đ #Niger le 24-07-2024 - Le 23 juillet 2024, l'ECOSOC, organe des Nations Unies, a approuvĂ© la recommandation du ComitĂ© chargĂ© des organisations non gouvernementales pour accorder le statut consultatif spĂ©cial Ă l'ONG Initiative pour un co-dĂ©veloppement durable avec le Niger
Niger : quel avenir pour le Conseil Consultatif de la Refondation, une institution de 5,44 milliards de FCFA ?
Entre légitimité, efficacité et coût budgétaire, le CCR devra démontrer qu'il est autre chose qu'une institution supplémentaire dans l'architecture de la Refondation.
Au Niger, la Refondation ambitionne de transformer profondĂ©ment l'Ătat, ses institutions et sa gouvernance. Dans ce contexte, une question commence lĂ©gitimement Ă se poser : quelle place doit rĂ©ellement occuper le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), et surtout quel est le rapport entre son coĂ»t, ses pouvoirs et son utilitĂ© effective pour les citoyens ?
Créé dans le nouvel ordre institutionnel, le CCR compte 189 membres, nommés par décret présidentiel du 1er mai 2025. Ils proviennent de différentes composantes socioprofessionnelles et territoriales. L'instance trouve son cadre de fonctionnement dans l'ordonnance n°2025-07 du 18 avril 2025.
Cette diversitĂ© peut ĂȘtre prĂ©sentĂ©e comme une volontĂ© de reprĂ©sentation des diffĂ©rentes composantes de la sociĂ©tĂ©. Mais elle soulĂšve Ă©galement deux questions incontournables.
Pourquoi une institution consultative a-t-elle besoin de 189 membres ? Et quel résultat concret justifie aujourd'hui son poids institutionnel et budgétaire ?
le Niger dispose d'un conseil de 189 membres essentiellement consultatif, alors que les institutions homologues de transition du Burkina Faso et du Mali exercent des fonctions parlementaires et législatives.
Cette différence de pouvoir rend la question du coût du CCR encore plus sensible.
5,44 milliards de FCFA pour une seule année. Rapporté aux 189 membres, cela représente arithmétiquement environ 28,8 millions de FCFA par membre.
Attention toutefois : ce chiffre ne signifie pas que chaque conseiller reçoit 28,8 millions de FCFA. La loi de finances consultée présente une dotation globale et non sa ventilation détaillée entre indemnités, personnel administratif, fonctionnement, équipements, missions ou autres dépenses.
Population, action sociale et solidarité nationale budget : 1,77 milliard FCFA.
Et lĂ , la comparaison devient saisissante :
le CCR dispose d'un budget supérieur de plus de trois fois au budget total du ministÚre chargé de la Population, de l'Action sociale et de la Solidarité nationale.
C'est précisément là qu'existe un véritable sujet de transparence publique.
La Redaction - Niger Stop Corruption - Membre du RENAC ( Réseau Nigérien Anti-Corruption) @Renacniger
Le CCR coûte également plus que plusieurs ministÚres
Sa dotation de 5,44 milliards dépasse notamment :
- le ministĂšre de la Communication et des NTIC : 4,90 milliards FCFA ;
- le ministĂšre de la Jeunesse et des Sports : 4,71 milliards ;
- le ministĂšre de la Refondation, de la Culture et de la Promotion des valeurs sociales : 2,18 milliards ;
- le ministĂšre de la Fonction publique, du Travail et de l'Emploi : 2,79 milliards ;
- le ministĂšre du Tourisme et de l'Artisanat : 1,01 milliard ;
- le ministÚre du Pétrole : 1,46 milliard ;
- le ministÚre de la Population, Action sociale et Solidarité nationale : 1,77 milliard.
Autrement dit, une institution consultative dispose à elle seule de crédits supérieurs à ceux de plusieurs départements ministériels chargés directement de politiques publiques.
C'est un fait budgétaire qui mérite débat.
Redaction - #Niger Stop Corruption membre du @Renacniger
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
#Niger : LâĂtat nâest pas une banque et la #COLDEFF ne doit pas devenir un guichet de prĂȘt Ă 0 %.
Si dĂ©tourner signifie simplement « prendre aujourdâhui et rembourser si lâon est dĂ©couvert demain », alors nous crĂ©ons une prime Ă lâimpunitĂ©.
RĂ©cupĂ©rer lâargent public est nĂ©cessaire. Ătablir les responsabilitĂ©s et mettre fin Ă lâimpunitĂ© lâest tout autant.
Niger Stop Corruption
La bonne gouvernance ne peut pas sâaccommoder de lâimpunitĂ©.
Au #Niger, lorsque dĂ©tourner lâargent public ne fait plus suffisamment peur, câest tout le systĂšme quâil faut interroger. Si celui qui est rattrapĂ© peut simplement rembourser une partie des sommes en cause et parfois poursuivre tranquillement sa carriĂšre, quel message envoyons-nous ?
LâĂtat ne doit pas devenir une banque oĂč lâon dĂ©tourne dâabord et oĂč, si lâon est dĂ©couvert, la COLDEFF transforme lâaffaire en « prĂȘt Ă 0 % ».
DĂ©tourner, rembourser et repartir ne peut pas devenir une mĂ©thode de gouvernance. La vraie refondation commence par la fin de lâimpunitĂ©.
#Niger : LâĂtat nâest pas une banque et la #COLDEFF ne doit pas devenir un guichet de prĂȘt Ă 0 %.
Si dĂ©tourner signifie simplement « prendre aujourdâhui et rembourser si lâon est dĂ©couvert demain », alors nous crĂ©ons une prime Ă lâimpunitĂ©.
RĂ©cupĂ©rer lâargent public est nĂ©cessaire. Ătablir les responsabilitĂ©s et mettre fin Ă lâimpunitĂ© lâest tout autant.
Niger Stop Corruption
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
La prĂ©sence de forces Ă©trangĂšres sur le sol dâun pays, loin de renforcer son indĂ©pendance, le rend au contraire dĂ©pendants de cette mĂȘme puissance Ă©trangĂšre !!!
La sĂ©curitĂ© est effectivement lâun des piliers essentiels de la souverainetĂ© dâun Ătat. Mais peut-on prĂ©tendre dĂ©fendre sa souverainetĂ© si, en parallĂšle, on permet Ă des acteurs extĂ©rieurs de s'immiscer dans les affaires internes, voire de contrĂŽler certaines de ses opĂ©rations militaires ?
Seule une vĂ©ritable maĂźtrise de la sĂ©curitĂ© par des forces nationales pourrait garantir la souverainetĂ© des pays du Sahel, et non une dĂ©pendance Ă des acteurs extĂ©rieurs, quels quâils soient.
La prĂ©sence de forces Ă©trangĂšres sur le sol dâun pays, loin de renforcer son indĂ©pendance, le rend au contraire dĂ©pendants de cette mĂȘme puissance Ă©trangĂšre !!!
La sĂ©curitĂ© est effectivement lâun des piliers essentiels de la souverainetĂ© dâun Ătat. Mais peut-on prĂ©tendre dĂ©fendre sa souverainetĂ© si, en parallĂšle, on permet Ă des acteurs extĂ©rieurs de s'immiscer dans les affaires internes, voire de contrĂŽler certaines de ses opĂ©rations militaires ?
Seule une vĂ©ritable maĂźtrise de la sĂ©curitĂ© par des forces nationales pourrait garantir la souverainetĂ© des pays du Sahel, et non une dĂ©pendance Ă des acteurs extĂ©rieurs, quels quâils soient.
Au Niger, il suffit de publier un post sur la vie dâune personnalitĂ© ou sur une question de mĆurs : en quelques minutes, le sujet explose, fait le buzz et sâimpose dans les fadas comme dans les journaux. Mais dĂšs quâil sâagit dâĂ©conomie, de finance, de chĂŽmage, lâinsĂ©curitĂ©, de corruption, le poids de la dette ou de gouvernance , ces rĂ©alitĂ©s qui pĂšsent directement sur les conditions de vie : le silence est assourdissant. MĂȘme les intellectuels dĂ©tournent le regard.
Câest le paradoxe de lâindignation futile : on sâenflamme pour des broutilles, mais on reste indiffĂ©rent face Ă lâessentiel. Quelle tristesse !
Dette publique : 144,25 milliards de FCFA dâintĂ©rĂȘts payĂ© en six mois
PrĂšs de 145 milliards de FCFA en six mois. Câest la somme consacrĂ©e par lâĂtat nigĂ©rien aux charges financiĂšres de sa dette au premier semestre 2026. Une facture qui rappelle que lâargent empruntĂ© coĂ»te aussi des intĂ©rĂȘts, avant mĂȘme de rembourser le capital.
Emprunter a un prix. Et pour lâĂtat nigĂ©rien, la facture se chiffre en centaines de milliards de francs CFA.
Au premier semestre 2026, le Niger a consacrĂ© 144,25 milliards de FCFA aux charges financiĂšres de sa dette publique. Câest ce qui ressort du rapport provisoire dâexĂ©cution budgĂ©taire arrĂȘtĂ© au 30 juin 2026 par le ministĂšre de lâĂconomie et des Finances. Cette somme reprĂ©sente 69,59 % des 207,29 milliards de FCFA prĂ©vus pour lâensemble de lâannĂ©e.
Comment expliquer une telle somme ? Pour financer ses besoins, le TrĂ©sor public recourt notamment au marchĂ© financier rĂ©gional de lâUMOA, oĂč il Ă©met des bons et des obligations du TrĂ©sor. Cependant, emprunter sur le marchĂ© obligataire souverain n'est jamais gratuit. Dans un environnement macroĂ©conomique rĂ©gional oĂč la liquiditĂ© bancaire est sollicitĂ©e de toutes parts, les investisseurs institutionnels et les banques exigent des taux d'intĂ©rĂȘt et des rendements attractifs pour souscrire aux titres
đ Le #Niger face Ă son pire ennemi : lâacceptation de la mĂ©diocritĂ© Au Niger, la mĂ©diocritĂ© nâest plus une anomalie : elle est devenue une norme sociale, un mode de gouvernance, un Ă©tat dâesprit collectif. Elle sâest installĂ©e dans les rouages de lâadministration, dans les salles de classe, Ă lâuniversitĂ©, dans les discours, la rĂ©daction de documents administratifs et jusque dans les consciences. Pire encore, elle est tolĂ©rĂ©e, parfois mĂȘme cĂ©lĂ©brĂ©e. Le laxisme, quant Ă lui, est devenu une posture confortable. Il permet dâĂ©viter les responsabilitĂ©s, de fuir les exigences de lâexcellence, et de se fondre dans la masse des âĂ peu prĂšsâ. On a souvent tous entendu cette phrase : On a toujours fait comme ça, Kalasourou, SayHakouri, Saykanadi. On ne sanctionne plus lâincompĂ©tence ou pire le vole des derniers publics; on lâexcuse, on la recycle, on lâinstitutionnalise. Mais cette dĂ©rive nâest pas le fruit du hasard. La mĂ©diocritĂ© a trouvĂ© des alliĂ©s puissants : le nĂ©potisme, la corruption, le clanisme et le clientĂ©lisme. Ces pratiques gangrĂšnent lâĂtat, verrouillent les opportunitĂ©s, et Ă©touffent les talents. Les postes de responsabilitĂ© ne sont plus attribuĂ©s au mĂ©rite, mais Ă lâappartenance, Ă la loyautĂ© aveugle, ou Ă la capacitĂ© de se taire. Et que dire des intellectuels ? Beaucoup ont dĂ©sertĂ© le champ du courage. Ils prĂ©fĂšrent les salons feutrĂ©s aux tribunes citoyennes, les calculs personnels Ă lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Leur silence est assourdissant. Leur prudence, complice. Leur duplicitĂ©, tragique. Ils observent, commentent en privĂ©, mais nâagissent pas. Ils ont troquĂ© la vĂ©ritĂ© contre la tranquillitĂ©. Ce climat dâindiffĂ©rence et de rĂ©signation est plus dangereux que toutes les crises visibles. Il tue lâespoir, bride la jeunesse, et condamne le pays Ă tourner en rond. Tant que la mĂ©diocritĂ© sera tolĂ©rĂ©e, elle sâimposera. Et tant quâelle sâimposera, le progrĂšs restera un mirage. Il est temps de dire non. Non Ă la banalisation de lâincompĂ©tence. Non Ă la promotion des mĂ©diocres. Non Ă la dĂ©mission morale. Le Niger mĂ©rite mieux. Il mĂ©rite lâexigence, la rigueur, le mĂ©rite et le courage. La RĂ©daction : Niger Stop Corruption
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
Au #Niger, il suffit de publier un post sur la vie dâune personnalitĂ© ou sur une question de mĆurs : en quelques minutes, le sujet explose, fait le buzz et sâimpose dans les fadas comme dans les journaux. Mais dĂšs quâil sâagit dâĂ©conomie, de finance, de chĂŽmage, lâinsĂ©curitĂ©, de corruption, le poids de la dette ou de gouvernance , ces rĂ©alitĂ©s qui pĂšsent directement sur les conditions de vie : le silence est assourdissant. MĂȘme les intellectuels dĂ©tournent le regard.
Câest le paradoxe de lâindignation futile : on sâenflamme pour des broutilles, mais on reste indiffĂ©rent face Ă lâessentiel. Quelle tristesse !
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
#Niger : Foi, corruption et silence institutionnel
Au Niger, plus de 90 % de la population se rĂ©clame de lâislam, tandis que les communautĂ©s chrĂ©tiennes, catholiques et protestantes, reprĂ©sentent moins de 10 %. Toutes ces confessions, sans exception, condamnent fermement la corruption, considĂ©rĂ©e comme une trahison morale et sociale.
Pourtant, les faits sont accablants : annĂ©e aprĂšs annĂ©e, les rapports de la Cour des comptes, les inspections dâĂtat et les audits des marchĂ©s publics ont rĂ©vĂ©lĂ© des dĂ©tournements massifs et des irrĂ©gularitĂ©s financiĂšres atteignant plusieurs dizaines, voire centaines, de milliards de francs CFA ( Gates). Ces pratiques sapent les fondements de la justice sociale et de la gouvernance responsable.
Depuis le coup dâĂtat de juillet 2023, aucun rapport officiel nâa Ă©tĂ© publiĂ©. Le silence est devenu institutionnel. Ce vide documentaire alimente lâopacitĂ© et affaiblit les mĂ©canismes de redevabilitĂ©. Dans un pays oĂč la foi est omniprĂ©sente, ce dĂ©calage entre principes religieux et pratiques publiques interroge profondĂ©ment.
EspĂ©rons que le rĂ©veil ne sera pas brutal. La bonne gouvernance ne peut sâimproviser : elle exige transparence, courage et engagement collectif.
Rédaction : Niger Stop Corruption
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
Dette publique #Niger : 144,25 milliards de FCFA dâintĂ©rĂȘts payĂ© en six mois
PrĂšs de 145 milliards de FCFA en six mois. Câest la somme consacrĂ©e par lâĂtat nigĂ©rien aux charges financiĂšres de sa dette au premier semestre 2026. Une facture qui rappelle que lâargent empruntĂ© coĂ»te aussi des intĂ©rĂȘts, avant mĂȘme de rembourser le capital.
Emprunter a un prix. Et pour lâĂtat nigĂ©rien, la facture se chiffre en centaines de milliards de francs CFA.
Au premier semestre 2026, le Niger a consacrĂ© 144,25 milliards de FCFA aux charges financiĂšres de sa dette publique. Câest ce qui ressort du rapport provisoire dâexĂ©cution budgĂ©taire arrĂȘtĂ© au 30 juin 2026 par le ministĂšre de lâĂconomie et des Finances. Cette somme reprĂ©sente 69,59 % des 207,29 milliards de FCFA prĂ©vus pour lâensemble de lâannĂ©e.
Comment expliquer une telle somme ? Pour financer ses besoins, le TrĂ©sor public recourt notamment au marchĂ© financier rĂ©gional de lâUMOA, oĂč il Ă©met des bons et des obligations du TrĂ©sor. Cependant, emprunter sur le marchĂ© obligataire souverain n'est jamais gratuit. Dans un environnement macroĂ©conomique rĂ©gional oĂč la liquiditĂ© bancaire est sollicitĂ©e de toutes parts, les investisseurs institutionnels et les banques exigent des taux d'intĂ©rĂȘt et des rendements attractifs pour souscrire aux titres
Dette publique #Niger : 144,25 milliards de FCFA dâintĂ©rĂȘts payĂ© en six mois
PrĂšs de 145 milliards de FCFA en six mois. Câest la somme consacrĂ©e par lâĂtat nigĂ©rien aux charges financiĂšres de sa dette au premier semestre 2026. Une facture qui rappelle que lâargent empruntĂ© coĂ»te aussi des intĂ©rĂȘts, avant mĂȘme de rembourser le capital.
Emprunter a un prix. Et pour lâĂtat nigĂ©rien, la facture se chiffre en centaines de milliards de francs CFA.
Au premier semestre 2026, le Niger a consacrĂ© 144,25 milliards de FCFA aux charges financiĂšres de sa dette publique. Câest ce qui ressort du rapport provisoire dâexĂ©cution budgĂ©taire arrĂȘtĂ© au 30 juin 2026 par le ministĂšre de lâĂconomie et des Finances. Cette somme reprĂ©sente 69,59 % des 207,29 milliards de FCFA prĂ©vus pour lâensemble de lâannĂ©e.
Comment expliquer une telle somme ? Pour financer ses besoins, le TrĂ©sor public recourt notamment au marchĂ© financier rĂ©gional de lâUMOA, oĂč il Ă©met des bons et des obligations du TrĂ©sor. Cependant, emprunter sur le marchĂ© obligataire souverain n'est jamais gratuit. Dans un environnement macroĂ©conomique rĂ©gional oĂč la liquiditĂ© bancaire est sollicitĂ©e de toutes parts, les investisseurs institutionnels et les banques exigent des taux d'intĂ©rĂȘt et des rendements attractifs pour souscrire aux titres
L'IA, nouvel outil de la flatterie moderne
L'arrivĂ©e de l'intelligence artificielle a encore accĂ©lĂ©rĂ© le phĂ©nomĂšne. Aujourd'hui, il est possible de produire en quelques minutes des dizaines de textes remplis de superlatifs. Les mĂȘmes expressions reviennent partout :
''visionnaire", "bùtisseur infatigable", "homme des résultats", "réformateur exceptionnel", "leader exemplaire".
Les publications se ressemblent tellement qu'elles donnent parfois l'impression d'avoir Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©es Ă la chaĂźne. Plus curieux encore, l'intensitĂ© de ces campagnes semble souvent augmenter lorsqu'apparaissent des rumeurs de remaniement, de remplacement ou de changement Ă la tĂȘte d'une institution. Comme si certains responsables cherchaient moins Ă convaincre les citoyens qu'Ă rassurer leur hiĂ©rarchie. Comme si la communication devenait un outil de conservation du poste plutĂŽt qu'un devoir d'information.
WhatsApp, Facebook et autosatisfaction : la nouvelle industrie de la flatterie publique
Par la Redaction de #Niger #Stop #Corruption
Chaque matin ou presque, les téléphones des Nigériens vibrent sous une avalanche de messages WhatsApp. Chaque semaine, Facebook et d'autres réseaux sociaux diffusent des dizaines de publications aux accents triomphalistes. Chaque mois, certaines pages de journaux consacrent de larges espaces à des responsables administratifs, des directeurs généraux, des ministres ou des hauts responsables présentés comme des bùtisseurs exceptionnels, des visionnaires hors pair ou des managers providentiels.
Cette nouvelle forme de communication interpelle.
Non pas parce qu'une institution communique sur ses activitĂ©s. Informer les citoyens fait partie de ses missions. Mais parce qu'il ne s'agit plus seulement d'informer. Il s'agit souvent de promouvoir des personnes, de construire des images, parfois mĂȘme de fabriquer une popularitĂ© artificielle.
DerriÚre les photos soigneusement choisies, les articles élogieux et les montages diffusés à grande échelle, une question revient réguliÚrement : à qui s'adressent réellement ces campagnes de communication ?
Sont-elles destinées aux citoyens ou à d'autres cercles plus influents ?
Une communication de plus en plus personnalisée. Le phénomÚne est frappant. Les institutions communiquent moins sur leurs missions que sur ceux qui les dirigent. Au lieu de mettre en avant les résultats collectifs, les équipes ou les politiques publiques, la communication semble souvent concentrée sur un seul visage, un seul nom, une seule personnalité.
Chaque déplacement devient un événement historique. Chaque décision devient une révolution. Chaque activité devient une performance exceptionnelle.
à force d'exagération, la communication perd sa fonction premiÚre : informer avec objectivité.
Qui finance cette communication ?
Une autre question mĂ©rite d'ĂȘtre posĂ©e. La multiplication des vidĂ©os promotionnelles, des visuels professionnels, des articles sponsorisĂ©s et des campagnes numĂ©riques a un coĂ»t.
Qui finance cette communication ? Les budgets des institutions publiques ? Des prestataires privés ? Des soutiens particuliers ?
Les citoyens sont en droit d'attendre davantage de transparence sur les moyens mobilisés pour ces campagnes de promotion devenues presque permanentes. L'argent public doit servir à renforcer les institutions et l'information du public, pas à alimenter le culte de la personnalité.
L'IA, nouvel outil de la flatterie moderne
L'arrivĂ©e de l'intelligence artificielle a encore accĂ©lĂ©rĂ© le phĂ©nomĂšne. Aujourd'hui, il est possible de produire en quelques minutes des dizaines de textes remplis de superlatifs. Les mĂȘmes expressions reviennent partout :
''visionnaire", "bùtisseur infatigable", "homme des résultats", "réformateur exceptionnel", "leader exemplaire".
Les publications se ressemblent tellement qu'elles donnent parfois l'impression d'avoir Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ©es Ă la chaĂźne. Plus curieux encore, l'intensitĂ© de ces campagnes semble souvent augmenter lorsqu'apparaissent des rumeurs de remaniement, de remplacement ou de changement Ă la tĂȘte d'une institution. Comme si certains responsables cherchaient moins Ă convaincre les citoyens qu'Ă rassurer leur hiĂ©rarchie. Comme si la communication devenait un outil de conservation du poste plutĂŽt qu'un devoir d'information.
La refondation peut-elle se résumer à la communication ?
La question mĂ©rite d'ĂȘtre posĂ©e sereinement. La refondation annoncĂ©e avait pour ambition de rompre avec certaines pratiques du passĂ©. Elle promettait davantage de rigueur, davantage de responsabilitĂ© et davantage de rĂ©sultats. Pourtant, aujourd'hui, de plus en plus de citoyens ont le sentiment d'assister Ă une course Ă la visibilitĂ©.
Directeurs gĂ©nĂ©raux, responsables d'autoritĂ©s administratives, hauts fonctionnaires, ministres, conseillers et parfois mĂȘme des hommes en uniforme semblent engagĂ©s dans une compĂ©tition permanente pour occuper l'espace mĂ©diatique. Or, les institutions fortes ne se construisent pas autour des individus. Elles se construisent autour des rĂšgles, des rĂ©sultats et du service rendu Ă la nation.
à quand la fin de la récréation intellectuelle ?
Le vĂ©ritable problĂšme n'est pas la communication. Le vĂ©ritable problĂšme est la confusion entre communication publique et promotion personnelle. Lorsqu'une institution travaille efficacement, ses rĂ©sultats parlent d'eux-mĂȘmes. Ils n'ont pas besoin d'une avalanche quotidienne de messages, de montages graphiques ou d'articles de glorification pour exister. Les NigĂ©riens n'attendent pas des hĂ©ros administratifs. Ils attendent des institutions solides, crĂ©dibles et performantes.
La refondation ne devrait pas ĂȘtre un concours d'autosatisfaction. Elle devrait ĂȘtre un projet collectif au service du pays. Car aucune campagne Facebook, aucun message WhatsApp, aucune publication gĂ©nĂ©rĂ©e par intelligence artificielle ne pourra remplacer durablement une rĂ©alitĂ© simple : Une institution se juge Ă ses rĂ©sultats, pas au volume des louanges diffusĂ©es Ă la gloire de ceux qui la dirigent.
Et les ressources publiques ne devraient jamais servir à financer le culte de la personnalité. Elles doivent servir la nation.
Nous avions prévenu. Un CCR budgétivore et aux résultats incertains ne pouvait difficilement accoucher de solutions favorables aux citoyens. Le CCR commence à dévoiler ses grandes idées pour relancer le Niger : augmenter le prix des hydrocarbures, réduire davantage l'activité économique et demander encore plus d'efforts à une population déjà éprouvée.
Manifestement, certains vivent dans un univers oĂč les NigĂ©riens roulent avec un carburant trop bon marchĂ©, travaillent trop et supportent trop peu de contraintes. Pendant ce temps, les questions des dĂ©penses publiques, des privilĂšges et de l'efficacitĂ© de l'administration semblent toujours attendre leur tour.
Quand on est éloigné du quotidien des citoyens, tout paraßt simple sur le papier. Malheureusement, ce sont rarement les auteurs de ces recommandations qui en supportent les conséquences.
Le plus prĂ©occupant n'est donc pas ce qui est proposĂ© aujourd'hui, mais ce qui pourrait encore sortir demain. Le pire reste peut-ĂȘtre Ă venir.
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
Le CCR du #Niger est souvent critiqué pour son manque de pouvoir, son cout élevé dans un contexte de marasme économique grave et son rÎle perçu comme décoratif - @NIGER_CNSP
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
Le meilleur boulot au #Niger aujourdâhui ? - ĂȘtre membre du #CCR.
Salaire garanti, zéro effort, zéro sueur. Le job parfait : payé à ne rien faire.
Pendant que dâautres transpirent sous le soleil, eux transpirent⊠dans leurs fauteuils climatisĂ©s ou souvent Ă la maison Ă attendre un salaire mensuel.
Le CCR, câest lâart de transformer lâinaction en carriĂšre, lâattente en revenu, et le vide en institution.
Franchement, il fallait lâinventer celui-lĂ : le poste oĂč lâon est payĂ© pour regarder le temps passer.
Le droit de dire ââNONââ : la RĂ©publique du silence
(Editorial de Soumana Idrissa MaĂŻga, Quotidien LâEnquĂȘteur #Niger du Jeudi 1er Octobre 2026)
Nous avons chassĂ© lâimpĂ©rialisme pour ĂȘtre maĂźtres chez nous, pas pour devenir des Ă©trangers silencieux dans notre propre pays au moindre dĂ©saccord. Aujourdâhui, une question insidieuse et pesante traverse les espaces publics, les bureaux et les « fadas » : est-il encore permis dâĂ©mettre une critique sous la Refondation sans risquer lâexcommunication rĂ©publicaine ?
LâĂ©lan patriotique qui a accompagnĂ© notre quĂȘte de souverainetĂ© Ă©tait viscĂ©ral et lĂ©gitime. Mais, de façon pernicieuse, un glissement sâopĂšre. Le patriotisme est confisquĂ© par quelques-uns pour devenir une arme de musellement massif. Posez une question lĂ©gitime sur lâattribution dâun marchĂ© public opaque ? Vous ĂȘtes qualifiĂ© de « valet de lâimpĂ©rialisme ». Osez demander des comptes sur une dĂ©tention prolongĂ©e ou une dĂ©cision administrative ? Vous voilĂ immĂ©diatement Ă©tiquetĂ© « ennemi de la nation » ou « apatride ».
La sentence, rapide et brutale, est souvent exĂ©cutĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux par des inquisiteurs autoproclamĂ©s de la Refondation. Le rĂ©sultat de cette brutalitĂ© rhĂ©torique est toxique : une autocensure rampante. Par peur du lynchage, des intimidations ou de la perte dâun statut, les voix se taisent. Les syndicats murmurent, les intellectuels rasent les murs, la sociĂ©tĂ© civile (vĂ©ritablement citoyenne) pĂšse chaque syllabe. Nous basculons doucement vers une effrayante RĂ©publique du silence. Le silence peut traduire la peur, la fatigue ou le renoncement. Le prendre pour une adhĂ©sion serait une illusion.
Pourtant, confondre la contradiction avec la trahison est le piĂšge mortel de tout nouveau rĂ©gime. Un pouvoir entourĂ© dâapprobateurs zĂ©lĂ©s, qui ne lui disent que ce quâil veut entendre, est un pouvoir qui conduit les yeux bandĂ©s. Ce sont les critiques, les journalistes dâinvestigation et les citoyens indignĂ©s qui alertent sur les failles de la gouvernance. La contradiction nâaffaiblit pas lâĂtat ; au contraire, elle le protĂšge de son pire ennemi : lâaveuglement.
Aimer son pays et soutenir sa marche vers lâindĂ©pendance totale ne signifie en aucun cas signer un chĂšque en blanc Ă ses dirigeants. La souverainetĂ© exige des citoyens capables de penser et de contredire. Elle perdrait son sens si la libertĂ© revendiquĂ©e pour la nation devenait inconfortable dĂšs quâun de ses membres lâexerce. Ătre maĂźtre chez soi suppose de pouvoir y prendre la parole.
Sâaffranchir des diktats extĂ©rieurs Ă©tait vital. Ne gĂąchons pas cette victoire en instaurant la dictature de la pensĂ©e unique Ă lâintĂ©rieur. Le droit de dire ââNONââ est le souffle mĂȘme dâune Refondation vivante.
Niger Stop Corruption đłđȘ retweeted
Dire la vérité devient un délit : une dérive inquiétante et sans précédent
Il est rare, voire inĂ©dit dans le monde, de voir une disposition pĂ©nale qui prĂ©voit explicitement qu'une personne puisse ĂȘtre condamnĂ©e mĂȘme lorsque les faits qu'elle a publiĂ©s sont vrais. Cette logique est profondĂ©ment contraire aux principes fondamentaux de la libertĂ© d'expression et du droit Ă l'information.
Dans un Ătat republicain, souverain, la vĂ©ritĂ© constitue normalement une dĂ©fense lĂ©gitime contre toute accusation de diffamation ou de diffusion de fausses informations. Or, la disposition ci-dessous franchit une Ă©tape inquiĂ©tante : elle permet de sanctionner un citoyen non pas parce qu'il ment, mais parce qu'il rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© jugĂ©e dĂ©rangeante pour le pouvoir.
Cette approche traduit une volontĂ© de faire taire les voix critiques, les lanceurs d'alerte, les acteurs sĂ©rieux ( ONG ) qui luttent contre la corruption, les promoteurs de la bonne gouvernance, les journalistes, tous ceux qui dĂ©noncent les abus, la corruption ou les injustices. Lorsqu'un rĂ©gime en arrive Ă criminaliser la divulgation de faits avĂ©rĂ©s, c'est souvent le signe d'une dĂ©rive autoritaire oĂč la prĂ©servation de l'image du pouvoir prime sur le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©. Cette disposition apparaĂźt ainsi comme un outil pouvant dissuader la rĂ©vĂ©lation de faits rĂ©els dĂšs lors qu'ils sont considĂ©rĂ©s comme susceptibles de troubler l'ordre public ou de porter atteinte Ă la rĂ©putation de certaines personnes ou institutions. Pour beaucoup d'observateurs, cela marque un recul prĂ©occupant pour la libertĂ© d'informer et le droit des citoyens Ă connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.
Article 31 (nouveau)
Extrait de l'Ordonnance n° 2024-28 du 7 juin 2024 relative à la cybercriminalité
Source : Texte intégral de l'Ordonnance n° 2024-28 relative à la cybercriminalité
Diffusion de données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine
Est puni d'une peine d'emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d'une amende de deux millions (2 000 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA quiconque produit, met à la disposition d'autrui ou diffuse des données de nature à troubler l'ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d'un moyen de communication électronique.
Il ne peut ĂȘtre fait application des dispositions relatives aux circonstances attĂ©nuantes et au sursis.
L'infraction est constituĂ©e mĂȘme lorsque les donnĂ©es produites et diffusĂ©es sont avĂ©rĂ©es.
En d'autres termes : selon cette disposition, un citoyen peut ĂȘtre condamnĂ© Ă plusieurs annĂ©es de prison et Ă une lourde amende pour avoir diffusĂ© une information rĂ©elle et vĂ©rifiable. La vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme devient ainsi potentiellement rĂ©prĂ©hensible lorsqu'elle dĂ©range le pouvoir. C'est probablement l'aspect le plus prĂ©occupant de ce texte.
cpj.org/wp-content/uploads/2âŠ












