@oroselli
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French. dev web. collectionneur de films.
Paris
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J’ai vu 2 films avec Tanya Roberts (Midge du 70s show). Dans les 2 elle était à poil. J’ai pas fait exprès 😅
Dev #fullstack : entre 28k et 35k brut 🤯 ok c’est pas sur Paris, mais quand même ! C’est si peu cher que ça Rodez ?? 🤦♂️
le "El" dans les noms arabes (comme l'acteur Khaled El Nabawy par exemple) appartient au nom de famille ? (histoire de gérer le tri alpha proprement)
˗ˏˋ Oliv' ˊˎ˗ retweeted
Nous avons un cahier des charges assez précis et plutôt strict.
˗ˏˋ Oliv' ˊˎ˗ retweeted
Extraordinaire note de la communauté.
BREAKING NEWS🚨: Iran shoots down an F-15 with a man on a flying carpet 😱😱
Readers added context they thought people might want to know
It is not F-15. It is F35 globalmilitary.net/compare/aircra…
J’en suis à un point de ma vie où je rêve de refaire mon tableau électrique pour quelque chose de plus moderne et qui intègre le nécessaire pour la domotique 🤦♂️ #bonjour
˗ˏˋ Oliv' ˊˎ˗ retweeted
Soyons clairs ce n’est pas pour ça que j’avais appris à lire de base
🚽 C’est l’histoire de @levrailambert qui a la tête coincée dans des toilettes turques… Hilarant, gore, émouvant : FLUSH de Grégory Morin est la comédie trash de la rentrée !
📆 Le 9 septembre au cinéma.
🎟️ Réservez vos places : allocine.fr/seance/film-1000…
˗ˏˋ Oliv' ˊˎ˗ retweeted
Je viens de voir un vieux doc où Philippe Bouvard se félicite d’avoir lancé Mimi Mathy ?!!
Je croyais ces pratiques prohibées.
Philippe Bouvard est mort à 96 ans.
On parlera forcément des Grosses Têtes. Mais ce serait presque injuste tant sa vie raconte bien davantage.
Avant RTL, avant les théâtres, les voitures de luxe, les casinos et les millions d’auditeurs, il y eut un petit garçon juif qui apprit très tôt qu’il valait parfois mieux ne pas être vu.
Pendant l’Occupation, Philippe Bouvard et sa mère se cachent pour échapper aux arrestations. Son beau-père est arrêté par la Gestapo. Ses grands-parents adoptifs seront déportés à Auschwitz et n’en reviendront pas.
Il faut peut-être partir de là pour comprendre la suite.
Cette envie furieuse de réussir. De posséder. De montrer qu’on était arrivé quelque part.
Bouvard rate trois fois son bac. Une école de journalisme lui explique qu’il n’est pas fait pour ce métier.
En 1952, il entre pourtant au Figaro.
Comme garçon de courses.
Il transporte les photos, puis commence à rédiger leurs légendes. Ensuite quelques lignes. Puis des articles. Puis des chroniques.
Le garçon de courses finira patron.
Il disait volontiers aimer l’argent, les belles voitures, les bonnes tables. Il n’a jamais joué au faux modeste.
Et puis il y avait son autre passion, beaucoup moins innocente : le jeu.
Le poker, les casinos, les tapis verts.
Il jouera tellement qu’il demandera lui-même à être interdit de casino en France. À la fin de sa vie, il reconnaissait sans détour :
« Le jeu m’a coûté cher. »
Chez lui, il pouvait travailler toute une journée pour gagner de l’argent et en reperdre une partie le soir autour d’une table.
Contradictoire ? Évidemment.
Bouvard l’était souvent.
Mais derrière le personnage, il y avait surtout un extraordinaire découvreur de talents.
En 1982 naît Le Petit Théâtre de Bouvard.
Le concept semblait presque idiot : mettre de jeunes inconnus sur une scène et voir s’ils étaient drôles.
Pas d’algorithme. Pas de followers. Pas de plan marketing.
Du talent ou rien.
Et regardez les noms qui en sortiront : Muriel Robin, Mimie Mathy, Michèle Bernier, Chevallier et Laspalès, Chantal Ladesou, Smaïn, Jean-Marie Bigard, Pascal Légitimus et ceux qui formeront les Inconnus …
Bouvard s’est parfois trompé. Il refusa notamment Dany Boon.
Mais il aura surtout vu avant les autres.
Et puis il y eut Les Grosses Têtes.
À partir de 1977, il transforme une émission de questions en immense table de bistrot radiophonique.
Autour de lui : Jean Yanne, Jacques Martin, Jean Dutourd, Sim, Philippe Castelli, Claude Sarraute, Thierry Le Luron, Olivier de Kersauson, Jean-Claude Brialy, Pierre Bellemare, Michel Galabru et tant d’autres.
De la culture, des vacheries, de l’érudition, de la mauvaise foi, des histoires de cul et des éclats de rire.
Tout pouvait cohabiter.
C’était peut-être ça, son génie.
Faire de la culture populaire sans demander aux gens de choisir entre être cultivés et s’amuser.
Pendant 37 ans, il fut le maître de cette table.
Quand RTL tenta de le remplacer pour « rajeunir » l’émission en 2000, l’audience s’effondra.
Quelques mois plus tard, on rappela le vieux monsieur.
Bouvard n’était pas parfait.
Il pouvait être cruel, susceptible, vaniteux, injuste.
Certaines de ses plaisanteries appartiennent clairement à une autre époque.
Mais justement.
Pourquoi transformer les morts en saints ?
Philippe Bouvard n’était pas lisse.
Il était vivant.
Terriblement vivant.
Il aura traversé plus de soixante-dix ans de presse, de radio et de télévision. Écrit des dizaines de livres. Lancé des carrières. Fait rire plusieurs générations.
Et lorsqu’on remet sa vie bout à bout, l’histoire reste assez vertigineuse.
Un enfant qui devait se cacher de la Gestapo.
Un cancre sans bac qu’on disait incapable de devenir journaliste.
Un garçon de courses devenu directeur de rédaction.
Un joueur qui perdit beaucoup.
Un homme qui donna leur chance à des dizaines d’inconnus.
Et une petite voix au micro qui finit par entrer, chaque jour, dans des millions de foyers.
Le garçon qui avait appris à se cacher était finalement devenu impossible à ignorer.
Au revoir, Monsieur Bouvard.
Vous avez passé votre vie à chercher le bon mot.
Cette fois, vous nous laissez sans le dernier ...