AFREWATCH alerte sur les risques socio-environnementaux des accords de partenariat stratégique sur les minerais critiques en RDC
En marge de la 10ᵉ édition de l’AMI/RDC 2026, AFREWATCH a organisé, le 28 octobre 2026, une session parallèle consacrée aux accords de partenariat stratégique portant sur les minerais critiques et de la transition énergétique, sous le thème : « Les accords de partenariat stratégique conclus par la RDC sur les minerais critiques et la protection de l’environnement ainsi que des droits des communautés locales affectées ».
Cette rencontre a permis à AFREWATCH de partager avec les participants les principales conclusions de quatre études scientifiques réalisées en collaboration avec les organisations partenaires @raidukorg et Source International au sein des communautés affectées par les activités minières de TFM, COMMUS et MUMI. Ces recherches ont bénéficié de l’expertise de scientifiques reconnus, notamment les Professeurs Arthur Kaniki et Célestin Banza.
Les analyses ont porté sur des échantillons d’eau, de sols et d’air prélevés dans plusieurs localités et cours d’eau. Les échantillons ont été examinés séparément selon différentes méthodologies dans des laboratoires accrédités, notamment à la Faculté Polytechnique de l’Université de Lubumbashi, à l’Université catholique de Louvain en Belgique ainsi que dans des laboratoires spécialisés en Italie.
Lors de cette session, les experts scientifiques ont démontré que malgré la diversité des approches scientifiques utilisées, les résultats obtenus de ces quatre études convergent vers les mêmes constats, à savoir :
- l’existence d’un lien étroit entre la qualité de l’air, du sol et de l’eau et l’état de santé des populations ;
- la présence de fortes concentrations de métaux tels que le cuivre, le cobalt et le manganèse dans les échantillons d’eau et de sols prélevés dans les zones étudiées ;
- des niveaux extrêmement élevés de particules contenant ces métaux dans l’air, largement supérieurs aux seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), selon les données recueillies par les capteurs installés sur les sites concernés ;
- la dégradation préoccupante de la biodiversité dans la région de Kolwezi se traduisant par la disparition presque totale des poissons dans les cours d’eau de la zone, qui illustre l’ampleur des atteintes portées aux écosystèmes aquatiques.
Il a également était démontré sur base des résultats des analyses biologiques, que cette pollution est susceptible d’être à l’origine de nombreuses pathologies, parmi lesquelles les maladies respiratoires, des marqueurs associés au développement de cancers, les malformations congénitales, les troubles neurologiques accompagnés de céphalées sévères ainsi que diverses affections dermatologiques.
Au regard de ces révélations, les participants ont déploré, entre autres :
- la faible application des dispositions du Code minier et du Règlement minier à l’encontre des entreprises responsables de la pollution ;
- l’absence de sanctions effectives, le manque de réparation des préjudices subis ainsi que le non-versement d’indemnités adéquates aux victimes ;
- l’inexistence des normes nationales sur, notamment la qualité de l’eau et de l’air ;
- l’absence de la règlementation en matière des maladies liées aux activités minières et de mécanisme de prise en charge médicales des membres des communautés affectés.
Face à cette situation déjà alarmante, les participants se sont interrogés sur les conséquences socio-environnementales que pourrait engendrer la mise en œuvre des accords de partenariat stratégique relatifs aux minerais critiques.
Dans un contexte marqué par la transition énergétique mondiale et l’augmentation de la demande en minerais critiques, ces accords risquent d’entraîner une intensification des activités minières sur l’ensemble du territoire national. Sans garanties suffisantes, cette évolution pourrait accentuer les impacts négatifs déjà observés sur l’environnement, la santé humaine et les droits des communautés locales.
Toutefois, les participants ont également souligné que ces accords pourraient constituer une opportunité de transformation positive, à condition qu’ils s’accompagnent d’une amélioration significative de la gouvernance minière, d’une gestion durable des ressources naturelles et d’une volonté politique forte. Ils ont appelé à l’adoption et à l’application de normes environnementales et sociales plus exigeantes afin de garantir la protection effective de l’environnement, des droits des communautés locales et des peuples autochtones dans le développement des projets liés aux minerais critiques.
AFREWATCH warns of the socio-environmental risks posed by strategic partnership agreements on critical minerals in the DRC.
On the 10th edition of AMI/DRC 2026, AFREWATCH organised a side event on 28 October 2026 dedicated to strategic partnership agreements on critical minerals and the energy transition, under the theme: ‘Strategic partnership agreements concluded by the DRC on critical minerals and the protection of the environment and the rights of affected local communities’.
This meeting enabled AFREWATCH to share with participants the main findings of four scientific studies carried out in collaboration with partner organisations RAID and Source International within communities affected by the mining activities of TFM, COMMUS and MUMI. This research benefited from the expertise of renowned scientists, notably Professors Arthur Kaniki and Célestin Banza. The analyses focused on water, soil and air samples taken from several localities and watercourses.
The samples were examined separately using different methodologies in accredited laboratories, notably at the Polytechnic Faculty of the University of Lubumbashi, the Catholic University of Leuven in Belgium, and in specialist laboratories in Italy.
During this session, the scientific experts demonstrated that, despite the diversity of the scientific approaches used, the results obtained from these four studies point to the same findings, namely:
- the existence of a close link between air, soil and water quality and the health of the population;
- the presence of high concentrations of metals such as copper, cobalt and manganese in water and soil samples taken from the areas studied;
- extremely high levels of particles containing these metals in the air, far exceeding the thresholds recommended by the World Health Organisation (WHO), according to data collected by sensors installed at the sites in question;
- the alarming decline in biodiversity in the Kolwezi region, reflected in the near-total disappearance of fish from the area’s watercourses, which illustrates the extent of the damage caused to aquatic ecosystems.
It has also been demonstrated, based on the results of biological analyses, that this pollution is likely to be the cause of numerous health conditions, including respiratory diseases, markers associated with the development of cancers, congenital malformations, neurological disorders accompanied by severe headaches, and various skin conditions.
In light of these findings, the participants deplored, amongst other things:
- the inadequate enforcement of the provisions of the Mining Code and the Mining Regulations against the companies responsible for the pollution;
- the absence of effective sanctions, the lack of redress for the harm suffered, and the failure to pay adequate compensation to the victims;
- the lack of national standards, particularly regarding water and air quality;
- the absence of regulations concerning diseases linked to mining activities and of mechanisms for providing medical care to affected community members.
Faced with this already alarming situation, participants considered the socio-environmental consequences that the implementation of strategic partnership agreements on critical minerals might entail.
Against a backdrop of the global energy transition and rising demand for critical minerals, these agreements risk leading to an intensification of mining activities across the entire country. Without sufficient safeguards, this development could exacerbate the negative impacts already observed on the environment, human health and the rights of local communities. However, the participants also emphasised that these agreements could present an opportunity for positive change, provided they are accompanied by a significant improvement in mining governance, sustainable management of natural resources and strong political will.
They called for the adoption and enforcement of more stringent environmental and social standards to ensure the effective protection of the environment, the rights of local communities and indigenous peoples in the development of projects involving critical minerals.
AFREWATCH retweeted
#AMIRDC2026 : La session parallèle 1 examine l’impact des accords internationaux sur la législation minière, dont la protection de l’environnement et des droits des communautés locales.
Pour nous, les accords internationaux doivent renforcer, et non affaiblir, ces protections.
Le cas de Manomapia, à Fungurume, où les habitants signalent de graves problèmes de pollution de l’air depuis fin 2023, le montre : il est urgent de renforcer le cadre réglementaire sur la qualité de l’air et de faire appliquer les normes qui protègent les populations des zones minières.
Consultez le rapport du Consortium Mazingira Pour Tous : resourcematters.org/ressourc…
AFREWATCH retweeted
MARCHÉ DU CARBONE EN RDC : LA SOCIÉTÉ CIVILE ET LE SÉNATEUR MICHEL LINGEPO SE MOBILISENT
Invité par les acteurs de la société civile au siège du CENADEP, le sénateur Michel Lingepo a échangé avec eux autour de la loi n° 26/016 du 07 septembre portant régime juridique du marché carboné en RDC.
À la suite de sa dénonciation, lors d’une plénière au Sénat, d’un présumé « hold-up » financier au détriment des provinces forestières, les échanges ont remis au centre du débat la question du partage équitable des revenus issus du marché du carbone.
La société civile fustige une loi qu’elle estime davantage favorable aux multinationales qu’aux communautés locales et aux provinces forestières, pourtant gardiennes de ces ressources.
À l’issue de la rencontre, les deux parties se sont engagées à travailler ensemble pour défendre les droits des communautés, promouvoir une répartition équitable des revenus et exiger davantage de transparence dans leur gestion.
Les forêts congolaises doivent aussi profiter à ceux qui les protègent !
@senatrdc @PrimatureRDC @Presidence_RDC @vpmedd @TopCongo @PatrickMuyaya #MichelLingepo #environnement #marchécarbone @afrewatch @JeanClaudekat2
#Communiqué de presse : Le géant des batteries CATL saisi en Allemagne d’une plainte pour des atteintes présumées aux droits humains liées à deux mines en RDC.
Trente travailleurs et habitants invoquent la loi allemande sur le devoir de vigilance pour réclamer des mesures contre les abus au travail et la pollution toxique liés à ces activités minières.
Lien vers le document intégral : afrewatch.org/communique-de-…
Battery giant CATL faces complaint under German supply chain law over alleged abuses at DRC mines
30 workers and community members demand action over abusive labour conditions and toxic pollution at mines tied to the world’s largest EV battery maker
Click on the link below for more information : afrewatch.org/joint-press-re…
En marge de la 10ème édition de l'Alternative #MiningIndaba (#AMI 2026), qui se tiendra à Lubumbashi du 28 au 30 octobre 2026, AFREWATCH vous invite à la session parallèle qu'elle organise le 28 octobre à partir de 11h15 sur " les impacts des accords internationaux sur la législation minière de la #RDC, la protection de l'environnement et les droits des communautés locales".
Dans un contexte marqué par la transition énergétique mondiale et la multiplication des partenariats sur les minerais stratégiques, cette session analysera les implications de ces accords sur la gouvernance environnementale, les droits humains et les bénéfices réels pour les populations vivant dans les zones minières de la RDC.
Les échanges réuniront des experts, scientifiques, représentants des institutions publiques et membres des communautés affectées afin de débattre notamment : du cadre juridique et institutionnel de protection de l'environnement en RDC ; des conclusions récentes des études scientifiques menées par AFREWATCH, @SourceInt et @raidukorg sur la pollution de l'air, de l'eau et des sols dans le Haut-Katanga et le Lualaba ; des conséquences de la pollution minière sur la santé publique et les droits humains ; des défis liés au contrôle, à l'application des normes environnementales et à la réparation des dommages ; des opportunités qu'offrent les accords internationaux pour renforcer la transparence, la diligence raisonnable et la protection des communautés locales.
Dans le cadre des efforts de la société de contribuer substantiellement à la révision du code forestier, AFREWATCH a organisé, le jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa, dans la salle Virunga II de l’hôtel Memling, un atelier de consolidation de la matrice synthèse de la société civile regroupant ses propositions d’amendement.
Lors de cette activité, plus de 40 acteurs de la société civile impliqués dans la gouvernance du secteur forestier, venus de la capitale Kinshasa et des provinces (Tshiopo, Maniema, Lualaba, Haut-Katanga, Maî Ndombe et Equateur), ont enrichi et adopté ce document.
Cette matrice avait été préalablement élaboré par un groupe d’expert de la société civile lors de la retraite de Nkinkole la semaine dernière, afin de servir de cadre de référence pour leur plaidoyer en faveur de l’amélioration du projet de loi portant révision du code forestier.
Dans le cadre de son projet « Accès pour tous à l’énergie », AFREWATCH organise ce vendredi 23 octobre 2026 à Beni une réunion de mobilisation des jeunes ambassadeurs Mwangaza de Beni et de Butembo, autour de l’accès à l’énergie durable, des défis énergétiques locaux et de la participation citoyenne.
Au programme : échanges d’expériences, réflexion sur les énergies renouvelables, et identification d’initiatives portées par les jeunes, en vue de formuler des recommandations et un mini-plan d’action.
Jeunes, engagez-vous ! Votre voix, vos idées et vos initiatives comptent pour faire de l’accès pour tous à l’énergie une réalité et contribuer au développement durable du Nord-Kivu.
The urgent adoption of a legally binding instrument is essential to ending corporate impunity and ensuring access to remedy for victims of corporate-related human rights violations. AFREWATCH and Afrewatch International have been a part of the ESCR-Net for 12 years advocating for this binding treaty. At the 12th session, we've had the honor to deliver an intervention on article 15 that details why we are demanding for the immediate solution to human rights abuses at the hands of transnational corporations.
The 2004 Kilwa case in the Democratic Republic of Congo is an example of why this instrument is so urgently needed. In this case, approximately 72 civilians were killed by the Congolese army and it was later exposed that the Australian-Canadian mining company Anvil Mining provided crucial logistical support enabling the massacre. More than two decades later, victims have yet to obtain justice. 72 is not just an abstract number, those are 72 families affected forever by corporate greed.
The proposed changes in karticle 15.4 do not adequately address the evolution of an international accountability mechanism in line with the objectives of this mandate.
We are concerned that the committee, as currently proposed in this article, is limited and risks falling short of what is required to address gaps in accountability for transnational corporations.
There is a painful irony in speaking here about the Kilwa community’s 20-year wait for justice. This reality highlights how slowly the discourse moves to establish international institutions beyond specific jurisdictions where local access to justice is stalled, underscoring the urgent need for a legally binding accountability instrument over ad hoc initiatives.
Plus de 50 organisations de la société civile actives dans la gouvernance des ressources naturelles en République démocratique du Congo se sont réunies pour dénoncer les actes d’intimidation, de menaces et de harcèlement judiciaire qui viseraient des journalistes, des médias et des défenseurs des droits humains ayant relayé les préoccupations des communautés locales concernant les impacts environnementaux et sanitaires rapportés dans le village de Noa, au Lualaba.
La liberté d’expression, la liberté de la presse et la protection des défenseurs des droits humains sont des piliers essentiels de toute société démocratique. Les préoccupations portées par les communautés affectées méritent d’être entendues, examinées et traitées dans un cadre de dialogue transparent et constructif.
Les organisations signataires appellent notamment : ✅ À la cessation immédiate de toute forme de menace ou d’intimidation à l’encontre des journalistes, médias et acteurs communautaires ; ✅ À la protection effective des personnes concernées ; ✅ À la mise en place de mécanismes indépendants de vérification des préoccupations environnementales et sanitaires soulevées par les populations ; ✅ Au respect des droits humains, de la liberté de la presse et des principes de responsabilité des entreprises.
Dans un contexte où les questions minières, environnementales et sociales sont au cœur du développement de la RDC, il est essentiel de promouvoir le dialogue, la transparence et la redevabilité afin de garantir que la voix des communautés locales soit entendue et respectée.
afrewatch.org/communique-de-…
More than 50 civil society organisations active in the governance of natural resources in the Democratic Republic of the Congo have come together to condemn the acts of intimidation, threats and judicial harassment reportedly targeting journalists, media organisations and human rights defenders who have highlighted the concerns of local communities regarding the environmental and health impacts reported in the village of Noa, in Lualaba.
Freedom of expression, freedom of the press and the protection of human rights defenders are essential pillars of any democratic society. The concerns raised by the affected communities deserve to be heard, examined and addressed within a framework of transparent and constructive dialogue.
The signatory organisations call in particular for: ✅ An immediate end to all forms of threat or intimidation against journalists, media organisations and community representatives; ✅ Effective protection for those concerned; ✅ The establishment of independent mechanisms to verify the environmental and health concerns raised by local communities; ✅ Respect for human rights, press freedom and the principles of corporate accountability.
At a time when mining, environmental and social issues are central to the DRC’s development, it is essential to promote dialogue, transparency and accountability in order to ensure that the voices of local communities are heard and respected.
afrewatch.org/joint-press-re…
AFREWATCH retweeted
Le Prix KANYAKA est officiellement lancé !
Ce 7 octobre à Kinshasa, le #CNPAV a officiellement lancé la troisème édition du #PrixKANYAKA, sous le thème : « Honorer l’intégrité, dénoncer la corruption ». Cette initiative vise à reconnaître les acteurs engagés dans la lutte contre la corruption et à mettre en lumière les faits de corruption les plus graves ainsi que leurs impacts sur la société.
Le processus de sélection repose sur une démarche en six étapes : les propositions sont recueillies à travers des sondages en ligne et des sollicitations ciblées, puis font l’objet d’une présélection par le CNPAV. Les candidatures sont ensuite examinées par un jury indépendant et représentatif, avant d’être soumises au vote du public. Les résultats seront proclamés lors d’une cérémonie officielle, suivie d’un accompagnement destiné à valoriser les engagements en faveur de l’intégrité et de la lutte contre la corruption.
Les nominations seront prochainement ouvertes au public.
#PrixKanyaka #CNPAV #RDC #LutteContreLaCorruption
Hier, 5 octobre 2026, AFREWATCH et CREEDA, avec l’appui d’Open Society Foundations (OSF), ont lancé à Kinshasa l’atelier consacré à l’enrichissement et à l’appropriation du mécanisme innovant de prise en charge médicale des défenseurs des droits humains et de l’environnement (DDHE) en RDC.
Cette première journée a permis de discuter de la question essentielle de savoir : comment faire de l’accès aux soins de santé une des composantes durables de la protection des DDHE en RDC ?
Les échanges ont notamment porté sur le partage d’expériences sur le fonctionnement des quelques réseaux de protection des DDH, l’état des lieux des mécanismes de protection existants, la cartographie des acteurs intervenants dans la prise en charges des DDHE ainsi que la présentation du mécanisme innovant de prise en charge médicale des DDHE proposé par AFREWATCH et CREEDA.
Les échanges se poursuivent aujourd’hui avec les travaux de groupes, qui permettront aux participants d’approfondir de réflexions sur des questions spécifiques en vue d’améliorer le dit mécanisme.
Les Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement (DDH) sont confrontés à de multiples défis liés à leurs engagements en faveur de la promotion et la protection des Droits Humains et de l’environnement en RDC, notamment les intimidations, les agressions, les arrestations, les assassinats et les maladies.
Cependant, les mécanismes de protection des DDHE existants ne couvrent que les risques ayant un lien direct avec leurs activités de défenseurs. Des vulnérabilités telles que les maladies non liées à leur travail ne sont pas prises en charge.
Pour combler ce vide, AFREWATCH et CREEDA ont développé un mécanisme innovant de prise en charge médicale complète des défenseurs des droits de l’homme et de l’environnement.
C’est dans ce cadre qu’ils organisent, du 5 au 6 octobre 2026 à Kinshasa, un atelier de présentation et d’appropriation de ce mécanisme.
Cet atelier poursuit trois objectifs majeurs :
- Présenter le mécanisme innovant de prise en charge médicale des DDHE ;
- Contribuer à l’amélioration du nouveau mécanisme par les participants ; et
- favoriser l’appropriation et l’adhésion des organisations des DDHE.
AFREWATCH porte la voix des communautés locales des zones minières de la RDC touchées par les déplacements forcés liés aux activités minières lors du 5ᵉ Forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme.
À l’occasion du 5ᵉ Forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme, qui se tient à Dakar, au Sénégal, le consortium du projet « Just Transition et Conduite Responsable des Entreprises en Afrique » organise, ce 30 septembre 2026, une session consacrée aux déplacements involontaires des communautés locales liés aux projets miniers.
Cette session abordera les défis urgents d’ordre socio-économique, environnemental et liés aux droits humains que soulève l’exploitation des minerais essentiels à la transition énergétique dans plusieurs pays africains.
Au cours de cette session interactive, organisée sous forme de présentations par affiches (posters), les organisations membres du consortium l’Institut Danois des Droits de l’Homme, ZELO (Zimbabwe), HakiRasilimali (Tanzanie), le Centre for Environmental Justice (Zambie) et AFREWATCH (RDC), présenteront les résultats de leurs recherches nationales sur les effets des déplacements involontaires liés aux projets miniers sur les droits des communautés locales.
À cette occasion, plusieurs enjeux majeurs seront abordés et discutés avec les participants, notamment le déficit de consultation des communautés locales, l’indemnisation insuffisante, l’absence de restauration effective des moyens de subsistance des communautés affectées, l’accès limité aux services sociaux de base ainsi que l’inefficacité des mécanismes des griefs.
Pour sa part, AFREWATCH présentera les principaux résultats de l’étude qu’elle a menée sur la restauration des moyens de subsistance des communautés locales déplacées par l’entreprise Kamoa Copper SA et réinstallées au village de Kaponda 1.
Les résultats de cette étude montrent que le processus de restauration des moyens de subsistance a été élaboré sans la réelle participation des communautés affectées et que les terres agricoles remplacées. L’étude met également en évidence l’insuffisance des programmes d’appui à l’agriculture et à l’élevage, qui n’ont pas permis d’assurer une restauration effective et durable des moyens de subsistance des communautés concernées.
Dans l’optique de contribuer au respect des droits des communautés locales dans les processus de délocalisation liés aux activités minières, les anciens étudiants de l’École du Fleuve Congo, en collaboration avec l’Association pour le Développement des Communautés du Lac Kando (ADCLK), organisent ce samedi 26 septembre 2026 un atelier de renforcement des capacités sur les normes applicables en matière de #délocalisation, d’#indemnisation et de #réinstallation en RDC.
Cet atelier intervient dans un contexte de délocalisation, dans les zones minières du Lualaba, souvent marqué par des consultations insuffisantes des communautés affectées, indemnisations non équitables ainsi que des compensation monétaires de maisons sans réinstallation, qui sont souvent à l’origine des contestations et de tensions.
Il vise ainsi à permettre aux communautés de connaître leurs droits et de renforcer leur capacité à les défendre.
Cette activité, qui se tient au village Kawama réunit notamment les leaders communautaires et les membres des communautés des villages Bwasalangana, Mayeba, Kalebi, Kansuki et Kawama, affectées par les activités de plusieurs entreprises minières, dont Kinsanfu Mining (KIMIN), CMOC-KFM, MKM et Brother Mining.
Ce samedi 26 septembre 2026, les anciens étudiants de l’École du Fleuve Congo du groupement de Bevenzeke organisent un atelier de réflexion consacré aux conflits de limites entre les #ConcessionsForestières et les terres des peuples autochtones.
L’atelier réunit les autorités coutumières de dix villages concernés, les communautés locales, les organisations de la société civile et les concessionnaires forestiers afin d’analyser les causes de ces conflits et d’identifier, dans un cadre de dialogue, des solutions concertées et durables.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre du plan d’action de la troisième session de l’École du Fleuve Congo et vise notamment à porter la voix des communautés affectées par l’accaparement des terres, prévenir les tensions et promouvoir une gestion pacifique des différends liés aux limites des terres.
afrewatch.org/atelier-de-ref…
Dans le cadre de la mise en oeuvre de leur plan d'action, les anciens étudiants de l'Ecole du Fleuve Congo de Kipushi, organisent ce samedi 19 septembre 2026, un atelier de renforcement des capacités des communautés locales impactées par l'exploitation du zinc à Kipushi.
Au cœur des échanges : la contribution des entreprises au développement des communautés affectées par leurs activités ainsi que le rôle de la communauté dans le contrôle citoyen des fonds communautaires.
Cette session constitue un espace d’apprentissage, de dialogue et de partage d’expériences visant à renforcer la capacité des communautés à mieux comprendre les enjeux qui les concernent et à participer activement aux dynamiques de développement local.
L’atelier se déroule au C.S EBEN EZER à Kipushi, avec l’appui d’AFREWATCH et de l’École du Fleuve Congo.
As part of the implementation of their action plan, former students of the Congo River School in Kipushi are organising a capacity-building workshop this Saturday, 19 September 2026, for local communities affected by zinc mining in Kipushi.
The discussions will focus on the contribution of companies to the development of the communities affected by their activities, as well as the role of the community in the civic oversight of community funds.
This session provides a forum for learning, dialogue and the sharing of experiences, aimed at strengthening the communities’ capacity to better understand the issues that affect them and to participate actively in local development initiatives.
The workshop is taking place at C.S EBEN EZER in Kipushi, with the support of AFREWATCH and the École du Fleuve Congo.








































