin légiste face à un accident industriel. Car non, la guerre n'est pas finie. Ce que nous avons là, c'est un misérable cessez-le-feu de deux semaines, acheté au prix fort, après quarante jours d'une débâcle absolue. 1. Le braquage d'Ormuz : Payer pour ce qu'on possédait déjà Commençons par le commencement, par le joyau de la couronne de cette prétendue victoire : la réouverture du détroit d'Ormuz. Trump s'est pavané en expliquant qu'il avait forcé la main de l'Iran pour rouvrir cette artère vitale du commerce mondial. C’est magnifique. C'est héroïque. C'est surtout un mensonge d'une stupidité abyssale. Comme l'a impitoyablement rappelé un reporter spécialisé en sécurité nationale sur CNN il y a quelques heures, lâchant une bombe de vérité qui a dû faire trembler les murs de la Maison Blanche : l'Iran ne contrôlait absolument pas le détroit d'Ormuz avant le 28 février. La navigation internationale y était ouverte. Le droit maritime prévalait. Le détroit fonctionnait. Puis, les États-Unis et Israël ont lancé leurs frappes. En réponse à cette agression, l'Iran a logiquement verrouillé le détroit. Et quelle est la conclusion de cette brillante manœuvre de l'administration américaine ? Pour obtenir ce pathétique cessez-le-feu, les États-Unis ont officiellement accepté de négocier sur la base d'un plan iranien qui accorde à Téhéran un « passage conditionnel ». Vous saisissez la nuance catastrophique ? Trump a déclenché une guerre pour rouvrir une porte qui était déjà grande ouverte, et pour que l'Iran accepte de l'entrouvrir à nouveau, il leur a légalement remis les clés et le titre de propriété. Le cessez-le-feu américain vient de légitimer, noir sur blanc, le contrôle total de l'Iran sur cette voie maritime stratégique. C'est l'équivalent géopolitique de mettre le feu à votre propre maison, de supplier le pyromane de l'éteindre, et de le payer en lui cédant l'usufruit de votre terrain. Une masterclass de nullité. 2. Chronique d’un naufrage psychiatrique Si la stratégie sur le terrain est un désastre, la communication de la Maison Blanche au cours de ces quarante jours devrait être étudiée dans les facultés de médecine. Ce n'est pas la fameuse « Théorie du Fou » de Nixon, où l'on feint la démence pour effrayer l'adversaire. Non, ici, on est face à un homme qui tape frénétiquement sur tous les boutons d'un tableau de bord qu'il ne comprend pas. Regardons les archives. C'est un vertige. → 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »(Spoiler : non). → 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »(Toujours pas). → 9 mars : « Nous devons attaquer l'Iran. »(Attendez, on ne venait pas de gagner ?). → 11 mars : « En une heure, c'était fini. »(Le déni dans toute sa splendeur). → 14 mars : « Aidez-nous, s'il vous plaît. »(Le masque tombe). → 16 mars : « En fait, nous n'avons besoin d'aucune aide du tout. [...] Je testais juste pour voir qui m'écoute. »(L'excuse de l'enfant de cinq ans pris en flagrant délit). → 20 mars : « L'OTAN, ce sont des lâches. »(Diplomatie niveau bac à sable). → 22 mars : « L'Iran est mort. » (Narrateur : L'Iran se portait très bien). → 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de fous furieux, ou vous vivrez en enfer – REGARDEZ SEULEMENT ! Louange soit à Allah. » (Phase terminale d'effondrement nerveux sur les réseaux sociaux). → 7 avril : « Toute une civilisation va mourir ce soir, jamais elle ne reviendra. » On passe de la victoire triomphale à la mendicité larmoyante auprès de l'OTAN, pour finir par la menace génocidaire d'annihiler une civilisation entière à 20h00 pétantes, avant de reculer lâchement deux heures avant l'échéance grâce à l'intervention du Pakistan. Le Pakistan, mesdames et messieurs, venu jouer les adultes responsables dans la cour de récréation de l'oncle Sam. Le crédit de la parole présidentielle américaine ne vaut désormais plus rien. La ligne rouge est devenue une ligne en pointillé, tracée au feutre effaçable. 3. Les vrais gagnants, et les dindons de la farce Pendant que Washington s'auto-congratule d'avoir survécu au chaos qu'elle a elle-même engendré, le reste du monde compte les points. Et le tableau d'affichage est brutal. La Chine, le grand vainqueur silencieux. Pékin n'a pas tiré une seule cartouche, mais a remporté la guerre. Pourquoi ? Parce que pendant que Trump jouait à la roulette russe dans le Golfe, les États-Unis ont cramé entre 10 et 55 % de leurs stocks de munitions à distance (selon l'armement). Ces mêmes munitions qui étaient l'épine dorsale de la dissuasion américaine face à la Chine dans le Pacifique. Les intercepteurs de missiles, cruciaux pour protéger des pays alliés, ont été dilapidés. Xi Jinping doit littéralement se frotter les yeux d'incrédulité devant un tel cadeau. De plus, la crise énergétique déclenchée va frapper les industries informatiques de Corée du Sud et de Taïwan (notamment via la crise de l'hélium), offrant à la Chine un boulevard pour combler son retard technologique et asseoir sa domination sur les énergies vertes. Vladimir Poutine, l'oligarque ravi. Moscou profite immédiatement de la levée des sanctions sur le pétrole iranien transporté par mer. L'axe anti-occidental sort renforcé, légitimé, et surtout, renfloué financièrement. L'Europe et l'OTAN, les victimes collatérales. L'Europe va payer l'addition. Son inertie coupable sur les investissements verts ces dernières années et sa dépendance énergétique vont se transformer en une facture cauchemardesque pour ses citoyens. Quant à l'OTAN, l'alliance traverse la crise existentielle la plus profonde de son histoire. Après s'être fait cracher dessus et traiter de « lâches » par le commandant en chef de la première puissance de l'alliance, la confiance dans l'Article 5 est en ruines. 4. Le « Deal » de la Honte : La capitulation en 10 points Que reste-t-il des objectifs initiaux ? L'administration américaine se vante d'avoir éliminé l'ayatollah Khamenei et une trentaine de cadres des Gardiens de la Révolution. C'est un fait. Ces individus étaient des monstres criminels, et l'univers ne s'en porte que mieux. Mais politiquement ? Le régime théocratique n'est pas tombé. Pire, l'hydre a repoussé, et les experts nous confirment que la nouvelle garde est encore plus fanatisée, radicale et cruelle que la précédente. Le peuple iranien, qui risquait sa vie dans la rue, qui formait des chaînes humaines, qui voyait peut-être dans ce chaos une fenêtre inespérée vers la liberté, a été purement et simplement sacrifié sur l'autel des sondages électoraux américains. Trump les a abandonnés pour sauver sa face. Et regardez ce que l'Iran communique officiellement comme étant les termes de ce cessez-le-feu acceptés par les États-Unis : 🔹Un engagement de non-agression. 🔹Le retrait des forces américaines de la région. 🔹La reconnaissance du programme nucléaire, avec autorisation d'enrichir l'uranium. (Les 400 kilos d'uranium enrichi n'ont pas bougé d'un millimètre). 🔹Le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz. 🔹La fin des opérations militaires, y compris contre le Hezbollah. 🔹L’annulation des résolutions de l’ONU. Si c'est là la définition d'une capitulation iranienne, les mots n'ont plus de sens. C'est un chèque en blanc signé à l'obscurantisme, livré par un président américain effrayé par sa propre audace. L'addition, s'il vous plaît Nous allons atterrir et revenir au réel. Loin des tweets en lettres capitales et des communiqués de presse délirants, la réalité va nous frapper là où ça fait mal : au portefeuille. Ce n'est pas Donald Trump qui paiera les conséquences de cette masterclass d'incompétence. C'est vous. C'est nous. Préparez-vous à voir le diesel allègrement dépasser les 2 euros le litre à la pompe de manière durable. Préparez-vous aux annonces d'une inflation à 12 ou 14 % d'ici l'automne, alimentée par la perturbation des chaînes logistiques mondiales, les crises dans l'industrie informatique et les chocs agricoles. Les économies du Golfe sont fracturées, l'armement occidental est épuisé, nos ennemis géopolitiques sont hilares, l'Iran dicte le droit de passage maritime, et le peuple iranien est renvoyé à ses geôliers avec la bénédiction de Washington. Et n'oubliez jamais la donnée la plus glaçante de toute cette analyse : la guerre n'est pas terminée. Tout ce que Trump a acheté en bradant l'hégémonie américaine, c'est une pause de quatorze jours. S'il ose appeler ce désastre historique une victoire éclatante, je vous laisse avec cette seule et unique question : je n'ose même pas imaginer à quoi ressemblerait, selon ses propres standards, une véritable défaite.
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Franchement ça a de la gueule pour du plasma! 😏 Par contre c’est fou de savoir que c’est creux! 🫣
🚨🎥 ALERTE La vidéo la plus haute qualité JAMAIS CAPTURÉE de la Lune vient d’être publiée ! Le résultat est tout simplement ÉPOUSTOUFLANT.
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[English below] Une photo incroyable prise par les collègues d’Artemis II 🌍🌖 qui rappelle brutalement, s’il en était encore besoin, que la planète est une petite oasis fragile, que c’est tellement plus important de la protéger que de se quereller. Ça sert à ça, l’exploration spatiale 🚀 pour ceux qui n’ont pas écouté depuis 2016 : à apprendre des choses sur notre place (au demeurant insignifiante) dans l’univers, et essayer de rendre la vie un peu meilleure grâce à ces connaissances 💫 / An incredible photo taken by the Artemis II crew 🌍✨ a stark reminder, if we still needed one, that our planet is a small fragile oasis, and that protecting it matters far more than fighting each other. That’s what space exploration is for 🚀 Credits : @nasa @nasaartemis @astro_reid @AstroVicGlover @Astro_Christina @Astro_Jeremy @csa_asc @asc_csa @esa @ESA_fr #Artemis #moon #lune #earth
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On veut du sale, on y croit au 9/0! 😈
Quelle belle journée pour aller faire du sale à BLG
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Alors G2 vient de 6/0 la Corée en fait?!? 👌🏻
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J’ai toujours détesté Dubaï, pour ce qu’elle est : une ville artificielle, une catastrophe écologique et humaine. Mais aussi pour ce qu’elle représente : l’hypocrisie, le mensonge, où seul l’argent compte. Je ne me réjouirai jamais de voir des missiles tomber. Mais cheh!
Story Time : Le jour où les influenceurs de Dubaï ont découvert qu'ils vivaient dans une dictature Nous sommes en mars 2026, et le ciel de Dubaï vient de changer de programmation. Fini les drones chorégraphiés dessinant des logos de marques de luxe ou le portrait du souverain au-dessus du Burj Khalifa. Depuis le 28 février, le spectacle aérien est assuré par la République islamique d’Iran : près de 300 missiles balistiques, 15 missiles de croisière et environ 1 600 drones suicidaires ont transformé l'éden de la cryptomonnaie et de la chirurgie esthétique en un pas de tir à ciel ouvert. Le bilan humain est réel (six morts, plus de 140 blessés mi-mars), mais le véritable carnage s’observe ailleurs : dans l’effondrement psychologique de l'influenceur moyen. Face à l'apocalypse, l’être humain normal cherche un abri. L’influenceur expatrié à Dubaï, lui, cherche le meilleur angle pour sa ring light. Programmé par des années de monétisation de l’intime, conditionné pour transformer le moindre grain de sable en content viral, il a réagi à la guerre avec un réflexe pavlovien terrifiant : il a dégainé son iPhone 15 Pro Max. « Coucou les loulous, petit story time sous les bombes, regardez ce drone Shahed qui fonce sur le mall, dingue non ? N'oubliez pas mon code promo SURVIE20 pour vos abris anti-atomiques ! » Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est que l'État émirati allait brutalement débrancher le Wi-Fi de la récréation. En quelques jours, le vernis a craqué. Le cadran immaculé de la "Suisse du Moyen-Orient" a volé en éclats, laissant apparaître un barillet brutal et un échappement implacable : la raison d'État d'une monarchie autoritaire. Et la collision entre le capitalisme de l'ego et la dictature sécuritaire est un spectacle d'une cruauté absolument jubilatoire. Le cadre légal : Comment l'Article 52 a remplacé les codes promo Depuis la mi-mars, la panique a changé de camp. Ce ne sont plus les missiles qui terrorisent les VRP du vide, mais les communiqués du parquet émirati. Officiellement, 10, puis 25 personnes de "diverses nationalités" ont été arrêtées et renvoyées en comparution accélérée. Les fuites d'ONG comme Detained in Dubai, reprises par CNN et CBS, parlent d'au moins 21 personnes poursuivies, allant du touriste britannique de 60 ans à plusieurs ressortissants français, que le consulat à Dubaï tente discrètement de suivre à l'heure où j'écris ces lignes, ce 19 mars. Leur crime de lèse-vitrine ? Avoir enfreint l'Article 52 de la loi de 2021 contre les rumeurs et la cybercriminalité. Un chef-d'œuvre de plasticité juridique qui prévoit au bas mot deux ans de prison et 200 000 dirhams (environ 50 000 euros) d'amende pour la diffusion de "fausses nouvelles", de "rumeurs trompeuses" ou de "contenus contraires aux annonces officielles" en temps de crise. La beauté glaciale de ce texte, c'est qu'il mélange volontairement la désinformation par IA, le commentaire alarmiste et... la documentation factuelle d'un événement réel. Les autorités l'ont dit explicitement : même une vidéo brute, sans filtre et sans montage, d'un missile intercepté est illégale car elle pourrait "révéler des éléments sur les capacités défensives" et exposer des vulnérabilités. En clair : à Dubaï, la vérité n'est pas une ligne de défense. Si le réel fait baisser la valeur immobilière ou contredit le récit d'une "vie quotidienne qui continue normalement", alors le réel est illégal. Filmer un cratère près d'un hôtel cinq étoiles n'est plus du journalisme citoyen, c'est un acte de sédition passible de déportation. L'injonction paradoxale : Du "Billion Followers Summit" à la comparution immédiate Le cynisme de la situation frôle le génie. Souvenons-nous qu'en janvier 2026, il y a à peine deux mois, Dubaï organisait en grande pompe le 1 Billion Followers Summit. L'agence officielle paradait, célébrant la ville comme la capitale mondiale de l'économie des créateurs. Le pacte faustien était clair : Dubaï vous offre zéro impôt, des supercars de location et une sécurité absolue ; en échange, vous devenez les panneaux publicitaires vivants de l'émirat. Avec la mise en place de l'Obligation de l'Advertiser Permit par le UAE Media Council en 2025, l'État avait déjà transformé chaque expatrié doté d'une caméra en concessionnaire agréé de l'image de marque nationale. Ils ont cru vivre dans l'épicentre mondial de la liberté d'expression. Ils vivaient en réalité dans une zone franche de la liberté commerciale. La nuance est subtile en temps de paix, elle devient carcérale en temps de guerre. Aujourd'hui, le rétropédalage est d'une hypocrisie à pleurer de rire. Terrorisés par la perspective de troquer leurs mocassins Loro Piana contre l'uniforme de la prison d'Al Awir, les influenceurs se livrent à une purge frénétique de leurs réseaux. On assiste à une dystopie en direct où des expatriés suppriment en sueur leurs vidéos d'explosions pour poster, à la place, des photos de brunchs à la truffe et de chichas sur la plage. Le tout accompagné de légendes pathétiques jurant qu'il n'y a "pas de meilleur endroit au monde où être", pendant que les sirènes d'alerte hurlent en fond sonore. Ils sont devenus les otages volontaires et souriants d'un déni de réalité imposé par l'État. C'est le syndrome de Stockholm version Instagram. Silence diplomatique et "service client" consulaire Face à ce naufrage des droits numériques, que fait le monde libre ? Il regarde ses chaussures, très intensément. Aux États-Unis, le Département d'État a vaguement placé le pays en niveau 3 (Reconsider Travel) le 3 mars, rappelant au passage la "sévérité des lois locales". Au Royaume-Uni, le FCDO déconseille les voyages non essentiels et confirme piteusement qu'il est illégal de documenter les incidents. En France, le gouvernement invite ses ressortissants à s'inscrire sur Ariane et à consulter les canaux diplomatiques. Pas une seule grande déclaration vibrante sur la liberté d'expression. L'Union européenne, d'ordinaire si prompte à dégainer des résolutions moralisatrices, a préféré réaffirmer, lors d'une rencontre GCC-UE début mars, sa "solidarité stratégique" avec les pays du Golfe face à l'agression iranienne. Les petites préoccupations sur l'État de droit évoquées fin 2025 ont été discrètement glissées sous le tapis. La Realpolitik est une mécanique implacable : aucune grande démocratie occidentale ne va risquer ses approvisionnements énergétiques, ses contrats de Rafales ou sa base navale pour sauver un coach en cryptomonnaie qui a oublié de désactiver TikTok pendant un bombardement. Les ambassades se sont transformées en vulgaires services clients gérant des retours de marchandises défectueuses par voie d'expulsion négociée. L'effet domino et la mort du "Safe Haven" Le plus ironique, c'est que cette politique de l'autruche militarisée ne sauvera pas le soldat Dubaï. La panique est régionale : le Qatar annonce 313 arrestations grotesques pour "rumeurs", Bahreïn et le Koweït nettoient aussi leurs réseaux à coups de mandats de dépôt. Quand la guerre frappe le Golfe, l'information visuelle bascule instantanément du registre civil au secret défense. Mais pour Dubaï, le mal est fait. Les dégâts matériels seront vite effacés, les cratères rebouchés, les façades repeintes. En revanche, les dégâts narratifs sont terminaux. Les images de l'agence AP montrant les plages d'hôtels de luxe désertes, les suspensions de vols de compagnies comme Cathay Pacific jusqu'à fin avril, ou encore la fermeture de l'hôpital iranien de Dubaï rapportée par le Financial Times, racontent l'histoire que l'Article 52 essaie d'interdire. Dubaï s'est construit sur une promesse unique, presque magique : être un trou noir géopolitique, un port franc où l'argent, les affaires et l'hédonisme étaient immunisés contre le chaos du Moyen-Orient. Un refuge hors de l'Histoire. Le New Yorker décrit aujourd'hui très justement ce phénomène comme un "unravelling", un détricotage en règle de ce statut de safe haven. Les capitaux, par essence, sont lâches. S'ils ne se sentent plus à l'abri des missiles de croisière, ils fuiront bien avant que le dernier touriste ne boucle sa valise, prouvant que le hub neutre et déconnecté n'était qu'une illusion d'optique. Darwinisme balistique En définitive, cette vague d'arrestations n'est ni un dérapage, ni un excès de zèle administratif. C'est l'essence même du système mis à nu. Dubaï a voulu résoudre une équation impossible : être à la fois la capitale mondiale de l'hyper-visibilité et une forteresse où l'information souveraine reste sous monopole étatique absolu. La guerre a simplement tranché le nœud gordien. Elle a rappelé à une génération d'expatriés ivres de likes et de défiscalisation que derrière le luxe tapageur, les lobbys de marbre et la sécurité vantée à longueur de posts sponsorisés, c'est l'État qui détient le monopole de la violence légitime. Et qu'aucune ring light, aussi puissante soit-elle, ne pourra jamais éclairer les zones d'ombre d'une dictature qui a décidé d'éteindre la lumière. C'est un darwinisme numérique d'une pureté absolue. Les influenceurs finiront par payer leurs amendes, par être déportés, ou par retourner sagement filmer des burgers à la feuille d'or en faisant semblant de ne pas entendre les explosions au loin. Mais ils savent désormais une chose : ils ne sont pas les rois de Dubaï. Ils n'en sont que les otages consentants.
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LA KARMINE EST EN GRANDE FINALE DU LEC ! Ils font tomber MKOI chez eux
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