When I arrived in Paris 15 years ago, I settled in the 11th district. It was the fancy/hip part of Town : all the new restaurants and bar were there, all the cool people too. Heavy leftist urban mentality. Then came the « citizen-maintained street gardens ». Then the social housing. Then the homeless in tents. Then the migrants. Then the crackheads. Socialism ran its course. Good intentions paved the way to hell. Now the final destruction is there : Lidl has replaced the design furniture shop. The leftists living off subventions have left or will. What will remain is the pile of shit that their ideas brought to life. They’ll do the same somewhere else.
Je vais même aller plus loin dans ce raisonnement. À Paris, une partie des quartiers historiques est progressivement en train de devenir une forme de gigantesque parc de logements sociaux installé derrière les façades prestigieuses de la capitale. C’est d’ailleurs parfaitement cohérent avec la politique assumée de la mairie de Paris, qui veut continuer à augmenter massivement la part de logements sociaux, avec un objectif affiché à terme autour de 40 %. Mais une ville ne peut pas modifier aussi profondément la sociologie de ses habitants sans modifier, dans le même mouvement, son tissu commercial. Les commerces qui vendaient du mobilier haut de gamme, du design, de la décoration, des vêtements ou plus généralement des biens de consommation relativement chers disparaissent progressivement lorsqu’ils ne trouvent plus leur clientèle. Ils sont alors remplacés par ce qui correspond au pouvoir d’achat et aux habitudes de consommation du quartier : alimentation, commerces de proximité, restauration rapide et multiplication des concepts de fast-food. Même le restaurant traditionnel devient de plus en plus difficile à maintenir, particulièrement lorsque le commerçant est locataire de ses murs. Il existe d’ailleurs une différence fondamentale entre celui qui possède son local et celui qui doit supporter chaque mois un loyer commercial élevé. C’est également pour cette raison que les locaux disposant déjà d’une extraction et des autorisations nécessaires à la restauration trouvent encore relativement facilement preneur : ils peuvent être transformés en fast-food, en sandwicherie, en restauration à emporter ou en nouveau concept alimentaire. Les autres, lorsqu’ils ne correspondent plus à une activité économiquement viable, restent tout simplement vides. Parce qu’au bout du compte, les biens et les services proposés dans une ville finissent toujours par s’aligner sur le pouvoir d’achat réel de ceux qui y vivent. Or, lorsqu’une politique municipale consiste à augmenter continuellement la proportion de ménages logés dans le parc social, il est illusoire d’imaginer que cela restera sans conséquence sur la structure de consommation locale. On ne peut pas transformer la sociologie d’un quartier tout en espérant conserver exactement les mêmes commerces, les mêmes restaurants et le même niveau de consommation. C’est donc tout un tissu économique parisien qui se transforme, et parfois se dévitalise. J’y vois aussi une dimension politique : la gauche parisienne a fait du logement social un élément central de son modèle électoral et territorial. À mes yeux, cette politique finit par créer un système où l’on cherche autant à stabiliser une population électorale qu’à organiser rationnellement la ville. Et à cela vient maintenant s’ajouter un problème beaucoup plus vaste : la dégradation économique générale de la France. On cumule donc deux phénomènes. D’un côté, une transformation volontaire de la sociologie parisienne qui affaiblit certains commerces historiques ou haut de gamme. De l’autre, une crise du pouvoir d’achat et de l’activité qui frappe l’ensemble du pays. Le résultat, c’est une capitale qui peut conserver des immeubles magnifiques, des façades haussmanniennes et un patrimoine exceptionnel tout en perdant progressivement ce qui faisait une partie de son attractivité économique : ses commerces, ses restaurants, ses boutiques spécialisées et toute cette diversité commerciale qui faisait justement la richesse de ses quartiers.

Sep 1, 2026 · 5:57 AM UTC

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Let me doubt about the "good intentions". Politicians know exactly what they are doing. They are not stupid.
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