De leurs coules blanches
Sous un pardessus
Ils agitent les manches
Comme des anges déchus
Ils rejoignent le silence
Au détour du chemin
Pour goûter la présence
D’un Dieu trois fois saint
Je retourne les lundi
Dans la colline sauvage
Pour écouter l’orage
Et les chartreux qui rient
Écarquillant les yeux,
Je les ai empruntées
Au temps qui passe,
J’ai suivi les traces
Des nuages fatigués
Jusqu’à l’entrée des cieux
Un globe et une croix,
Devançant le gué sonore,
Il était donc là encore
Le chemin des cénobites,
Ce sentier qui invite
A l’oubli de soi



















